{"id":212082,"date":"2026-07-10T02:54:12","date_gmt":"2026-07-10T02:54:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/212082\/"},"modified":"2026-07-10T02:54:12","modified_gmt":"2026-07-10T02:54:12","slug":"paludisme-a-mayotte-la-bataille-silencieuse-pour-empecher-le-retour-dune-maladie-eliminee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/212082\/","title":{"rendered":"Paludisme \u00e0 Mayotte : la bataille silencieuse pour emp\u00eacher le retour d\u2019une maladie \u00e9limin\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9limin\u00e9 de Mayotte depuis 2010, le paludisme n\u2019a pourtant jamais totalement disparu de l\u2019environnement r\u00e9gional.\u00a0Depuis le 1er janvier 2026, Mayotte a enregistr\u00e9 244 cas confirm\u00e9s de paludisme, dont 161 cas import\u00e9s, 25 cas acquis localement, 12 cas ind\u00e9termin\u00e9s et 46 cas encore en cours d\u2019investigation, selon le dernier bulletin de Sant\u00e9 publique France. Il s\u2019agit du niveau le plus \u00e9lev\u00e9 observ\u00e9 depuis 2010. Si la grande majorit\u00e9 des infections recens\u00e9es restent import\u00e9es, cette r\u00e9surgence rappelle la fragilit\u00e9 des acquis sanitaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans certains quartiers en hauteur de Mayotte, notamment du sud-est de l\u2019\u00eele, les \u00e9quipes de lutte anti-vectorielle de l\u2019Agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 (ARS) m\u00e8nent une course contre la montre : identifier les foyers, prot\u00e9ger les habitants et emp\u00eacher que le moustique anoph\u00e8le ne r\u00e9installe durablement le parasite sur le territoire.<\/p>\n<p>Une r\u00e9surgence \u00ab\u00a0in\u00e9dite\u00a0\u00bb apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es sans cas local<br \/>\n<a href=\"https:\/\/lejournaldemayotte.yt\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/IMG_5381-scaled-1.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-12327\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_5381-scaled-1-300x225.jpg\" alt=\"Mayotte, banga, bidonville, \" width=\"300\" height=\"225\"  \/><\/a>Dans certains quartiers en hauteur du sud-est de Mayotte, les \u00e9quipes de l\u2019ARS concentrent leur surveillance autour des habitations o\u00f9 plusieurs cas de paludisme ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s ou sont en cours d\u2019investigation. Photographie d\u2019illustration \/ JDM.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0C\u2019est quelque chose d\u2019in\u00e9dit\u00a0\u00bb. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes de l\u2019entretien, Ambdoul-Bar Idaroussi, chef du p\u00f4le de la lutte anti-vectorielle (LAV) au sein de l\u2019Agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 de Mayotte, mesure l\u2019ampleur de la situation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant quatre ann\u00e9es cons\u00e9cutives, entre 2021 et 2024, aucun cas acquis localement n\u2019avait \u00e9t\u00e9 recens\u00e9 sur le territoire. \u00ab\u00a0De 2021 \u00e0 2024, on n\u2019a pas eu de cas acquis localement pendant quatre ann\u00e9es cons\u00e9cutives\u00a0\u00bb, rappelle-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e 2025, la dynamique change. Plusieurs cas contract\u00e9s localement apparaissent. Pour le responsable de la lutte anti-vectorielle, cette \u00e9volution est directement li\u00e9e \u00e0 la situation r\u00e9gionale, notamment aux Comores, o\u00f9 le paludisme conna\u00eet une progression importante. \u00ab\u00a0En 2025, on d\u00e9couvre cinq cas acquis localement (\u2026) ceci est en lien avec ce qu\u2019il se passe aux Comores (\u2026) on sait que depuis 2022, le paludisme a explos\u00e9\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ARS reste n\u00e9anmoins prudente sur les chiffres disponibles concernant les Comores, qui reposent selon lui sur des informations transmises par des correspondants \u00e9pid\u00e9miologiques sur place qui tentent tant bien que mal d\u2019apporter des donn\u00e9es sanitaires. Mais ces donn\u00e9es font \u00e9tat d\u2019une circulation particuli\u00e8rement importante du parasite : pr\u00e8s de 20.000 cas en 2022 et plus de 50.000 cas en 2025. \u00ab\u00a0Ce qui est \u00e9norme !\u00a0\u00bb, souligne Ambdoul-Bar Idaroussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Situ\u00e9e \u00e0 quelques dizaines de kilom\u00e8tres des Comores, Mayotte se retrouve directement expos\u00e9e aux mouvements de population et aux introductions r\u00e9guli\u00e8res du parasite. \u00ab\u00a0R\u00e9sultat, Mayotte subit cela. C\u2019est vraiment une crise depuis 2025 qui s\u00e9vit jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour autant, le responsable insiste sur une distinction essentielle entre cas import\u00e9s et transmission locale. \u00ab\u00a0Oui il y a eu des cas acquis localement mais tous ces cas sont li\u00e9s aux cas import\u00e9s\u00a0\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon lui, environ 90 % des cas recens\u00e9s \u00e0 Mayotte sont import\u00e9s, tandis que les cas acquis localement correspondent \u00e0 une transmission secondaire provoqu\u00e9e par la pr\u00e9sence de personnes infect\u00e9es sur le territoire. Autrement dit, le parasite circule ponctuellement, mais l\u2019enjeu principal pour les autorit\u00e9s sanitaires est d\u2019emp\u00eacher qu\u2019une cha\u00eene de transmission durable ne s\u2019installe sur l\u2019\u00eele.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les donn\u00e9es de Sant\u00e9 publique France confirment cette tendance. Au 21 juin 2026, sur les 161 cas import\u00e9s recens\u00e9s \u00e0 Mayotte, 95,6 % provenaient de l\u2019Union des Comores, o\u00f9 le paludisme demeure end\u00e9mique. Pour l\u2019agence sanitaire, cette situation \u00ab\u00a0souligne l\u2019importance du maintien des mesures de lutte afin de pr\u00e9venir une reprise de la transmission sur le territoire\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>Dans les hauteurs, des zones particuli\u00e8rement surveill\u00e9es<br \/>\n<a href=\"https:\/\/lejournaldemayotte.yt\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-scaled.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-55337\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-300x169.jpg\" alt=\"Mayotte, paludisme, moustiquaire, moustique, ARS,\" width=\"300\" height=\"169\"  \/><\/a>Dans les secteurs les plus expos\u00e9s, les \u00e9quipes sanitaires distribuent des moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide afin de limiter les piq\u00fbres nocturnes et d\u2019interrompre les cha\u00eenes de transmission du paludisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Mayotte, les donn\u00e9es de Sant\u00e9 publique France montrent que 75 % des cas sont concentr\u00e9s dans quatre communes : Chirongui (59 cas), Mamoudzou (54), Demb\u00e9ni (44) et Bandr\u00e9l\u00e9 (27). Les 25 cas acquis localement se concentrent principalement dans le sud de l\u2019\u00eele, \u00e0 proximit\u00e9 de secteurs o\u00f9 23 g\u00eetes larvaires productifs d\u2019anoph\u00e8les ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les investigations men\u00e9es par l\u2019ARS montrent \u00e9galement une concentration g\u00e9ographique des cas acquis localement sur les traces des cas import\u00e9s dans des zones isol\u00e9es des communes. \u00ab\u00a0Depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, si on prend tous les cas suspect\u00e9s d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 acquis localement, ils sont tous localis\u00e9s hors agglom\u00e9ration\u00a0\u00bb, explique Ambdoul-Bar Idaroussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les secteurs concern\u00e9s se situent principalement dans les hauteurs de Bandr\u00e9l\u00e9, Hajangua, Demb\u00e9ni ou Mir\u00e9r\u00e9ni. Cette localisation correspond aux caract\u00e9ristiques du moustique responsable du paludisme. Contrairement \u00e0 l\u2019Aedes, vecteur notamment de la dengue et davantage pr\u00e9sent en milieu urbain, l\u2019Anopheles \u00e0 l\u2019origine du paludisme \u00e9volue plut\u00f4t dans des environnements ruraux. \u00ab\u00a0Contrairement \u00e0 l\u2019aedes, qui est un vecteur urbain. L\u2019anoph\u00e8le n\u2019est pas un vecteur urbain. Donc c\u2019est normal qu\u2019on ait des cas l\u00e0-bas\u00a0\u00bb, explique le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ARS affirme \u00e9galement avoir identifi\u00e9 les populations les plus expos\u00e9es dans ces secteurs. \u00ab\u00a0Cette ann\u00e9e, on est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 70 cas suspect\u00e9s d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 acquis localement, et 66 cas sont des personnes d\u2019origine comorienne. Les autres sont des Fran\u00e7ais, qui vivent \u00e0 proximit\u00e9 de ces cas import\u00e9s\u00a0\u00bb, d\u00e9taille-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette analyse, reconna\u00eet-il, peut \u00eatre sensible. Mais elle r\u00e9pond selon lui \u00e0 un objectif op\u00e9rationnel : comprendre les m\u00e9canismes de transmission pour mieux cibler les interventions. \u00ab\u00a0C\u2019est une population \u00e9trang\u00e8re, de nationalit\u00e9 comorienne, on peut \u00eatre choqu\u00e9 de cette analyse-l\u00e0, l\u2019objectif n\u2019est pas de stigmatiser, mais c\u2019est important pour comprendre d\u2019o\u00f9 viennent ces cas, d\u2019un point de vue \u00e9pid\u00e9miologique, et pouvoir mieux lutter contre les vecteurs\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s lui, la situation actuelle s\u2019explique notamment par un important renouvellement des populations pr\u00e9sentes dans ces zones. \u00ab\u00a0On observe un brassage tr\u00e8s important de la population dans ces zones car ce sont des zones d\u2019entr\u00e9e. On rencontre, depuis quelques semaines, des gens dans les hauteurs de Bandr\u00e9l\u00e9, d\u2019Hajangua, Demb\u00e9ni, Mir\u00e9r\u00e9ni, qui sont arriv\u00e9s il y a peu de temps sur le territoire (\u2026) \u00c0 chaque fois on voit des nouvelles t\u00eates, et des personnes qui sont malades depuis les Comores\u00a0\u00bb, d\u00e9crit-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire r\u00e9side dans le d\u00e9lai avant la consultation m\u00e9dicale. \u00ab\u00a0Ce sont des gens qui vont vraiment attendre que la situation soit intenable pour consulter et plus tu attends plus il y a un risque de contamination d\u2019autres individus autour de toi\u00a0\u00bb, alerte-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le responsable de la LAV, l\u2019\u00e9volution de la situation sanitaire reste difficile \u00e0 pr\u00e9voir. \u00ab\u00a0C\u2019est tr\u00e8s complexe comme situation. Ce qu\u2019il va se passer demain ou apr\u00e8s-midi, je n\u2019en ai aucune id\u00e9e\u00a0\u00bb, reconna\u00eet-il. \u00ab\u00a0Parfois, certaines personnes sont \u00e0 Mayotte depuis des ann\u00e9es, leurs enfants ne sont pas scolaris\u00e9s, ils sont malades mais refusent de consulter, on est vraiment dans des difficult\u00e9s parfois tr\u00e8s complexes sur le terrain\u00a0\u00bb, confie-t-il encore.<\/p>\n<p>Sur le terrain, une lutte permanente contre le moustique et le parasite<br \/>\n<a href=\"https:\/\/lejournaldemayotte.yt\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Labo-CHM.png\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-17924\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Labo-CHM-300x125.png\" alt=\"CHM, Mayotte, laboratoire,\" width=\"300\" height=\"125\"  \/><\/a>Avant m\u00eame la confirmation en laboratoire du CHM, les \u00e9quipes de terrain r\u00e9alisent des tests rapides de d\u00e9pistage afin d\u2019identifier rapidement les cas suspects et d\u00e9clencher les mesures de protection. Mathilde Hangard \/ JDM.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 chaque signalement, les \u00e9quipes de l\u2019ARS interviennent rapidement. Elles r\u00e9alisent des tests rapides d\u2019orientation diagnostique (TROD), qui doivent ensuite \u00eatre confirm\u00e9s par le laboratoire du Centre hospitalier de Mayotte. Mais la lutte antivectorielle ne commence pas une fois les r\u00e9sultats d\u00e9finitifs obtenus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Avant m\u00eame la confirmation biologique, on investigue, on va sur place, on donne des moustiquaires aux gens, on essaie de d\u00e9truire biologiquement ces g\u00eetes\u00a0\u00bb, explique Ambdoul-Bar Idaroussi. Les actions men\u00e9es sont multiples : traitements autour des habitations pour \u00e9liminer les moustiques adultes, distribution de moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es, recherche des g\u00eetes larvaires et installation de poissons larvivores capables de limiter le d\u00e9veloppement des larves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour mesurer l\u2019efficacit\u00e9 de ces interventions, l\u2019ARS observe directement l\u2019\u00e9volution du nombre de cas dans les secteurs trait\u00e9s. Le responsable cite notamment Bandr\u00e9l\u00e9 et Mir\u00e9r\u00e9ni, o\u00f9 la situation aurait \u00e9volu\u00e9 favorablement apr\u00e8s plusieurs semaines d\u2019intervention. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, on n\u2019a presque rien\u00a0\u00bb, explique-t-il, alors que quelques semaines auparavant \u00ab\u00a0l\u2019ARS recensait des dizaines de cas par semaine\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tous les cas qu\u2019on a eu apr\u00e8s, ce sont des personnes qui ont refus\u00e9 d\u2019installer les moustiquaires\u00a0\u00bb<br \/>\n<a href=\"https:\/\/lejournaldemayotte.yt\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg.webp\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-6072\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg-2.webp\" alt=\"Mayotte, LAV, moustique,\" width=\"200\" height=\"300\"  \/><\/a>Un agent de la lutte anti-vectorielle de l\u2019Agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 de Mayotte proc\u00e8de \u00e0 une pulv\u00e9risation d\u2019insecticide autour d\u2019une habitation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette am\u00e9lioration serait li\u00e9e \u00e0 la combinaison des diff\u00e9rentes mesures mises en place. \u00ab\u00a0Soit dans la zone o\u00f9 il y a des cas, on fait de la pulv\u00e9risation intra domiciliaire pour traiter la zone et en fonction de la r\u00e9manence du produit, sa capacit\u00e9 \u00e0 rester l\u00e0 et \u00e0 continuer d\u2019\u00eatre actif, il faut adapter les op\u00e9rations, comme \u00e9quiper tous les foyers en moustiquaires\u00a0\u00bb, d\u00e9taille-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ARS a choisi de privil\u00e9gier les moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es dans les secteurs \u00e0 risque. \u00ab\u00a0Nous, on a choisi d\u2019\u00e9quiper les moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es (\u2026) m\u00eame si elles sont petites celles que nous avons\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p>Les \u00e9quipes effectuent ensuite des contr\u00f4les dans les habitations. \u00ab\u00a0Dans les zones \u00e0 risque, on repasse derri\u00e8re, on v\u00e9rifie bien que les moustiquaires sont bien install\u00e9es, on repart pour \u00e9valuer le taux d\u2019utilisation des moustiquaires et si elles sont bien utilis\u00e9es, on a fait \u00e7a dans toutes les zones\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Selon lui, les nouveaux cas observ\u00e9s apr\u00e8s ces interventions concernent principalement des personnes n\u2019ayant pas suivi ces recommandations ou de nouveaux arrivants. \u00ab\u00a0Tous les cas qu\u2019on a eu apr\u00e8s, ce sont des personnes qui ont refus\u00e9 d\u2019installer les moustiquaires ou des nouveaux arrivants\u00a0\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Bandr\u00e9l\u00e9, il observe notamment plusieurs semaines sans nouveau cas local. \u00ab\u00a0Pendant plusieurs semaines, il n\u2019y avait plus de cas\u00a0\u00bb, indique-t-il encore. R\u00e9cemment, les nouveaux signalements correspondent principalement \u00e0 des cas import\u00e9s, tandis que deux ou trois situations restent en cours d\u2019investigation. \u00ab\u00a0On voit bien que quand on va \u00e0 domicile et qu\u2019on m\u00e8ne ces actions, les cas diminuent vraiment\u00a0\u00bb, assure-t-il.<\/p>\n<p>Maintenir l\u2019objectif d\u2019\u00e9limination du paludisme de l\u2019OMS\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 la r\u00e9apparition de cas acquis localement, Mayotte reste engag\u00e9e dans une strat\u00e9gie d\u2019\u00e9limination du paludisme. \u00ab\u00a0On peut encore se targuer d\u2019\u00eatre \u00e9ligibles \u00e0 la phase d\u2019\u00e9limination\u00a0\u00bb, estime Ambdoul-Bar Idaroussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour lui, la pr\u00e9sence de cas import\u00e9s ne signifie pas automatiquement une reprise de la transmission locale. \u00ab\u00a0Mayotte remplit parfaitement les conditions pour \u00eatre dans la phase d\u2019\u00e9limination parce qu\u2019avoir des cas o\u00f9 on sait qu\u2019il y a une liaison avec une importation de cas, ne veut pas dire qu\u2019on a une circulation locale de la maladie\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019objectif des autorit\u00e9s sanitaires est donc d\u2019\u00e9viter l\u2019installation d\u2019une transmission ind\u00e9pendante des importations. \u00ab\u00a0On est encore \u00e9ligibles pour demander la certification d\u2019\u00e9limination car on n\u2019a pas de cas acquis localement sans lien avec un cas import\u00e9\u00a0\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vigilance reste n\u00e9anmoins indispensable dans un territoire o\u00f9 le moustique vecteur est toujours pr\u00e9sent et o\u00f9 les \u00e9changes avec une zone fortement touch\u00e9e par le paludisme sont constants. \u00ab\u00a0Toutes les op\u00e9rations que l\u2019on m\u00e8ne vont en ce sens : \u00e9viter une reprise de la transmission locale de la maladie\u00a0\u00bb, conclut le responsable de la lutte anti-vectorielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Mayotte, la bataille contre le paludisme se joue donc moins dans la disparition imm\u00e9diate du parasite que dans la capacit\u00e9 \u00e0 emp\u00eacher son installation durable. Une surveillance quotidienne, au plus pr\u00e8s des habitants et de l\u2019environnement, pour pr\u00e9server un acquis sanitaire que l\u2019ARS souhaite maintenir, en ce qu\u2019elle l\u2019a obtenu apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es d\u2019efforts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mathilde Hangard<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c9limin\u00e9 de Mayotte depuis 2010, le paludisme n\u2019a pourtant jamais totalement disparu de l\u2019environnement r\u00e9gional.\u00a0Depuis le 1er janvier&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":212083,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[9],"tags":[24511,33156,47986,83,2109,9066,20047,84,2111,23],"class_list":["post-212082","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sante","tag-ars-mayotte","tag-cas-autochtone","tag-cas-importe","tag-health","tag-mayotte","tag-oms","tag-paludisme","tag-sante","tag-sante-publique-france","tag-suisse"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116893428641940753","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212082","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=212082"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212082\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/212083"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=212082"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=212082"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=212082"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}