{"id":22124,"date":"2026-02-26T08:01:03","date_gmt":"2026-02-26T08:01:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/22124\/"},"modified":"2026-02-26T08:01:03","modified_gmt":"2026-02-26T08:01:03","slug":"celine-zufferey-signe-avec-maxence-une-ode-a-lamour-ordinaire-entre-fiction-et-realite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/22124\/","title":{"rendered":"C\u00e9line Zufferey signe avec \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb une ode \u00e0 l&rsquo;amour ordinaire entre fiction et r\u00e9alit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Dans son nouveau roman\u00a0\u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb, C\u00e9line Zufferey explore l&rsquo;intimit\u00e9 du quotidien. L&rsquo;\u00e9crivaine valaisanne fait \u00ab\u00a0l&rsquo;autopsie\u00a0\u00bb de son pr\u00e9sent conjugal, saisit l&rsquo;instant par l&rsquo;\u00e9criture, inscrit le quotidien du couple dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, fixe la m\u00e9moire et pr\u00e9vient la disparition de celui qu&rsquo;elle aime.<\/p>\n<p>Inspir\u00e9e par son propre couple, C\u00e9line Zufferey livre avec \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb une fiction o\u00f9 l&rsquo;observation minutieuse devient une forme d&rsquo;amour et d&rsquo;art. \u00c0 travers ce r\u00e9cit, elle interroge les notions de pr\u00e9sence, d&rsquo;absence et de m\u00e9moire, tout en r\u00e9inventant la passion dans les petits gestes du quotidien.<\/p>\n<p>L&rsquo;autrice valaisanne raconte dans l&rsquo;\u00e9mission Vertigo du 16 f\u00e9vrier avoir scrut\u00e9 son compagnon pendant cinq mois pour \u00e9crire \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb. Ce dernier, qui donne son pr\u00e9nom au titre du roman, est \u00e0 la fois muse et point de d\u00e9part de cette r\u00e9flexion litt\u00e9raire: \u00ab\u00a0La diff\u00e9rence d&rsquo;\u00e2ge de vingt-trois ans entre nous m&rsquo;a fait r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la disparition, \u00e0 qui partirait en premier\u00a0\u00bb, confie l&rsquo;autrice. Mais tr\u00e8s vite, le projet d\u00e9passe cette simple r\u00e9flexion pour devenir une exploration de l&rsquo;amour quotidien: \u00ab\u00a0Ce livre parle de cette pr\u00e9sence et absence des \u00eatres aim\u00e9s, de leur coexistence entre le moment pr\u00e9sent et leur \u00e9ventuelle absence future.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un roman entre fiction et r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>Le roman se distingue par un \u00ab\u00a0female gaze\u00a0\u00bb assum\u00e9, o\u00f9 un homme est observ\u00e9 par une femme. \u00ab\u00a0On a l&rsquo;habitude que ce soit l&rsquo;inverse, mais ici, je voulais inverser les r\u00f4les\u00a0\u00bb, explique C\u00e9line Zufferey. Elle s&rsquo;int\u00e9resse au corps de son compagnon, mais aussi \u00e0 ses habitudes domestiques, comme la mani\u00e8re dont il pr\u00e9pare son caf\u00e9 ou regarde des films. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait aussi une mani\u00e8re de traiter la passion dans le quotidien, \u00e0 travers de petites attentions et des gestes simples\u00a0\u00bb, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>Si le roman s&rsquo;inspire de la vie de l&rsquo;autrice, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une simple autofiction: \u00ab\u00a0Mon couple est une base de d\u00e9part, mais j&rsquo;ai laiss\u00e9 une grande place \u00e0 la fiction\u00a0\u00bb. C\u00e9line Zufferey a \u00e9galement choisi de traiter l&rsquo;\u00e9criture comme un processus en soi. \u00ab\u00a0Plus j&rsquo;\u00e9crivais, plus je m&rsquo;\u00e9loignais de mon couple pour devenir une observatrice. Ce livre est autant une r\u00e9flexion sur l&rsquo;amour que sur l&rsquo;acte d&rsquo;\u00e9crire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Invitation \u00e0 r\u00e9enchanter le quotidien<\/p>\n<p>Avec \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb, C\u00e9line Zufferey invite ses lecteurs et lectrices \u00e0 r\u00e9enchanter leur quotidien. \u00ab\u00a0Les premiers retours que j&rsquo;ai eus montrent que ce livre pousse \u00e0 regarder diff\u00e9remment son conjoint ou ses proches et \u00e0 retrouver un \u00e9merveillement dans les petites choses\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit-elle. Une d\u00e9marche qui n&rsquo;est pas sans rappeler l&rsquo;influence de Georges Perec et de Nathalie Sarraute, deux figures majeures de la litt\u00e9rature qui ont su sublimer l&rsquo;ordinaire.<\/p>\n<p>\u00c9crit en seulement cinq mois, \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb se distingue \u00e9galement par sa construction. C\u00e9line Zufferey a travaill\u00e9 par fragments, qu&rsquo;elle a ensuite assembl\u00e9s comme un cin\u00e9aste monte ses plans. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai pens\u00e9 ces chapitres comme des \u00e9clats, \u00e9crits dans le d\u00e9sordre, puis structur\u00e9s comme un montage\u00a0\u00bb, explique-t-elle. Une approche qui refl\u00e8te son go\u00fbt pour le cin\u00e9ma et l&rsquo;art visuel, des influences r\u00e9currentes dans son \u0153uvre.<\/p>\n<p class=\"sources\">Propos recueillis par Rafael Wolf<\/p>\n<p class=\"credit\">Adaptation web: olhor<\/p>\n<p class=\"article-footnote\">C\u00e9line Zufferey, \u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb, Gallimard, f\u00e9vrier 2026.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans son nouveau roman\u00a0\u00ab\u00a0Maxence\u00a0\u00bb, C\u00e9line Zufferey explore l&rsquo;intimit\u00e9 du quotidien. 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