{"id":176424,"date":"2026-06-15T10:27:09","date_gmt":"2026-06-15T10:27:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/176424\/"},"modified":"2026-06-15T10:27:09","modified_gmt":"2026-06-15T10:27:09","slug":"avec-des-depenses-superieures-de-46-a-celles-des-hommes-les-collectionneuses-simposent-comme-des-figures-incontournables-du-marche-de-lart","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/176424\/","title":{"rendered":"Avec des d\u00e9penses sup\u00e9rieures de 46% \u00e0 celles des hommes, les collectionneuses s\u2019imposent comme des figures incontournables du march\u00e9 de l\u2019art"},"content":{"rendered":"<p>Collectionneuse d\u2019art aborig\u00e8ne depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, B\u00e9reng\u00e8re Primat est une passionn\u00e9e. Son aventure commence en 2007, lorsque cette Fran\u00e7aise alors \u00e9tablie \u00e0 Gen\u00e8ve part vivre avec ses enfants \u00e0 Alice Springs, en Australie. Elle devient proche de la communaut\u00e9 d\u2019artistes aborig\u00e8nes qui l\u2019entoure, au point que certains viennent cr\u00e9er chez elle, en pr\u00e9sence de sa famille. \u00abIl s\u2019agissait de performances artistiques. Comme je ne pouvais pas prendre de photos, j\u2019achetais les \u0153uvres en tant que souvenirs de moments pass\u00e9s avec mes enfants. J\u2019ai cr\u00e9\u00e9 un album de tableaux en quelque sorte.\u00bb<\/p>\n<p>En 2018, B\u00e9reng\u00e8re Primat inaugure la Fondation Opale \u00e0 Lens (VS) pour promouvoir l\u2019art aborig\u00e8ne contemporain en Europe. Aujourd\u2019hui, sa collection compte plus de 1900\u00a0\u0153uvres et repr\u00e9sente l\u2019un des fonds d\u2019art aborig\u00e8ne les plus importants en mains priv\u00e9es. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, elle a d\u00e9pens\u00e9 davantage, car la cote des artistes aborig\u00e8nes a augment\u00e9, son acquisition la plus r\u00e9cente \u00e9tant une \u0153uvre d\u2019Archie Moore, laur\u00e9at du Lion d\u2019or de la meilleure participation nationale \u00e0 la Biennale de Venise 2024.<\/p>\n<p>Bien que sa d\u00e9marche soit unique, B\u00e9reng\u00e8re Primat est loin d\u2019\u00eatre la seule femme active sur le march\u00e9 de l\u2019art. En octobre dernier, l\u2019enqu\u00eate \u00abGlobal Collecting 2025\u00bb d\u2019Art Basel et UBS \u2013 sorte de barom\u00e8tre annuel du march\u00e9 mondial \u2013 r\u00e9v\u00e9lait que les d\u00e9penses de la gent f\u00e9minine d\u00e9passent de 46% celles des hommes, pour un m\u00eame nombre de transactions. Sur les dix march\u00e9s analys\u00e9s dans le rapport, c\u2019est en Chine, au Japon, en Allemagne et en Suisse que le pourcentage de d\u00e9penses f\u00e9minines est le plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Lire aussi: <a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/culture\/arts\/fondation-pierre-arnaud-devenue-opale-devoile-nouveaux-contours?srsltid=AfmBOorquwf12PCfdJD1YOi3lwQFeY7VnXWuugeAmp9Pk3PG7Y1SgXCt\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">La Fondation Pierre Arnaud, devenue Opale, d\u00e9voile ses nouveaux contours<\/a><\/p>\n<p>Cela dit, le profil \u00e9tudi\u00e9 est bien particulier puisqu\u2019il s\u2019agit des high-net-worth individuals, ces personnes disposant d\u2019au moins 1\u00a0million de dollars [environ 780 000 francs] d\u2019actifs \u00abinvestissables\u00bb. Ce pourcentage \u00e9lev\u00e9 n\u2019a pas manqu\u00e9 de soulever des questions sur les raisons de cette augmentation. D\u2019abord, est-ce nouveau? Pas tout \u00e0 fait. Comme l\u2019explique l\u2019autrice du rapport, l\u2019\u00e9conomiste irlandaise Clare McAndrew, l\u2019impact \u00e9conomique des femmes sur le march\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 significatif de 2017 \u00e0 2019, avec une moyenne plus \u00e9lev\u00e9e en termes de d\u00e9penses. Mais c\u2019est en 2024 que l\u2019\u00e9cart entre les deux sexes s\u2019est creus\u00e9, les d\u00e9penses f\u00e9minines moyennes atteignant 519\u00a0960\u00a0dollars [environ 410\u00a0000\u00a0francs]. Cette diff\u00e9rence s\u2019explique par des d\u00e9penses consid\u00e9rables en beaux-arts par les collectionneuses avec une moyenne de 178\u00a0240\u00a0dollars [environ 140\u00a0000\u00a0francs], contre 128\u00a0590\u00a0dollars [environ 100\u00a0000\u00a0francs] pour les hommes.<\/p>\n<p>Visibilit\u00e9 et engagement<\/p>\n<p>Comment expliquer cette \u00e9volution? Pour Nicolas Galley, directeur du master ex\u00e9cutif en \u00e9tudes du march\u00e9 de l\u2019art \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, \u00able march\u00e9 de l\u2019art a beaucoup \u00e9volu\u00e9 au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es et la visibilit\u00e9 donn\u00e9e aux femmes collectionneuses a \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9e. Si dans les ann\u00e9es 1990 et 2000, on parlait de couples de collectionneurs puissants, on n\u00e9gligeait le fait que la force agissante \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 la femme\u00bb. B\u00e9reng\u00e8re Primat partage ce constat: \u00abNous sommes \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019on se marie moins et la notion de couple a chang\u00e9. Avant, on parlait de couple et la femme \u00e9tait invisibilis\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>  <a class=\"glightbox\" href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/placeholder.png\" data-type=\"image\" data-description=\"\u00abSi dans les ann\u00e9es 1990 et 2000, on parlait de couples de collectionneurs puissants, on n\u00e9gligeait le fait que la force agissante \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 la femme\u00bb, selon Nicolas Galley, directeur du master ex\u00e9cutif en \u00e9tudes du march\u00e9 de l\u2019art \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Zurich. \u2014 \u00a9 Malijo pour le magazine T\" data- rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><\/p>\n<p>      <img aspect-ratio:=\"\" width:=\"\" width=\"2000\" height=\"2829\"\/><\/p>\n<p>  <\/a><br \/>\n  \u00abSi dans les ann\u00e9es 1990 et 2000, on parlait de couples de collectionneurs puissants, on n\u00e9gligeait le fait que la force agissante \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 la femme\u00bb, selon Nicolas Galley, directeur du master ex\u00e9cutif en \u00e9tudes du march\u00e9 de l\u2019art \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Zurich. \u2014 \u00a9 Malijo pour le magazine T<\/p>\n<p>Cela n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 d\u2019avoir en Suisse une tradition de femmes engag\u00e9es sur le march\u00e9, comme Hedy Hahnloser-B\u00fchler (1873-1952) avec la Villa Flora \u00e0 Winterthour ou Maja Hoffmann avec LUMA Arles, un campus cr\u00e9atif d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019art contemporain. A l\u2019international, notamment en Asie, beaucoup de grandes collectionneuses sont \u00e9galement actives sur le march\u00e9 de l\u2019art de fa\u00e7on dynamique, comme Marisa Chearavanont, discr\u00e8te philanthrope \u00e0 l\u2019origine de la Bangkok Kunsthalle et de la\u00a0Khao Yai Art Forest, mus\u00e9e en plein air situ\u00e9 \u00e0 trois heures de la capitale tha\u00eflandaise. Nicolas Galley souligne \u00e9galement un certain militantisme dans les pays asiatiques, o\u00f9 les femmes sont souvent plus riches que les hommes, ce qui expliquerait que la Chine soit le premier pays o\u00f9 les d\u00e9penses f\u00e9minines sont plus \u00e9lev\u00e9es que celles des hommes.<\/p>\n<p>Un autre changement structurel a influenc\u00e9 les comportements d\u2019achat: depuis un peu plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es, les galeries et autres marchands d\u2019art mettent davantage en avant les artistes femmes. Notamment parce qu\u2019ils ont red\u00e9couvert des successions d\u2019artistes largement pass\u00e9es sous le radar du march\u00e9. Pour ces acteurs commerciaux, ces patrimoines repr\u00e9sentent de juteuses promesses marchandes, mais aussi un moyen d\u2019offrir une reconnaissance qui a longuement fait d\u00e9faut dans la carri\u00e8re de ces femmes. Selon une jeune collectionneuse genevoise pr\u00e9f\u00e9rant garder l\u2019anonymat, ce revirement a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une importante vague d\u2019achats f\u00e9minine (en guise de soutien), mais \u00e9galement une mont\u00e9e des prix sur le march\u00e9!<\/p>\n<p>De m\u00eame, Marina Olsen, cofondatrice de la galerie zurichoise Karma International, constate l\u2019engouement croissant des collectionneuses depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es pour d\u2019ambitieux projets (comme le Muzeum Susch que l\u2019avocate et femme d\u2019affaires Gra\u017cyna Kulczyk a inaugur\u00e9 en 2019 en Engadine) visant \u00e0 remettre en question le canon et \u00e0 plaider pour une meilleure repr\u00e9sentation des artistes femmes \u00e0 travers l\u2019histoire. Galeriste et collectionneuse vaudoise depuis ses 22\u00a0ans, Fabienne Levy confirme que la composante culturelle et identitaire joue un r\u00f4le primordial chez ses clientes. M\u00eame son de cloche du c\u00f4t\u00e9 de Thea Montauti d\u2019Harcourt Lyginos: \u00abOn se retrouve et se reconna\u00eet dans les batailles \u00e9voqu\u00e9es par ces artistes, et cette connexion provoque un engagement certain.\u00bb Si cette Genevoise a commenc\u00e9 sa collection personnelle avec une \u0153uvre du collectif Reena Spaulings en 2013, la poursuite de son engagement s\u2019op\u00e8re avec l\u2019ouverture de la galerie L\u2019Appartement \u00e0 Gen\u00e8ve en 2024. Globalement, elle constate au sein de sa client\u00e8le que les femmes prennent les devants de mani\u00e8re visible et sont tr\u00e8s impliqu\u00e9es dans l\u2019histoire des \u0153uvres qui les int\u00e9ressent: \u00abIl y a une sensibilit\u00e9 f\u00e9minine et une profonde affinit\u00e9 cr\u00e9ative avec les \u0153uvres. L\u2019achat traduit un vrai engagement et il ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 la simple transaction financi\u00e8re.\u00bb<\/p>\n<p>Lire aussi: <a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/culture\/arts\/karma-international-des-galeristes-zurichoises-au-service-de-l-art?srsltid=AfmBOopogar364m5mApJ7Me1FF4KxQjWG2FfkcYvPQed4EdFWby_ydWK\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Karma International, des galeristes zurichoises au service de l\u2019art<\/a><\/p>\n<p>Accroissement de richesse<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la nouvelle ampleur des collections d\u2019art f\u00e9minines montre non seulement le soutien symbolique aux artistes femmes, mais aussi la plus grande pr\u00e9sence des femmes dans la croissance des richesses mondiales, selon Fabienne Levy. A ce titre, UBS rel\u00e8ve que le nombre de femmes milliardaires a augment\u00e9 de 81%, passant de 190 \u00e0 344 entre 2015 et 2024. S\u2019agissant principalement d\u2019entrepreneuses, elles contr\u00f4lent ainsi 1700\u00a0milliards de dollars [environ 1335\u00a0milliards de francs] au niveau mondial sur la seule ann\u00e9e 2024.<\/p>\n<p>L\u2019historienne de l\u2019art Julie Verlaine ne dit pas autre chose dans son ouvrage sur les femmes collectionneuses d\u2019art et m\u00e9c\u00e8nes depuis 1880: \u00abLa d\u00e9multiplication av\u00e9r\u00e9e des possibilit\u00e9s et des mani\u00e8res d\u2019\u00eatre collectionneuse d\u2019art est l\u2019effet et le reflet des transformations radicales de la condition f\u00e9minine en Occident \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. De g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, on retrouve en creux, l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cal\u00e9es et d\u00e9form\u00e9es mais dans l\u2019ensemble fort fid\u00e8les, les grandes \u00e9tapes de l\u2019\u00e9mancipation des femmes, sur le plan juridique, politique, puis \u00e9conomique et symbolique [\u2026].\u00bb<\/p>\n<p>S\u2019il est d\u00e9sormais entendu que l\u2019augmentation de la richesse des femmes est la r\u00e9sultante de leur int\u00e9gration sur le march\u00e9 du travail, de l\u2019augmentation de leurs revenus et des progr\u00e8s faits en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ducation, il faut \u00e9galement prendre en compte le contexte actuel in\u00e9dit de transfert de richesse interg\u00e9n\u00e9rationnel. On parle d\u2019un passage d\u2019environ 7,1\u00a0trillions de dollars [5,58\u00a0billions de francs] pour la g\u00e9n\u00e9ration suivante sur les vingt \u00e0 trente prochaines ann\u00e9es. \u00abThe Great Wealth Transfer\u00bb participe donc aussi \u00e0 l\u2019accroissement de la richesse des femmes, qui h\u00e9ritent d\u2019actifs financiers mais aussi physiques comme les collections d\u2019art (souvent importantes) de leurs parents. Les boomers remettent les cl\u00e9s de leurs entreprises, font souvent des donations anticip\u00e9es et les millennials se retrouvent avec un accroissement patrimonial important. A cet h\u00e9ritage de richesse transmis de mani\u00e8re verticale vient parfois s\u2019ajouter celui provenant de partenaires masculins ayant une esp\u00e9rance de vie plus courte.<\/p>\n<p>Si l\u2019on consid\u00e8re que, d\u2019ici \u00e0 2030, les femmes contr\u00f4leront pr\u00e8s de 40% de la richesse financi\u00e8re mondiale, il y a fort \u00e0 parier qu\u2019elles ancreront durablement leur pouvoir d\u2019achat sur le march\u00e9 de l\u2019art et que les collectionneuses am\u00e9lioreront la repr\u00e9sentativit\u00e9 et le r\u00f4le des femmes artistes dans l\u2019histoire gr\u00e2ce \u00e0 leur soutien.<\/p>\n<p>Lire aussi: <a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/immobilier\/dans-l-interieur-arty-et-pop-de-la-galeriste-fabienne-levy?srsltid=AfmBOoryoiOGN9z4ZBkQxDJVi_G4fLmvf2i5Jdehym3ek2jPAxGunoqt\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Dans l\u2019int\u00e9rieur arty et pop de la galeriste Fabienne Levy<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Collectionneuse d\u2019art aborig\u00e8ne depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, B\u00e9reng\u00e8re Primat est une passionn\u00e9e. Son aventure commence en 2007, lorsque&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":176425,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[10],"tags":[172,113,44,112,25,1978,23,1977],"class_list":["post-176424","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-divertissement","tag-culture","tag-divertissement","tag-economie","tag-entertainment","tag-free","tag-le-magazine-du-temps","tag-suisse","tag-t"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116753651952463661","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/176424","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=176424"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/176424\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/176425"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=176424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=176424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=176424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}