{"id":225465,"date":"2026-07-20T11:37:30","date_gmt":"2026-07-20T11:37:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/225465\/"},"modified":"2026-07-20T11:37:30","modified_gmt":"2026-07-20T11:37:30","slug":"entretien-avec-nina-zimmer-directrice-du-kunstmuseum-sur-le-depart","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/225465\/","title":{"rendered":"Entretien avec Nina Zimmer, directrice du Kunstmuseum sur le d\u00e9part"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/b3c61d58709bc2c0180954d1bdc75fd4-347519779-data.jpg\" width=\"1024\" height=\"683\" alt=\"Femme posant devant un tableau\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Nina Zimmer, directrice du Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Berne.            <\/p>\n<p>            Keystone\/Lukas Lehmann        <\/p>\n<p>        Le refus du peuple de financer la r\u00e9novation du Kunstmuseum de Berne assombrit la fin du mandat de Nina Zimmer. Avant de prendre la t\u00eate de la Galerie Belv\u00e9d\u00e8re, \u00e0 Vienne, la directrice revient sur cet \u00e9chec, mais aussi sur son r\u00f4le dans l\u2019\u00e9volution de la politique suisse concernant les \u0153uvres d\u2019art spoli\u00e9es par les nazis.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        20 juillet 2026 &#8211; 10:00\n<\/p>\n<p>Alors que le mandat mouvement\u00e9 et tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9 de Nina Zimmer au Kunstmuseum de Berne et au Centre Paul Klee, situ\u00e9 dans la m\u00eame ville, touche \u00e0 sa fin, le mus\u00e9e a essuy\u00e9 un revers. Le 14 juin, 51,8% de l\u2019\u00e9lectorat du canton de Berne a rejet\u00e9 en votation le financement d\u2019un vaste projet de r\u00e9novation et de reconstruction du Kunstmuseum.<\/p>\n<p>Le projet propos\u00e9, dont le co\u00fbt \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 147 millions de francs suisses, pr\u00e9voyait de remplacer l\u2019extension actuelle du Kunstmuseum, datant de 1983 et abritant des espaces d\u2019exposition, des bureaux et le caf\u00e9, par un \u00e9difice ind\u00e9pendant en gr\u00e8s. Il comprenait \u00e9galement une r\u00e9novation compl\u00e8te du b\u00e2timent d\u2019origine, connu sous le nom de \u00abStettler Building\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019objet du r\u00e9f\u00e9rendum \u00e9tait un cr\u00e9dit de 15,7 millions de francs suisses approuv\u00e9 par le Grand Conseil en septembre. Un <a href=\"https:\/\/nein-zum-millionprojekt.ch\/de\/Home\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">groupe multipartite oppos\u00e9 au projetLien externe<\/a> a r\u00e9uni les 10\u2019000 signatures n\u00e9cessaires pour le contester par les urnes. Ces opposantes et opposants reconnaissaient que le Kunstmuseum avait besoin d\u2019\u00eatre r\u00e9nov\u00e9, mais pr\u00f4naient un projet plus modeste.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/696471425_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"974\" alt=\"Fa\u00e7ade du Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Berne : son projet de r\u00e9novation a \u00e9t\u00e9 torpill\u00e9 par une coalition de partis de droite.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                La fa\u00e7ade du Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Berne.            <\/p>\n<p>            Keystone \/ Christian Beutler        <\/p>\n<p>\u00abNous avions esp\u00e9r\u00e9 un r\u00e9sultat diff\u00e9rent, d\u00e9clare Nina Zimmer. Cela dit, nous respectons la d\u00e9cision de l\u2019\u00e9lectorat bernois. Il s\u2019agit d\u00e9sormais de tirer les le\u00e7ons du r\u00e9sultat du scrutin et de trouver une nouvelle voie \u00e0 suivre.\u00bb Selon elle, cette d\u00e9cision ne signifie pas la fin du projet, mais \u00abnous devons maintenant explorer de nouvelles pistes de financement\u00bb.<\/p>\n<p>Le d\u00e9part de Nina Zimmer avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 en mars, bien avant la votation. Elle part pour diriger l\u2019illustre Galerie Belv\u00e9d\u00e8re de Vienne, une nomination qualifi\u00e9e par la fondation g\u00e9rant le Kunstmuseum et le Centre Paul Klee de \u00abdistinction qui rend hommage au travail accompli par Nina Zimmer\u00bb.<\/p>\n<p>Le Kunstmuseum a indiqu\u00e9 que son conseil d\u2019administration proc\u00e9derait \u00e0 un examen approfondi du financement du projet de r\u00e9novation avant de d\u00e9cider de la marche \u00e0 suivre. Nina Zimmer aura donc fort \u00e0 faire au cours des prochains mois, quatre nouvelles expositions devant \u00e9galement \u00eatre inaugur\u00e9es avant son d\u00e9part.<\/p>\n<p>La collection Gurlitt<\/p>\n<p>Mais la mission qui a marqu\u00e9 son mandat est d\u00e9sormais achev\u00e9e, du moins pour l\u2019instant. Lorsque Nina Zimmer est arriv\u00e9e au Kunstmuseum en 2016, celui-ci venait d\u2019accepter le legs de Cornelius Gurlitt, comprenant environ 1600 \u0153uvres d\u2019art, dont une grande partie sur papier. L\u2019homme avait h\u00e9rit\u00e9 de ces \u0153uvres de son p\u00e8re, Hildebrand Gurlitt. Ce dernier, marchand d\u2019art, avait achet\u00e9 des \u0153uvres dans les territoires occup\u00e9s par les nazis pour le \u00abF\u00fchrermuseum\u00bb qu\u2019Adolf Hitler pr\u00e9voyait de construire \u00e0 Linz, mais qui n\u2019a jamais vu le jour.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/537511060_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"867\" alt=\"Une femme admire des \u0153uvres issues du legs Gurlitt lors de l'avant-premi\u00e8re de l'exposition \u00ab Gurlitt \u2013 Taking Stock \u00bb (2022). Ces \u0153uvres t\u00e9moignent du pillage et du commerce d'\u0153uvres d'art sous le r\u00e9gime nazi et visent \u00e0 apporter des r\u00e9ponses concernant la recherche de provenance ainsi que les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la gestion des r\u00e9sultats de ces recherches.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Une femme admire des \u0153uvres issues du legs Gurlitt lors de l\u2019avant-premi\u00e8re de l\u2019exposition \u00ab Gurlitt \u2013 Taking Stock \u00bb (2022). Ces \u0153uvres t\u00e9moignent du pillage et du commerce d\u2019\u0153uvres d\u2019art sous le r\u00e9gime nazi et visent \u00e0 apporter des r\u00e9ponses concernant la recherche de provenance et les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats de ces recherches.            <\/p>\n<p>            Keystone \/ Anthony Anex        <\/p>\n<p>En 2012, alors que Cornelius Gurlitt \u00e9tait encore en vie, les autorit\u00e9s douani\u00e8res allemandes ont perquisitionn\u00e9 son appartement de Munich et saisi plus de 1200 \u0153uvres d\u2019art (il en conservait d\u2019autres dans sa maison de Salzbourg). Lorsque cette d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 rendue publique en 2013, elle a provoqu\u00e9 un toll\u00e9 international. Une multitude d\u2019h\u00e9ritiers et d\u2019h\u00e9riti\u00e8res de collectionneurs juifs dont les \u0153uvres avaient \u00e9t\u00e9 pill\u00e9es par les nazis ont r\u00e9clam\u00e9 leur d\u00fb.<\/p>\n<p>\u00c0 sa mort en 2014, Cornelius Gurlitt a l\u00e9gu\u00e9 l\u2019ensemble de ses biens au Kunstmuseum de Berne: un h\u00e9ritage que le conseil d\u2019administration a qualifi\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de \u00abmagnifique\u00bb, m\u00eame s\u2019il constituait \u00abun fardeau consid\u00e9rable en termes de responsabilit\u00e9 et une multitude de questions parmi les plus difficiles et les plus d\u00e9licates\u00bb.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/192317675_highres.jpg\" width=\"1013\" height=\"1300\" alt=\"Photo datant de 1925 repr\u00e9sentant l'historien de l'art Hildebrand Gurlitt. Son fils, Cornelius Gurlitt, a d\u00e9clar\u00e9 au magazine allemand *Der Spiegel* (17 novembre 2013) qu'il souhaitait prot\u00e9ger la collection constitu\u00e9e par son d\u00e9funt p\u00e8re, Hildebrand.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Photo datant de 1925 repr\u00e9sentant l\u2019historien de l\u2019art Hildebrand Gurlitt. Son fils, Cornelius Gurlitt, a d\u00e9clar\u00e9 au magazine allemand *Der Spiegel* (17 novembre 2013) qu\u2019il souhaitait prot\u00e9ger la collection constitu\u00e9e par son d\u00e9funt p\u00e8re, Hildebrand.            <\/p>\n<p>            Kunstsammlungen Zwickau \/ Keystone        <\/p>\n<p>Cela a \u00e9galement \u00e9veill\u00e9 la curiosit\u00e9 de Nina Zimmer. \u00abJ\u2019ai pos\u00e9 ma candidature en toute connaissance de cause concernant le legs Gurlitt, explique-t-elle lors d\u2019un entretien au Kunstmuseum. Ce dossier m\u2019int\u00e9ressait particuli\u00e8rement, il s\u2019agissait m\u00eame d\u2019une des raisons de ma candidature. C\u2019\u00e9tait un d\u00e9fi que je voulais relever.\u00bb<\/p>\n<p>Selon elle, le plus difficile dans ce dossier a \u00e9t\u00e9 de jongler simultan\u00e9ment avec les nombreux aspects du legs, tout en \u00abtravaillant sous le feu des projecteurs d\u00e8s la premi\u00e8re seconde. Nous devions agir en r\u00e9fl\u00e9chissant m\u00fbrement, et communiquer sans attendre. Il \u00e9tait important d\u2019\u00eatre transparents, mais c\u2019\u00e9tait aussi un v\u00e9ritable d\u00e9fi.\u00bb<\/p>\n<p>Parmi les t\u00e2ches imm\u00e9diates, pr\u00e9cise-t-elle, figuraient la coordination avec les autorit\u00e9s allemandes et les chercheurs et chercheuses de provenance qui enqu\u00eataient d\u00e9j\u00e0 sur la collection, la gestion de son transport depuis les d\u00e9p\u00f4ts en Allemagne et en Autriche jusqu\u2019\u00e0 Berne, la documentation des \u0153uvres, la mise en place d\u2019un site web et d\u2019une base de donn\u00e9es, ainsi que l\u2019organisation d\u2019expositions. Certaines \u0153uvres, qui avaient \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9es en raison des conditions dans lesquelles elles avaient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9es, ont d\u00fb \u00eatre restaur\u00e9es. Le Kunstmuseum est \u00e9galement devenu le premier mus\u00e9e de Suisse \u00e0 cr\u00e9er un d\u00e9partement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la recherche de provenance.<\/p>\n<p>Un d\u00e9fi, mais aussi une opportunit\u00e9<\/p>\n<p>Alors que tout cela se passait en arri\u00e8re-plan, de nombreuses personnes aux opinions politiques divergentes se sont exprim\u00e9es sur des tribunes publiques quant \u00e0 la mani\u00e8re dont cet h\u00e9ritage devait \u00eatre g\u00e9r\u00e9. \u00abL\u2019attention m\u00e9diatique, pr\u00e9sente d\u00e8s la premi\u00e8re minute, a constitu\u00e9 un d\u00e9fi, mais aussi une opportunit\u00e9, explique Nina Zimmer. L\u2019attention suscit\u00e9e et l\u2019espace public occup\u00e9 par ce d\u00e9bat nous ont permis d\u2019aborder ces pr\u00e9occupations, de prendre en compte les diff\u00e9rentes perspectives politiques et de convaincre le public de la voie que nous avions choisie pour le Kunstmuseum de Berne. Cela a \u00e9t\u00e9 bien accueilli.\u00bb<\/p>\n<p>Depuis lors, le Kunstmuseum a conclu des accords avec les ayant-droits de collectionneurs juifs concernant plusieurs \u0153uvres de la collection. Cela a \u00e9galement eu un impact majeur sur la mani\u00e8re dont la Suisse g\u00e8re la question des \u0153uvres d\u2019art spoli\u00e9es par les nazis dans les collections publiques. Une nouvelle Commission pour le patrimoine culturel au pass\u00e9 probl\u00e9matique, mise en place par le gouvernement helv\u00e9tique, a entam\u00e9 ses travaux le 1er mars de cette ann\u00e9e. De nombreux autres mus\u00e9es du pays disposent d\u00e9sormais de services charg\u00e9s de la recherche de provenance.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/000_1BP1I1.jpg\" width=\"3600\" height=\"2400\" alt=\"Nina Zimmer pose devant le tableau d'Henri Matisse intitul\u00e9 \u00ab La blouse bleue \u00bb. Lorsque Georges F. Keller a commenc\u00e9 \u00e0 faire don de tableaux de ma\u00eetres tels que Matisse et Dal\u00ed au Kunstmuseum de Berne, sa r\u00e9putation ne faisait aucun doute. Ce ressortissant suisse-br\u00e9silien \u00e9tait un marchand d'art respect\u00e9 qui avait fait don de 116 \u0153uvres au mus\u00e9e entre les ann\u00e9es 1950 et sa mort en 1981. Mais le chercheur en provenance du mus\u00e9e est tomb\u00e9 sur un document d'archives \u00e9tablissant un lien entre Keller et \u00c9tienne Bignou, un homme aujourd'hui consid\u00e9r\u00e9 comme un marchand \u00ab \u00e0 risque \u00bb car il faisait le commerce d'\u0153uvres d'art avec des Allemands dans le Paris occup\u00e9 par les nazis.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Nina Zimmer pose devant le tableau d\u2019Henri Matisse intitul\u00e9 \u00abLa blouse bleue\u00bb. Lorsque Georges F. Keller a commenc\u00e9 \u00e0 faire don de tableaux de ma\u00eetres tels que Matisse et Dal\u00ed au Kunstmuseum de Berne, sa r\u00e9putation ne faisait aucun doute. Ce ressortissant suisse-br\u00e9silien, marchand d\u2019art respect\u00e9, avait fait don de 116 \u0153uvres au mus\u00e9e entre les ann\u00e9es 1950 et sa mort en 1981. Mais le chercheur en provenance du mus\u00e9e est tomb\u00e9 sur un document d\u2019archives \u00e9tablissant un lien entre Keller et \u00c9tienne Bignou, un homme aujourd\u2019hui consid\u00e9r\u00e9 comme un marchand \u00ab\u00e0 risque\u00bb car il faisait le commerce d\u2019\u0153uvres d\u2019art avec des Allemands dans le Paris occup\u00e9 par les nazis.            <\/p>\n<p>            Fabrice Coffrini \/ AFP        <\/p>\n<p>\u00abDans tout ce d\u00e9bat sur les \u0153uvres d\u2019art spoli\u00e9es par les nazis, il y a un \u2018avant Gurlitt\u2019 et un \u2018apr\u00e8s Gurlitt\u2019, observe Nina Zimmer. Cela a boulevers\u00e9 l\u2019ensemble du secteur. Le changement le plus important, c\u2019est que ce sujet est maintenant largement compris et figure \u00e0 l\u2019ordre du jour. En tant qu\u2019institution publique, on ne peut plus se permettre de l\u2019\u00e9viter.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe charg\u00e9e des recherches de provenance au Kunstmuseum se concentre d\u00e9sormais sur les autres collections du mus\u00e9e, apr\u00e8s avoir achev\u00e9, du moins pour l\u2019instant, son travail sur la succession de Gurlitt. Dans ce legs, \u00abil existe un petit groupe d\u2019\u0153uvres, qui ne sont pas des pi\u00e8ces majeures, pour lesquelles des d\u00e9cisions doivent encore \u00eatre prises et des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires, indique Nina Zimmer. D\u00e8s que de nouvelles informations seront disponibles, nous rouvrirons ces dossiers. La recherche de provenance n\u2019est jamais d\u00e9finitivement termin\u00e9e. Des documents in\u00e9dits issus d\u2019archives priv\u00e9es apparaissent, et nous pouvons r\u00e9examiner des dossiers que nous pensions clos. C\u2019est devenu une routine dans le cadre des recherches sur Gurlitt.\u00bb\u00a0<\/p>\n<p>\n    Plus<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/DollN_2023_Copyrigh_Annette_Koroll.jpg\" width=\"6000\" height=\"4000\" alt=\"Nikola Doll\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>        Plus    <\/p>\n<p>        Culture\n        <\/p>\n<p>        Nikola Doll s\u2019attaque au fardeau historique de l\u2019art spoli\u00e9 dans les collections suisses    <\/p>\n<p class=\"teaser-wide-card__excerpt\">\n<p>                        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur                    <\/p>\n<p>                        27 avr. 2024                    <\/p>\n<p>                Alors que la Suisse intensifie ses efforts pour lutter contre les \u0153uvres d\u2019art spoli\u00e9es dans les collections publiques, Nikola Doll va jouer un r\u00f4le central de coordination.            <\/p>\n<p>    <a class=\"teaser-wide-card__link\" href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/culture\/nikola-doll-art-spolie-fardeau-historique-suisse\/76453340\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>            lire plus Nikola Doll s\u2019attaque au fardeau historique de l\u2019art spoli\u00e9 dans les collections suisses<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>\u00abUn nouveau chapitre biographique\u00bb<\/p>\n<p>La question des \u0153uvres d\u2019art spoli\u00e9es par les nazis suivra certainement Nina Zimmer \u00e0 la Galerie Belv\u00e9d\u00e8re, qui a <a href=\"https:\/\/www.belvedere.at\/en\/belvedere\/provenance-research\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">restitu\u00e9 plus de 60 \u0153uvresLien externe<\/a> aux ayant-droits de collectionneurs juifs. La plus c\u00e9l\u00e8bre parmi ces \u0153uvres, La Femme en or de Gustav Klimt, a fait l\u2019objet d\u2019un film sorti en 2015 avec Helen Mirren dans le r\u00f4le principal.<\/p>\n<p>\u00abEn Autriche, la situation est tr\u00e8s diff\u00e9rente, car il existe une loi sur la restitution et des structures nationales ont \u00e9t\u00e9 mises en place, pointe Nina Zimmer. En Suisse, ces outils n\u2019existaient pas et nous avons d\u00fb d\u00e9velopper nos propres structures \u00e0 Berne. Je me r\u00e9jouis de faire connaissance avec mes futurs coll\u00e8gues et de d\u00e9couvrir leurs m\u00e9thodes de travail.\u00bb<\/p>\n<p>Le Belv\u00e9d\u00e8re, qui abrite plusieurs chefs-d\u2019\u0153uvre de Klimt, dont le c\u00e9l\u00e8bre Baiser, a accueilli deux millions de personnes l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, soit environ dix fois plus que le Kunstmuseum et le Centre Paul Klee r\u00e9unis. Le ministre autrichien de la Culture, Andreas Babler, a affirm\u00e9 que les \u00abnombreuses ann\u00e9es [de Nina Zimmer] \u00e0 la t\u00eate d\u2019un mus\u00e9e et sa capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer avec brio des structures complexes et des parties prenantes diverses\u00bb avaient convaincu le comit\u00e9 de s\u00e9lection.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/72926025_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"867\" alt=\"La galerie Belvedere \u00e0 Vienne, la nouvelle r\u00e9sidence de Nina Zimmer.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                La galerie Belv\u00e9d\u00e8re \u00e0 Vienne, la nouvelle r\u00e9sidence de Nina Zimmer.            <\/p>\n<p>            Wolfgang Weinhaeupl \/ Keystone        <\/p>\n<p>\u00abC\u2019est un nouveau chapitre de ma vie: travailler dans ce mus\u00e9e fantastique, dont la collection rev\u00eat une importance capitale pour tout le pays\u00bb, d\u00e9clare Nina Zimmer. Elle cite la tradition d\u2019innovation num\u00e9rique de l\u2019\u00e9tablissement et l\u2019immense diversit\u00e9 de son public comme principaux atouts.<\/p>\n<p>Mais apr\u00e8s vingt ans pass\u00e9s en Suisse, p\u00e9riode durant laquelle, originaire de Munich, elle a acquis le passeport rouge \u00e0 croix blanche, elle assure que le pays alpin lui manquera.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019admire le syst\u00e8me politique, l\u2019interaction entre les entit\u00e9s publiques et priv\u00e9es dans le domaine culturel, dit-elle. Il existe en Suisse une forte culture des fondations philanthropiques, un sens profond\u00e9ment ancr\u00e9 de l\u2019esth\u00e9tisme et de la modernit\u00e9, ainsi qu\u2019un large int\u00e9r\u00eat pour la culture.\u00bb<\/p>\n<p>Texte original en anglais relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Virginie Mangin, version fran\u00e7aise adapt\u00e9e par Lucie Donz\u00e9\/ptur<\/p>\n<p>        Articles mentionn\u00e9s    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Nina Zimmer, directrice du Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Berne. 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