{"id":186455,"date":"2026-06-22T10:00:11","date_gmt":"2026-06-22T10:00:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/186455\/"},"modified":"2026-06-22T10:00:11","modified_gmt":"2026-06-22T10:00:11","slug":"5-livres-photo-a-ne-pas-manquer-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/186455\/","title":{"rendered":"5 livres photo \u00e0 ne pas manquer"},"content":{"rendered":"<p>Chaque mois, Phototrend vous propose de\u00a0d\u00e9couvrir les livres photo qui nous ont marqu\u00e9s. En ce mois de juin 2026, voici 5 nouveaux ouvrages que nous avons s\u00e9lectionn\u00e9s pour vous.<\/p>\n<p>Ce mois-ci, la r\u00e9daction vous propose un v\u00e9ritable voyage. Pascal Greco arpente les paysages virtuels des jeux vid\u00e9o, quand Naoya Hatakeyama photographie les arbres rescap\u00e9s du tsunami japonais. Plus pr\u00e8s de nous, Thomas Jouanneau d\u00e9clare sa flamme \u00e0 l\u2019\u00eele de Noirmoutier, tandis qu\u2019Anastasia Samoylova remonte la c\u00f4te Est am\u00e9ricaine sur les traces de Berenice Abbott. Sans oublier la monographie consacr\u00e9e \u00e0 William Klein, \u00e0 qui les Rencontres d\u2019Arles rendent hommage cette ann\u00e9e. Bonne lecture.<\/p>\n<p>Photographie, Jeu vid\u00e9o, Paysage<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/photographie-jeu-video-paysage-pascal-greco.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275805\"  \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/photographie-jeu-video-paysage-pascal-greco.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275805\"  \/><\/p>\n<p>Pascal Greco, artiste autodidacte suisse et italien, pratique ici la photographie in-game, qui consiste \u00e0 capturer des paysages \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des jeux vid\u00e9o. Parti des d\u00e9cors islandais de Death Stranding, il a \u00e9largi son exploration \u00e0 une dizaine d\u2019univers, de la Gr\u00e8ce d\u2019Assassin\u2019s Creed Odyssey \u00e0 la Bolivie de Ghost Recon Wildlands, jusqu\u2019aux Cara\u00efbes dans Far Cry 6.<\/p>\n<p>Sa m\u00e9thode est celle d\u2019un photographe de paysage classique. Il arpente ces terrains virtuels pendant des heures, guette la lumi\u00e8re, attend l\u2019instant, compose son cadre. Certaines images portent une l\u00e9gende mentionnant le lieu, une date de \u00ab voyage \u00bb et le jeu d\u2019origine, brouillant la fronti\u00e8re entre document et fiction. D\u2019autres, travers\u00e9es de glitchs, laissent au contraire affleurer l\u2019artifice du monde num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Accompagn\u00e9 de trois essais qui replacent cette d\u00e9marche dans l\u2019histoire du paysage photographi\u00e9, l\u2019ouvrage rouvre des questions anciennes : qu\u2019est-ce qu\u2019un paysage, qu\u2019est-ce qu\u2019une photographie ? Un livre troublant, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019image g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur s\u2019impose partout.<\/p>\n<p>Photographie, Jeu video, Paysage, Pascal Greco<br \/>\u00c9diteur : IDPURE, Chambre Noire<br \/>35 \u20ac, 128 pages, broch\u00e9, 22,50 x 30 cm<br \/>Acheter le livre :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.idpure-editions.ch\/product-page\/photographie-jeu-video-paysage-photography-video-game-landscape\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">IDPURE<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.chambrenoire.net\/books\/photography-video-game-landscape\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Chambre Noire<\/a><\/p>\n<p>Tsunami Trees<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tsunami-trees-naoya-hatakeyama.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275806\"  \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tsunami-trees-naoya-hatakeyama.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275806\"  \/><\/p>\n<p>Quinze ans apr\u00e8s le tsunami du 11 mars 2011, Naoya Hatakeyama poursuit son travail sur les c\u00f4tes du Nord-Est du Japon. Apr\u00e8s\u00a0Kesengawa\u00a0et\u00a0Rikuzentakata, consacr\u00e9s aux cons\u00e9quences humaines et mat\u00e9rielles de la catastrophe, le photographe s\u2019attache cette fois au sort des arbres.<\/p>\n<p>Au fil de ses marches, du Sud vers le Nord, il croise des survivants silencieux. Certains ont \u00e9t\u00e9 engloutis puis dess\u00e9ch\u00e9s par le sel, d\u2019autres coup\u00e9s pour la reconstruction. Quelques-uns, balafr\u00e9s d\u2019une grande entaille, repoussent \u00e0 moiti\u00e9 : une part vivante et feuillue, une part nue et morte. C\u2019est cette reprise vaillante que le photographe japonais saisit au gr\u00e9 des saisons et des variations de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Les 52 images, sobres et contemplatives, refusent le spectaculaire. Elles disent la m\u00e9tamorphose d\u2019un paysage remodel\u00e9 \u00e0 coups de digues, de routes et de remblais, et notre rapport ambigu \u00e0 une nature que nous fa\u00e7onnons sans plus la regarder. Le texte de l\u2019auteur, en fin d\u2019ouvrage, prolonge cette m\u00e9ditation sur la m\u00e9moire, la disparition et la renaissance. Un livre d\u2019une beaut\u00e9 grave et apais\u00e9e.<\/p>\n<p>Tsunami Trees, Naoya Hatakeyama<br \/>\u00c9diteur : Light Motiv<br \/>45 \u20ac, 144 pages, broch\u00e9, 25 x 30 cm<br \/>Acheter le livre :\u00a0<a href=\"https:\/\/editionslightmotiv.com\/produit\/tsunami-trees\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Light Motiv<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.awin1.com\/cread.php?awinmid=12665&amp;awinaffid=282185&amp;clickref=&amp;p=https:\/\/www.fnac.com\/a21498382\/Naoya-Hatakeyama-Tsunami-Trees\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Fnac<\/a><\/p>\n<p>S\u2019en va o\u00f9<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/sen-va-ou-thomas-jouanneau.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275807\"  \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/sen-va-ou-thomas-jouanneau.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275807\"  \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dix ann\u00e9es de captations, de balades et d\u2019\u00e9merveillement\u00a0\u00bb : c\u2019est ainsi que\u00a0Thomas Jouanneau\u00a0r\u00e9sume le projet derri\u00e8re ce bel ouvrage paru en 2025, qui repr\u00e9sente une d\u00e9claration d\u2019amour \u00e0 l\u2019\u00eele de Noirmoutier. Photographe et vid\u00e9aste vend\u00e9en, il a puis\u00e9 le titre dans son enfance : \u00ab s\u2019en va o\u00f9 \u00bb \u00e9tait sa question f\u00e9tiche, lanc\u00e9e \u00e0 ses fr\u00e8res et s\u0153urs partant retrouver leurs amis ou \u00e0 son p\u00e8re prenant la mer.<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage r\u00e9unit 160 photographies argentiques et num\u00e9riques, prises notamment au drone. Il se parcourt comme une balade en quatre \u00e9tapes (et autant de chapitres) : Barb\u00e2tre, La Gu\u00e9rini\u00e8re, L\u2019\u00c9pine et Noirmoutier-en-l\u2019\u00cele, compl\u00e9t\u00e9es d\u2019un chapitre bonus \u00ab autour de l\u2019\u00eele \u00bb. \u00ab\u00a0C\u2019est un projet pour les personnes qui aiment les beaux livres, qui aiment les \u00eeles, qui aiment la mer, et surtout qui aiment r\u00eaver\u00a0\u00bb, r\u00e9sume l\u2019auteur.<\/p>\n<p>R\u00e9alis\u00e9 au Portugal dans une imprimerie d\u2019art, l\u2019ouvrage se distingue par ses tirages soign\u00e9s et sa reliure en toile. Et l\u2019on y sent presque le lien organique qui unit Jouanneau \u00e0 \u00ab son \u00bb \u00eele : les textures du sable, de l\u2019\u00e9cume, des arbres, des plumes d\u2019oiseaux. Un appel \u00e0 la contemplation et \u00e0 l\u2019\u00e9merveillement photographique.<\/p>\n<p>S\u2019en va o\u00f9, Thomas Jouanneau<br \/>\u00c9diteur : Sillonner \u00c9ditions<br \/>75 \u20ac, 208 pages, reli\u00e9, 32 x 22 cm<br \/>Acheter le livre : <a href=\"https:\/\/senvaou.bigcartel.com\/product\/livre-photo-senvaou-noirmoutier\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Big Cartel<\/a><\/p>\n<p>Atlantic Coast<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/atlantic-coast-anastasia-samoylova.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275808\"  \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/atlantic-coast-anastasia-samoylova.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275808\"  \/><\/p>\n<p>En 1954,\u00a0Berenice Abbott\u00a0prenait le volant pour documenter la US Route 1, alors qu\u2019elle pressentait d\u00e9j\u00e0 les bouleversements que le r\u00e9seau autoroutier allait imposer aux villes et villages de la c\u00f4te Est. Soixante-dix ans plus tard,\u00a0la photographe Anastasia Samoylova, n\u00e9e \u00e0 Moscou en 1984 et install\u00e9e \u00e0 Miami Beach depuis 2016,\u00a0refait le voyage.<\/p>\n<p>La US Route 1, anciennement Atlantic Highway, relie Key West, \u00e0 la pointe sud de la Floride, \u00e0 Fort Kent, dans le Maine. C\u2019est ce ruban d\u2019asphalte que parcourt la photographe, de son \u00c9tat d\u2019adoption jusqu\u2019\u00e0 la fronti\u00e8re canadienne. Son style alterne entre couleurs vibrantes, capturant les lumi\u00e8res satur\u00e9es du Sud, et noir et blanc aux contrastes marqu\u00e9s, qui durcit le propos \u00e0 mesure que l\u2019on remonte vers le Nord. En leitmotiv, une question demeure : que reste-t-il du r\u00eave am\u00e9ricain, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019urbanisation et les autoroutes semblent ne plus conna\u00eetre de limites ?<\/p>\n<p>La force de cet ouvrage, con\u00e7u en collaboration entre les \u00e9ditions Aperture et le Norton Museum of Art, tient au regard \u00e0 la fois ext\u00e9rieur et intime de la photographe sur cette Am\u00e9rique contemporaine. Pr\u00e9fac\u00e9 par Ghislain d\u2019Humi\u00e8res, directeur g\u00e9n\u00e9ral du mus\u00e9e, ce livre offre des tirages \u00e0 la fois lucides et contemplatifs.<\/p>\n<p>Atlantic Coast, Anastasia Samoylova (anglais)<br \/>\u00c9diteur : Aperture, en co\u00e9dition avec le Norton Museum of Art<br \/>65 \u20ac, 144 pages, reli\u00e9, 23,8 x 28 cm<br \/>Acheter le livre :\u00a0<a href=\"https:\/\/store.aperture.org\/collections\/new-in-books\/products\/anastasia-samoylova-atlantic-coast\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Aperture<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.leslibraires.fr\/livre\/25949190-anastasia-samoylova-atlantic-coast-anglais-samoylova-anastasia-aperture?affiliate=phototrend\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">leslibraires.fr<\/a><\/p>\n<p>William Klein<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/photo-poche-william-klein.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275809\"  \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1400\" height=\"933\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/photo-poche-william-klein.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-275809\"  \/><\/p>\n<p>Disparu en 2022, William Klein aurait eu cent ans cette ann\u00e9e. Actes Sud en profite pour faire repara\u00eetre, dans sa collection Photo Poche, la monographie qui lui est consacr\u00e9e. Surtout, il s\u2019agit d\u2019une \u00e9dition revue et augment\u00e9e : elle ne se limite plus \u00e0 ses clich\u00e9s de rue les plus c\u00e9l\u00e8bres, mais fait d\u00e9sormais une large place \u00e0 des registres moins expos\u00e9s, comme ses recherches abstraites, son travail en couleur et ses images de mode. L\u2019ensemble r\u00e9unit 70 photographies, en noir et blanc comme en couleur, et un texte d\u2019introduction sign\u00e9 du photographe et galeriste Jacques Damez.<\/p>\n<p>Touche-\u00e0-tout pass\u00e9 par la peinture, le cin\u00e9ma et le graphisme, l\u2019artiste am\u00e9ricano-fran\u00e7ais s\u2019est impos\u00e9 comme l\u2019un des photographes les plus influents de la seconde moiti\u00e9 du 20e si\u00e8cle. On lui doit un regard frontal, forg\u00e9 dans les rues de New York, Paris, Rome, Moscou ou Tokyo, et des livres qui ont durablement marqu\u00e9 l\u2019\u00e9dition photographique. Aussi \u00e0 l\u2019aise dans la mode que derri\u00e8re une cam\u00e9ra, il a impos\u00e9 une fa\u00e7on de photographier au plus pr\u00e8s du sujet, sans filtre ni distance. Un bon point de d\u00e9part pour (re)d\u00e9couvrir son \u0153uvre, alors que les <a href=\"https:\/\/phototrend.fr\/2026\/06\/rencontres-arles-2026\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Rencontres d\u2019Arles 2026<\/a> lui consacrent l\u2019exposition intitul\u00e9eThis Way to Heaven.<\/p>\n<p>William Klein, Photo Poche<br \/>\u00c9diteur : Actes Sud<br \/>14,50 \u20ac, 144 pages, broch\u00e9, 12,5 x 19 cm<br \/>Acheter le livre : <a href=\"https:\/\/www.librairieactessud.com\/livre\/9782330221980\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Actes Sud<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.awin1.com\/cread.php?awinmid=12665&amp;awinaffid=282185&amp;clickref=&amp;p=https:\/\/www.fnac.com\/a2416355\/William-Klein-William-Klein\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Fnac<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Chaque mois, Phototrend vous propose de\u00a0d\u00e9couvrir les livres photo qui nous ont marqu\u00e9s. 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