{"id":261661,"date":"2026-08-15T11:54:25","date_gmt":"2026-08-15T11:54:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/261661\/"},"modified":"2026-08-15T11:54:25","modified_gmt":"2026-08-15T11:54:25","slug":"le-cineaste-suisse-basil-da-cunha-en-lice-a-locarno-avec-o-jacare","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/261661\/","title":{"rendered":"Le cin\u00e9aste suisse Basil Da Cunha en lice \u00e0 Locarno avec \u00ab\u00a0O Jacar\u00e9\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Seul r\u00e9alisateur suisse en lice pour le prestigieux L\u00e9opard d\u2019Or lors de cette \u00e9dition du Festival de Locarno, le cin\u00e9aste Basil Da Cunha a pr\u00e9sent\u00e9 son nouveau long-m\u00e9trage, &lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo;. Un film choral vibrant qui fait office de lettre d&rsquo;adieu au quartier de Reboleira, dans la banlieue de Lisbonne.<\/p>\n<p>&lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; est une histoire chorale entre thriller et com\u00e9die. Le film prend pour d\u00e9cor le quartier de Reboleira \u00e0 Lisbonne, au Portugal, un secteur \u00e0 forte immigration capverdienne o\u00f9 le r\u00e9alisateur suisso-portugais Basil Da Cunha, s&rsquo;est install\u00e9 il y a deux d\u00e9cennies et qui sert de d\u00e9cor \u00e0 toute sa filmographie. Pr\u00e9sent\u00e9 par le festival comme le dernier chapitre de la trilogie consacr\u00e9e au quartier de Reboleira, &lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; en lice pour le L\u00e9opard d&rsquo;Or, est en r\u00e9alit\u00e9 le quatri\u00e8me film, apr\u00e8s &lsquo;At\u00e9 ver a luz&rsquo; (2013), &lsquo;O fim do mundo&rsquo; (2019) et &lsquo;Manga D\u2019Terra&rsquo; (2023).<\/p>\n<p>&lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; plonge directement le spectateur dans le chaos du quartier de Reboleira avec un braquage qui tourne mal, un butin de 180&rsquo;000 euros qui dispara\u00eet et des policiers \u00e0 chaque coin de rue. Un braquage qui devient un pr\u00e9texte pour raconter les personnes et raconter un lieu.<\/p>\n<p>Contenu externe<\/p>\n<p> Ce contenu externe ne peut pas \u00eatre affich\u00e9 car il est susceptible de collecter des donn\u00e9es personnelles. Pour voir ce contenu vous devez autoriser la cat\u00e9gorie R\u00e9seaux sociaux. <\/p>\n<p> Accepter Plus d&rsquo;info <\/p>\n<p>    Une derni\u00e8re danse pour Reboleira<\/p>\n<p>&lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; rev\u00eat une dimension particuli\u00e8re: celle d&rsquo;un adieu. Le quartier, menac\u00e9 par les d\u00e9molitions et la gentrification, est en train de dispara\u00eetre. \u00ab\u00a0Au moment du tournage, on a d\u00fb recr\u00e9er pas mal de ces lieux de vie qui constituaient des piliers du quartier et qui n&rsquo;existaient d\u00e9j\u00e0 plus.\u00a0De la m\u00eame fa\u00e7on, on a d\u00fb aussi aller chercher des habitants qui n&rsquo;y habitaient plus.\u00a0[&#8230;] C&rsquo;est un joyeux testament, une c\u00e9l\u00e9bration de ce quartier\u00a0\u00bb, confie Basil Da Cunha dans l&rsquo;\u00e9mission Vertigo du 13 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de les r\u00e9unir dans cette derni\u00e8re danse, parce que c&rsquo;est un des derniers films qu&rsquo;on fait l\u00e0-bas\u00a0\u00bb, indique le cin\u00e9aste en \u00e9voquant les g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;acteurs locaux pass\u00e9es devant sa cam\u00e9ra.<\/p>\n<p class=\"q-text\">C&rsquo;\u00e9tait une fa\u00e7on de clore ce cheminement qu&rsquo;on a fait ensemble, mais d&rsquo;une fa\u00e7on joyeuse et en le c\u00e9l\u00e9brant<\/p>\n<p>  Basil Da Cunha, r\u00e9alisateur <\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la fiction, le film s&rsquo;apparente \u00e0 un travail d&rsquo;archivage social et de m\u00e9moire collective presque anthropologique, comme le pr\u00e9cise le r\u00e9alisateur: \u00ab\u00a0Il y a des maisons qu&rsquo;on a film\u00e9es qui n&rsquo;existent plus, des rues, des bars, des gens qui sont malheureusement partis parce que la vie les a emport\u00e9s. Et on les a grav\u00e9s \u00e0 tout jamais dans nos cam\u00e9ras. Ca, c&rsquo;est merveilleux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La force de frappe des femmes<\/p>\n<p>Si le pr\u00e9c\u00e9dent film du cin\u00e9aste, &lsquo;Manga d&rsquo;Terra&rsquo; (2023), flirtait d\u00e9j\u00e0 avec le portrait de femmes, &lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; orchestre un v\u00e9ritable retournement de pouvoir. Sans d\u00e9voiler l&rsquo;issue du film, ce glissement s&rsquo;apparente \u00e0 un geste d&rsquo;\u00e9mancipation port\u00e9 par l&rsquo;incroyable \u00e9nergie des actrices non professionnelles du quartier.<\/p>\n<p>Loin d&rsquo;\u00eatre de simples figures de passage ou des victimes passives, les femmes, dans le film de Basil Da Cunha, cr\u00e8vent l&rsquo;\u00e9cran par leur dignit\u00e9 et leur puissance de jeu. Le cin\u00e9aste ne tarit pas d&rsquo;\u00e9loges sur ses com\u00e9diennes, qu&rsquo;il filme depuis des ann\u00e9es au fil des mutations de Reboleira. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai toujours trouv\u00e9 qu&rsquo;elles avaient de toute fa\u00e7on une force de frappe, une puissance qui m\u00e9ritait d&rsquo;\u00eatre mise en lumi\u00e8re et d&rsquo;\u00eatre port\u00e9e sur le grand \u00e9cran\u00a0\u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n<p> &gt;&gt; A \u00e9couter, l&rsquo;interview de Basil Da Cunha dans l&rsquo;\u00e9mission Vertigo\u00a0:    \u00ab\u00a0O Jacar\u00e9\u00a0\u00bb de Basil Da Cunha \/ Vertigo \/ 26 min. \/ jeudi \u00e0 17:06 Le r\u00f4le crucial du Festival de Locarno<\/p>\n<p>Pour le r\u00e9alisateur, habitu\u00e9 des grands rendez-vous cin\u00e9matographiques, pr\u00e9senter son travail \u00e0 Locarno est une n\u00e9cessit\u00e9 absolue pour faire vivre et rayonner ses \u0153uvres. \u00ab\u00a0C&rsquo;est tr\u00e8s important. C&rsquo;est m\u00eame vital pour le cin\u00e9ma qu&rsquo;on fait, de pouvoir le montrer dans ces temples sacr\u00e9s du cin\u00e9ma\u00a0\u00bb, confie-t-il dans l&rsquo;\u00e9mission Forum du 12 ao\u00fbt.<\/p>\n<p class=\"q-text\">Le soutien qu&rsquo;on a re\u00e7u du Festival de Locarno jusqu&rsquo;ici nous touche \u00e9norm\u00e9ment et nous permet de faire rayonner nos films<\/p>\n<p>  Basil Da Cunha, r\u00e9alisateur <\/p>\n<p>Ce rayonnement est d&rsquo;autant plus crucial que le cin\u00e9ma de Basil Da Cunha refuse le clivage traditionnel entre divertissement grand public et exigence artistique. &lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo;, coproduction RTS, se positionne pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la fronti\u00e8re de ces deux mondes. \u00ab\u00a0Nos films ne sont ni des films commerciaux ni des films d&rsquo;auteurs, de niche, parce qu&rsquo;on ne tourne pas le dos \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de faire un cin\u00e9ma qui soit populaire. [&#8230;] C&rsquo;est un film difficile \u00e0 mettre dans des cases et du coup, pouvoir le montrer dans ce festival en particulier, permet de lui donner de la force\u00a0\u00bb, explique le r\u00e9alisateur.<\/p>\n<p>En m\u00ealant com\u00e9die chorale, tension polici\u00e8re et f\u00e9minisme spontan\u00e9, &lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; s&rsquo;impose comme un \u00ab\u00a0joyeux testament\u00a0\u00bb cin\u00e9matographique. Un film politique et pop qui marque la fin d&rsquo;un cycle. Et si Basil Da Cunha ne tournera plus \u00e0 Reboleira, il embarque avec lui, pour ses projets futurs, la communaut\u00e9 capverdienne sur qui il a pu compter jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p class=\"sources\">Propos recueillis par Pierre Philippe Cadert, Rafael Wolf et Coralie Claude<\/p>\n<p class=\"credit\">Adaptation web: ld<\/p>\n<p class=\"article-footnote\">&lsquo;O Jacar\u00e9&rsquo; de Basil Da Cunha, sortie pr\u00e9vue sur les \u00e9crans romands \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2026.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Seul r\u00e9alisateur suisse en lice pour le prestigieux L\u00e9opard d\u2019Or lors de cette \u00e9dition du Festival de Locarno,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":261662,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[10],"tags":[380,48084,384,4135,172,113,112,650,1610,22439,139,1328,39300,781,391,56862,6303,23,173],"class_list":["post-261661","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-divertissement","tag-arts-et-divertissement","tag-basil-da-cunha","tag-cinema","tag-comedie","tag-culture","tag-divertissement","tag-entertainment","tag-festival","tag-festival-de-cinema","tag-festival-international-du-film-de-locarno","tag-film","tag-hommage","tag-lettre-q1334921","tag-quartier","tag-realisateur","tag-reboleira","tag-roman-policier","tag-suisse","tag-theatre"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/117099394843107663","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/261661","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=261661"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/261661\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/261662"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=261661"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=261661"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=261661"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}