{"id":137113,"date":"2026-05-19T04:59:08","date_gmt":"2026-05-19T04:59:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/137113\/"},"modified":"2026-05-19T04:59:08","modified_gmt":"2026-05-19T04:59:08","slug":"au-cinema-le-20-mai-letre-aime-et-autofiction-ou-le-cinema-espagnol-en-force-a-cannes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/137113\/","title":{"rendered":"Au cin\u00e9ma le 20 mai : L\u2019\u00catre aim\u00e9 et Autofiction o\u00f9 le cin\u00e9ma espagnol en force \u00e0 Cannes"},"content":{"rendered":"<p itemprop=\"description\">La comp\u00e9tition du Festival de Cannes met cette semaine l\u2019Espagne \u00e0 l\u2019honneur avec deux films tr\u00e8s attendus. L\u2019\u00catre aim\u00e9 de Rodrigo Sorogoyen explore une relation p\u00e8re-fille conflictuelle sur fond de tournage. Autofiction de Pedro Almod\u00f3var interroge les fronti\u00e8res entre r\u00e9alit\u00e9 personnelle et cr\u00e9ation artistique.<\/p>\n<p>        Cette semaine, la comp\u00e9tition officielle du Festival de Cannes accueille deux films espagnols, port\u00e9s par des auteurs aux d\u00e9marches tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Rodrigo Sorogoyen acc\u00e8de pour la premi\u00e8re fois \u00e0 la s\u00e9lection avec L\u2019\u00catre aim\u00e9, tandis que Pedro Almod\u00f3var revient avec Autofiction, un projet qui s\u2019inscrit dans une r\u00e9flexion tr\u00e8s personnelle sur l\u2019acte de cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Pour Thierry Ch\u00e8ze, r\u00e9dacteur en chef du magazine Premi\u00e8re, le film de Sorogoyen frappe d\u2019embl\u00e9e par sa construction et par la mani\u00e8re dont il installe ses personnages. Il explique ainsi\u202f:\u00ab\u202fLe d\u00e9but de ce film, \u00e7a rappelle Valeurs sentimentales de Joachim Trier. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un cin\u00e9aste qui est assez \u00e9loign\u00e9 de sa fille depuis des ann\u00e9es, une fille qui est actrice, et il vient lui proposer de tourner dans son nouveau film. On va suivre le tournage et on va suivre cet homme incarn\u00e9 magistralement par Javier Bardem. Et on va voir ce p\u00e8re et ce metteur en sc\u00e8ne, cet homme assez violent dans la mani\u00e8re aussi de conduire son \u00e9quipe, et comment sur un plateau, en fait, il ne peut plus faire comme ce qu&rsquo;il faisait avant.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Selon lui, le film se distingue surtout par la tension qui traverse \u00e0 la fois le tournage fictif et la relation intime entre les deux personnages principaux. Il insiste sur cette dimension \u00e9motionnelle\u202f: \u00ab\u202fIl y a une tension de bout en bout qui est absolument incroyable, et notamment cette relation fille-p\u00e8re, la fille heureuse de retrouver son p\u00e8re mais qu&rsquo;elle conna\u00eet mal depuis des ann\u00e9es, et en m\u00eame temps assez effray\u00e9e de voir l&rsquo;homme qu&rsquo;il est et de se demander\u202f: c&rsquo;est quoi mon rapport avec ce p\u00e8re\u00a0? C&rsquo;est un film passionnant, vraiment de bout en bout.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Avec Autofiction, Pedro Almod\u00f3var aborde un autre versant du cin\u00e9ma, celui du rapport direct entre la vie et l\u2019\u0153uvre. Thierry Ch\u00e8ze replace ce film dans une r\u00e9flexion plus large sur la transformation du r\u00e9el par les auteurs\u202f: \u00ab\u202fAutofiction, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un cin\u00e9aste qui est en panne de cr\u00e9ation mais qui, dans son entourage, a quelqu&rsquo;un qui va l&rsquo;inspirer alors qu&rsquo;elle va mal. Et lorsque cette femme va s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il lui vole sa vie, \u00e7a ne sera pas sans cons\u00e9quence.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Le critique souligne enfin l\u2019importance de ce film dans la carri\u00e8re du cin\u00e9aste espagnol, tant sur le plan esth\u00e9tique que narratif\u202f: \u00ab\u202fC&rsquo;est sans doute son plus beau film depuis les ann\u00e9es 80. Il y a des plans qui sont des tableaux et \u00e7a joue remarquablement entre la fiction et la r\u00e9alit\u00e9. Almod\u00f3var n&rsquo;a jamais eu de Palme d&rsquo;or \u00e0 Cannes. Est-ce que 2026 sera son ann\u00e9e\u00a0?\u202f\u00bb    <\/p>\n<p itemprop=\"description\">Drame (E) r\u00e9alis\u00e9 par Rodrigo Sorogoyen avec Javier Bardem, Vicky Luengo, Marina Fo\u00efs<br \/>&#13;<br \/>\nR\u00e9alisateur mondialement c\u00e9l\u00e8bre, Esteban Mart\u00ednez revient en Espagne pour tourner son nouveau film.<br \/>&#13;<br \/>\nIl en offre le r\u00f4le principal \u00e0 une jeune actrice inconnue\u202f: sa fille, qu\u2019il n\u2019a pas vue depuis treize ans.<br \/>&#13;<br \/>\nLa jeune femme accepte cette incroyable opportunit\u00e9, mais sait qu\u2019\u00e0 l\u2019occasion de ce tournage, elle va se confronter \u00e0 un homme qu\u2019elle n\u2019a jamais pu consid\u00e9rer comme un p\u00e8re.<br \/>&#13;<br \/>\nLe poids du pass\u00e9 menace de rouvrir leurs blessures.<\/p>\n<p itemprop=\"description\">Comedie dramatique espagnole de Pedro Almod\u00f3var avec B\u00e1rbara Lennie, Aitana S\u00e1nchez-Gij\u00f3n, Leonardo Sbaraglia<br \/>&#13;<br \/>\nRau\u0301l est un cine\u0301aste culte en pleine crise cre\u0301ative.<br \/>&#13;<br \/>\nLorsqu\u2019un drame frappe l\u2019une de ses plus proches collaboratrices, il s\u2019en inspire pour e\u0301crire son prochain film. Peu a\u0300 peu, il imagine Elsa, une re\u0301alisatrice en pleine e\u0301criture, dont le parcours commence a\u0300 refle\u0301ter le sien.<br \/>&#13;<br \/>\nLes deux cine\u0301astes deviennent les deux facettes d\u2019un me\u0302me personnage, dans un jeu de miroirs ou\u0300 l\u2019impudeur de l\u2019autofiction de\u0301voile autant qu\u2019elle de\u0301truit.<br \/>&#13;<br \/>\nMais jusqu\u2019ou\u0300 peut-on aller pour raconter une histoire\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La comp\u00e9tition du Festival de Cannes met cette semaine l\u2019Espagne \u00e0 l\u2019honneur avec deux films tr\u00e8s attendus. 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