{"id":224197,"date":"2026-07-19T11:19:21","date_gmt":"2026-07-19T11:19:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/224197\/"},"modified":"2026-07-19T11:19:21","modified_gmt":"2026-07-19T11:19:21","slug":"le-nifff-temple-du-cinema-de-genre-depuis-un-quart-de-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/224197\/","title":{"rendered":"Le NIFFF, temple du cin\u00e9ma de genre depuis un quart de si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/MARDI_4juillet23_OPENAIRDOUBLEBLIND_SA_HD-17.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Pousser la catharsis \u00e0 l'extr\u00eame, tout en respectant la tranquillit\u00e9 du quartier : un spectateur assistant \u00e0 une s\u00e9ance en plein air du NIFFF, \u00e9quip\u00e9 d'un casque audio.\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Pousser la catharsis \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, tout en respectant la tranquillit\u00e9 du quartier: un spectateur assiste \u00e0 une s\u00e9ance en plein air du NIFFF, \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un casque audio.             <\/p>\n<p>            NIFFF        <\/p>\n<p>        Le Festival international du film fantastique de Neuch\u00e2tel (NIFFF) transforme la cit\u00e9 lacustre en lieu de p\u00e8lerinage pour les amateurs d\u2019horreur, de science-fiction et de fantasy. Seul grand rassemblement suisse enti\u00e8rement consacr\u00e9 au cin\u00e9ma de genre, il a f\u00eat\u00e9 son jubil\u00e9 d\u2019argent.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        19 juillet 2026 &#8211; 10:00\n<\/p>\n<p>Au fil des ann\u00e9es, le Festival international du film fantastique de Neuch\u00e2tel (NIFFF) a forg\u00e9 une communaut\u00e9 soud\u00e9e par des rituels, des r\u00e9f\u00e9rences partag\u00e9es et des traditions transmises des habitu\u00e9s aux nouveaux venus. La g\u00e9ographie du festival favorise cette intimit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans un rayon de 500 m\u00e8tres \u00e0 peine, les festivali\u00e8res et festivaliers passent des cin\u00e9mas aux expositions, en traversant un parc transform\u00e9 en petit village avec ses stands de nourriture et ses bars. Comme beaucoup de festivals suisses, le NIFFF tire parti de la taille modeste de sa ville h\u00f4te: tout est \u00e0 port\u00e9e de main, ce qui encourage les rencontres et la familiarit\u00e9.<\/p>\n<p>Le sentiment de communaut\u00e9 d\u00e9borde aussi des salles obscures. Lors de la derni\u00e8re \u00e9dition, qui s\u2019est tenue du 3 au 11 juillet, les spectatrices et spectateurs ont pu \u00e9chapper \u00e0 la chaleur de 34\u00b0C en allant se baigner dans le lac de Neuch\u00e2tel. Au bord de l\u2019eau, les adeptes de baignade ont pu \u00e9changer des anecdotes au sujet d\u2019une sculpture de requin cens\u00e9e se cacher sous l\u2019eau.<\/p>\n<p>Cette sculpture, qui porte le nom de Bruce, existe bel et bien. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour le court m\u00e9trage Choc au Lac (2007), projet\u00e9 au festival l\u2019ann\u00e9e suivante. Mais elle repose en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 22 m\u00e8tres de profondeur, dans une ville voisine \u2013 signe qu\u2019au NIFFF, la fronti\u00e8re entre le fantastique et le r\u00e9el se brouille aussi bien \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des cin\u00e9mas.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/1477\u00a9MiguelBueno.jpg\" width=\"1503\" height=\"1000\" alt=\"Le cin\u00e9ma comme \u00e9v\u00e9nement social : projection en plein air lors de l'\u00e9dition 2025 du NIFFFF.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Le cin\u00e9ma comme espace social: \u00abPsychose\u00bb d\u2019Alfred Hitchcock, projet\u00e9 en plein air lors de l\u2019\u00e9dition 2025 du NIFFF.            <\/p>\n<p>            Miguel Bueno        <\/p>\n<p>Rituels et folklore du festival<\/p>\n<p>La participation du public est devenue l\u2019une des marques de fabrique de la manifestation. Durant les publicit\u00e9s qui pr\u00e9c\u00e8dent les projections, les spectateurs et spectatrices ont pour habitude de s\u2019interpeller et de se lancer des r\u00e9pliques.<\/p>\n<p>Pour la directrice artistique du festival, Kate Reidy, cela refl\u00e8te une culture propre au cin\u00e9ma de genre. \u00abCe n\u2019est pas quelque chose d\u2019unique au NIFFF, rappelle-t-elle. Cela existe dans d\u2019autres festivals de films de genre, o\u00f9 le public est beaucoup plus impliqu\u00e9, se sent plus libre de s\u2019exprimer et joue avec ses propres r\u00e9f\u00e9rences. Ce qui est unique ici, c\u2019est que le public a d\u00e9velopp\u00e9 ses propres rituels autour de l\u2019ensemble du bloc de publicit\u00e9s qui pr\u00e9c\u00e8de chaque projection.\u00bb<\/p>\n<p>Au NIFFF, ce bloc publicitaire, inhabituellement long, est devenu partie int\u00e9grante du spectacle. Certaines blagues renvoient \u00e0 des films culte des \u00e9ditions pass\u00e9es. Ainsi, depuis la premi\u00e8re projection de la saga d\u2019action de S.S. Rajamouli, Baahubali, en 2016, le cri \u00abBaahubali!\u00bb retentit invariablement \u00e0 chaque s\u00e9ance du festival, aussit\u00f4t repris en ch\u0153ur par la salle.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/707182105_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"867\" alt=\"Kate Reidy, directrice artistique du NIFFF.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Kate Reidy, directrice artistique du NIFFF.            <\/p>\n<p>            Keystone \/ Jean-Christophe Bott        <\/p>\n<p>D\u2019autres rituels puisent dans le cin\u00e9ma grand public. Dans le bref instant o\u00f9 la salle est plong\u00e9e dans le noir avant le d\u00e9but de la projection, quelqu\u2019un lance en g\u00e9n\u00e9ral la c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9plique de la com\u00e9die fran\u00e7aise RRRrrr!!! (2004) \u2013 \u00ab\u00c7a va \u00eatre tout noir!\u00bb \u2013 avant que le reste du public ne r\u00e9ponde \u00e0 l\u2019unisson: \u00abTa gueule!\u00bb<\/p>\n<p>Certaines publicit\u00e9s sont \u00e9galement devenues des rendez-vous annuels. Lors d\u2019une r\u00e9clame pour l\u2019\u00e9mission Film de Minuit de la RTS, le public r\u00e9cite traditionnellement les dialogues \u00e0 mesure qu\u2019ils s\u2019affichent sur l\u2019\u00e9cran, avant de se joindre au cri final.<\/p>\n<p>De nouvelles r\u00e9pliques \u00e9mergent presque chaque ann\u00e9e. Pendant les premiers jours du festival, les spectateurs et spectatrices testent des blagues et des r\u00e9f\u00e9rences pour voir ce qui prend. Le week-end venu, un effet de contagion s\u2019est install\u00e9, et certaines d\u2019entre elles rejoignent le r\u00e9pertoire commun. Pour Roxane, 26 ans, en formation d\u2019enseignante, l\u2019adoption de ces rituels s\u2019est faite naturellement: \u00abJ\u2019ai vu des gens crier des trucs dr\u00f4les \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Alors je me suis dit: moi aussi je peux le faire!\u00bb<\/p>\n<p>        Contenu externe    <\/p>\n<p>Une communaut\u00e9 unie par le cin\u00e9ma de genre<\/p>\n<p>Mais les rituels seuls ne font pas vivre un festival. Ils supposent un public pr\u00eat \u00e0 les embrasser. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la fr\u00e9quentation des cin\u00e9mas recule dans toute l\u2019Europe, le NIFFF continue de remplir ses salles en journ\u00e9e \u2013 et ce, m\u00eame en semaine.<\/p>\n<p>Antonio, employ\u00e9 de banque de 61 ans, fr\u00e9quente l\u2019\u00e9v\u00e9nement depuis 15 ans. \u00abLa premi\u00e8re ann\u00e9e, je ne suis venu que pour la moiti\u00e9 du festival, juste pour voir ce que c\u2019\u00e9tait. J\u2019ai tellement aim\u00e9 que, d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, j\u2019ai pris mes vacances pour y assister en entier\u00bb, raconte-t-il.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/LUNDI_3juillet23_HOUL_SA-11.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"S'habiller pour faire sensation : quand regarder un film devient une action collective et une performance.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                S\u2019habiller pour faire l\u2019occasion: quand regarder un film devient une action collective et une performance.            <\/p>\n<p>            NIFFF        <\/p>\n<p>Si le public va des adolescents aux retrait\u00e9s, le festival attire une part particuli\u00e8rement importante de jeunes: ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les moins de 35 ans ont repr\u00e9sent\u00e9 environ 47% des festivali\u00e8res et festivaliers, selon le rapport annuel 2025 du festival. \u00abPour les gens de cette r\u00e9gion, c\u2019est un rendez-vous annuel, quelque chose qui se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, souligne Kate Reidy. Des personnes qui venaient quand elles \u00e9taient plus jeunes ont ensuite amen\u00e9 leurs propres enfants, qui sont devenus b\u00e9n\u00e9voles \u00e0 leur tour.\u00bb<\/p>\n<p>Selon elle, la direction artistique du festival explique son fort attrait aupr\u00e8s des jeunes. \u00abLe cin\u00e9ma de genre int\u00e9resse particuli\u00e8rement un public jeune, probablement parce qu\u2019il explore des th\u00e8mes sociaux, politiques, philosophiques et existentiels, et parce qu\u2019il permet de vivre une forme de catharsis autour d\u2019angoisses ou de sentiments que l\u2019on peut avoir, mais sous une forme ludique\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle.<\/p>\n<p>L\u2019esprit communautaire du festival \u00e9tait particuli\u00e8rement visible lors de la projection anniversaire de The Rocky Horror Picture Show. Le cin\u00e9aste fran\u00e7ais Bertrand Mandico, invit\u00e9 d\u2019honneur de cette \u00e9dition, dont les films fantasmagoriques, transgres\u00adsifs et aux identit\u00e9s de genre fluides lui ont valu un public tr\u00e8s fid\u00e8le, a ainsi \u00e9t\u00e9 moins frapp\u00e9 par le film que par le public.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/260706_Bertrand-Mandico-portrait\u00a9fareyah-kaukab.jpg\" width=\"5712\" height=\"4284\" alt=\"Le premier long m\u00e9trage du r\u00e9alisateur fran\u00e7ais Bertrand Mandico, \u00ab Les Gar\u00e7ons sauvages \u00bb (2017), a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 meilleur film de 2018 par la revue cin\u00e9matographique \u00ab Les Cahiers du Cin\u00e9ma \u00bb.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Le premier long m\u00e9trage du r\u00e9alisateur fran\u00e7ais Bertrand Mandico, \u00abLes Gar\u00e7ons sauvages\u00bb (2017), a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 meilleur film de 2018 par la revue cin\u00e9matographique \u00abLes Cahiers du Cin\u00e9ma\u00bb.            <\/p>\n<p>            Fareyah Kaukab        <\/p>\n<p>\u00abIl y a quelque chose de tr\u00e8s permissif dans ce film, d\u00e9clare-t-il. Sa structure est inhabituelle: tr\u00e8s musicale, tr\u00e8s libre. Et surtout, le public finit par se l\u2019approprier. Le film transforme litt\u00e9ralement le cin\u00e9ma en cabaret. Les gens se permettent des choses qu\u2019ils ne feraient probablement pas ailleurs. C\u2019est un peu comme un carnaval. Il y a cette id\u00e9e de transgresser sa propre identit\u00e9, ou du moins de jouer avec cette transgression. Ce qui m\u2019a vraiment \u00e9mu, c\u2019est de voir une jeune g\u00e9n\u00e9ration arriver en costume, conna\u00eetre tous les rituels qui entourent le film [\u2026] tout en d\u00e9couvrant parfois le film lui-m\u00eame pour la toute premi\u00e8re fois.\u00bb<\/p>\n<p>Des histoires qui font vivre le NIFFF<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2023-07-03-NIFFF-Diane_CZ_4170.jpg\" width=\"2000\" height=\"3000\" alt=\"Des festivaliers au NIFFF.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>            NIFFF        <\/p>\n<p>Ce lien entre le cin\u00e9ma de genre et la communaut\u00e9 locale est renforc\u00e9 par la culture plus large du film fantastique dans la r\u00e9gion. Le NIFFF n\u2019existe pas en vase clos: il s\u2019inscrit dans un \u00e9cosyst\u00e8me qui comprend des \u00e9v\u00e9nements comme le festival Plan 9 de La Chaux-de-Fonds, contribuant \u00e0 faire de la r\u00e9gion un terreau fertile pour le cin\u00e9ma de genre.<\/p>\n<p>Et si les racines du festival sont r\u00e9solument locales, son identit\u00e9 d\u00e9passe les fronti\u00e8res de Neuch\u00e2tel. Membre de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des festivals M\u00e9li\u00e8s, le NIFFF est connect\u00e9 \u00e0 un r\u00e9seau mondial de festivals de genre, dont le Festival international du film fantastique de Sitges, en Catalogne, et le Morbido Fest, au Mexique.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, ce qui fait vivre le NIFFF, ce n\u2019est pas seulement sa programmation, mais l\u2019imaginaire collectif qui l\u2019entoure. Une sculpture de requin devient une mythologie locale, une r\u00e9plique d\u2019une com\u00e9die oubli\u00e9e devient un rituel partag\u00e9, et chaque g\u00e9n\u00e9ration de spectateurs et spectatrices ajoute de nouvelles r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la m\u00e9moire \u00e9volutive du festival.<\/p>\n<p>L\u2019origine de ces traditions est difficile \u00e0 retracer. Les habitu\u00e9s de longue date supposent que beaucoup d\u2019entre elles ont commenc\u00e9 avec des b\u00e9n\u00e9voles cherchant \u00e0 faire chauffer la salle avant les projections, mais ces derni\u00e8res sont devenues avec le temps partie int\u00e9grante du folklore du festival. Pour Kate Reidy, cette r\u00e9invention permanente est au c\u0153ur de l\u2019identit\u00e9 du NIFFF: \u00abLes gens essaient de comprendre le pourquoi et le comment, mais pour moi, l\u2019essentiel, c\u2019est que les gens se racontent des histoires.\u00bb<\/p>\n<p>&gt;&gt; Au fil des ans, le NIFFF a accueilli des figures majeures du cin\u00e9ma:<\/p>\n<p>Texte original en anglais relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Catherine Hickley, version fran\u00e7aise adapt\u00e9e et v\u00e9rifi\u00e9e par Dorian Burkhalter<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pousser la catharsis \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, tout en respectant la tranquillit\u00e9 du quartier: un spectateur assiste \u00e0 une s\u00e9ance&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":224198,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[10],"tags":[657,3949,8901,50143,384,172,20028,113,112,8899,1312,1631,23],"class_list":["post-224197","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-divertissement","tag-article","tag-beat-culture","tag-beat-swiss-cinema","tag-cartoon","tag-cinema","tag-culture","tag-customs-and-tradition","tag-divertissement","tag-entertainment","tag-film-festival","tag-multi","tag-production-type-adaptation","tag-suisse"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116946375254944493","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/224197","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=224197"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/224197\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/224198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=224197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=224197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=224197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}