{"id":268556,"date":"2026-08-20T08:41:11","date_gmt":"2026-08-20T08:41:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/268556\/"},"modified":"2026-08-20T08:41:11","modified_gmt":"2026-08-20T08:41:11","slug":"sante-digitale-comment-bewe-veut-reprogrammer-le-cerveau-contre-les-addictions-alimentaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/268556\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 digitale : comment Bewe veut reprogrammer le cerveau contre les addictions alimentaires"},"content":{"rendered":"<p>\n    Et si la tech pouvait hacker nos pulsions les plus ancr\u00e9es\u00a0? N\u00e9e de mani\u00e8re fortuite dans un laboratoire de neuror\u00e9habilitation, l\u2019application helv\u00e9tique Bewe ambitionne de reprogrammer le circuit de la r\u00e9compense pour r\u00e9duire le \u00ab food craving\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Une th\u00e9rapie par le jeu, valid\u00e9e scientifiquement, arrive \u00e0 un moment cl\u00e9 dans lequel les innovations contre l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 se multiplient, et les th\u00e9rapies digitales tentent de trouver leur place face aux traitements m\u00e9dicamenteux.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">C\u2019est une d\u00e9couverte faite par hasard comme la science les aime. \u00c0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, l\u2019\u00e9quipe du professeur Lucas Spierer travaillait sur la r\u00e9habilitation motrice des patients post-AVC via des exercices sur tablette. Les comportements alimentaires sont alors tr\u00e8s loin des pr\u00e9occupations des chercheurs. Pourtant, un effet secondaire inattendu attire leur attention\u00a0: en r\u00e9p\u00e9tant ces t\u00e2ches interactives, les patients modifient progressivement leur attirance pour les images affich\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cran. \u00ab C\u2019est comme cela qu\u2019ils se sont rendu compte qu\u2019au travers de r\u00e9p\u00e9titions d\u2019actions r\u00e9actives \u00e0 l\u2019\u00e9cran, mais aussi physiques avec nos doigts, on arrivait r\u00e9ellement \u00e0 changer les pr\u00e9f\u00e9rences \u00bb, explique Barnab\u00e9 Delarze, directeur de la croissance de Bewe.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Face \u00e0 cette d\u00e9couverte, l\u2019axe de recherche pivote \u00e0 180 degr\u00e9s pour explorer les arcanes du syst\u00e8me de r\u00e9compense. Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de protocoles rigoureux, quatre articles publi\u00e9s dans des revues internationales renomm\u00e9es et l\u2019obtention du prix de recherche Pfizer 2026 . La validation scientifique ne fait plus d\u00e9bat. Il y a trois ans, Lucas Spierer s\u2019associe \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9rik Plourde, cofondateur, pour transposer cette d\u00e9couverte en une application accessible au grand public nomm\u00e9e Bewe Coaching. La start-up Bewe \u00e9tait alors n\u00e9e.<\/p>\n<p>                                            Quand notre h\u00e9ritage \u00e9volutif rencontre l\u2019\u00e8re de l\u2019abondance<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour comprendre l\u2019efficacit\u00e9 de la solution propos\u00e9e par le biais de l\u2019application, il faut plonger dans notre h\u00e9ritage pr\u00e9historique. Notre syst\u00e8me de r\u00e9compense a \u00e9t\u00e9 programm\u00e9 au fil de l\u2019\u00e9volution pour assurer notre survie. Face \u00e0 un aliment, le cerveau \u00e9value inconsciemment son apport calorique\u00a0: plus il est riche en calorie, plus la pulsion de consommation est forte. Cette m\u00e9canique salvatrice \u00e0 l\u2019\u00e8re des chasseurs-cueilleurs, est devenue dramatique dans un environnement satur\u00e9 de produits ultra-transform\u00e9s et marqu\u00e9 par la s\u00e9dentarit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">C\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient le concept de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bewe.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">Bewe<\/a>, \u00ab Rewire the brain\u00a0\u00bb (rec\u00e2bler le cerveau), \u00e0 travers une application de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bewe.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">jeu mobile con\u00e7u pour couper les pulsions alimentaires<\/a>. Contrairement aux applications de coaching nutritionnel classiques, qui reposent sur le comptage fastidieux des calories, la motivation ou l\u2019\u00e9ducation, Bewe agit directement sur les structures neuronales, les approches traditionnelles affichent d\u2019ailleurs leurs limites. Les \u00e9tudes d\u00e9montrent que 90 % des r\u00e9gimes se soldent par un \u00e9chec \u00e0 long terme, cr\u00e9ant le c\u00e9l\u00e8bre effet yoyo.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Avec Bewe, le changement ne demande plus d\u2019effort conscient. Le patient joue \u00e0 des mini-jeux sur son smartphone seulement 5 minutes par jour, pendant deux semaines. Le gameplay impose de r\u00e9agir \u00e0 des images d\u2019aliments sous une contrainte de temps stricte. \u00ab On va introduire une dissonance entre les r\u00e8gles du jeu et nos pr\u00e9f\u00e9rences intrins\u00e8ques. Au fil des parties, le cerveau va lisser cette interf\u00e9rence et \u00eatre automatiquement moins attir\u00e9 par l\u2019aliment qu\u2019on laissait \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u00a0\u00bb, d\u00e9crypte Barnab\u00e9 Delarze.<\/p>\n<p>                                            30 % de consommation en moins\u00a0: des r\u00e9sultats cliniques majeurs<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les premiers r\u00e9sultats cliniques sont encourageants. Le protocole, standardis\u00e9 sur cinq aliments cibl\u00e9s par cycle de deux semaines, affiche un taux d\u2019efficacit\u00e9 de 95 %. En moyenne, les utilisateurs observent une baisse de 20 \u00e0 25 % de leur craving (l\u2019envie compulsive), qui se traduit par une diminution nette de 30 % de la consommation des aliments cibl\u00e9s. Les tests de suivi confirment que les b\u00e9n\u00e9fices persistent au minimum six mois apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat du jeu. Chez certains utilisateurs particuli\u00e8rement accros aux sodas, le protocole a m\u00eame provoqu\u00e9 une aversion compl\u00e8te pour le produit.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Mieux encore, Bewe s\u2019attaque au principal point faible des th\u00e9rapies digitales\u00a0: l\u2019abandon, qui frappe 40 \u00e0 60 % des programmes de sant\u00e9 num\u00e9riques en raison de la lourdeur des questionnaires et de l\u2019auto-\u00e9valuation. \u00ab Les gens peuvent mentir, par honte ou omission, devant leur m\u00e9decin ou sur une application\u00a0\u00bb, note le dirigeant. En s\u2019appuyant uniquement sur les donn\u00e9es implicites du jeu (comme la vitesse de r\u00e9action), la start-up d\u00e9veloppe actuellement des mod\u00e8les pr\u00e9dictifs capables de diagnostiquer et de pr\u00e9venir les comportements \u00e0 risque sans aucune intrusion d\u00e9clarative.<\/p>\n<p>                                            Une alternative \u00e9conomique \u00e0 l\u2019urgence sanitaire<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La solution arrive \u00e0 un moment charni\u00e8re. En France, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 concerne environ 17 \u00e0 18 % des adultes, selon Sant\u00e9 publique France. En Suisse, elle touche entre 12 et 15 % de la population adulte, tandis qu\u2019aux \u00c9tats-Unis, sa pr\u00e9valence d\u00e9passe d\u00e9sormais 40 %. Les pathologies associ\u00e9es (diab\u00e8te de type 2, hypertension, maladies m\u00e9taboliques) font exploser les budgets de sant\u00e9 publique. Face au d\u00e9ferlement des traitements m\u00e9dicamenteux lourds et co\u00fbteux de type GLP-1 (Ozempic, Wegovy), la th\u00e9rapie digitale (DTx) offre une alternative accessible, abordable et non invasive.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Forte d\u2019une \u00e9quipe pass\u00e9e de 5 \u00e0 15 collaborateurs et de 15 000 utilisateurs d\u00e9j\u00e0 conquis, Bewe d\u00e9ploie d\u00e9sormais ses ailes \u00e0 l\u2019international, avec l\u2019Europe limitrophe et le march\u00e9 am\u00e9ricain en ligne de mire. La prochaine \u00e9tape d\u00e9cisive sera l\u2019int\u00e9gration dans les catalogues de remboursement des mutuelles en France et des assurances maladies obligatoires en Suisse. En parall\u00e8le, le laboratoire pr\u00e9pare d\u00e9j\u00e0 de nouvelles extensions de sa technologie pour accompagner d\u2019autres addictions, \u00e0 commencer par l\u2019alcool, les d\u00e9riv\u00e9s du tabac, et m\u00eame la s\u00e9dentarit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">De quoi red\u00e9finir, par le jeu, les contours de la m\u00e9decine pr\u00e9ventive de demain.\/\/\/ Ou: Avec cette ambition, Bewe illustre l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de th\u00e9rapies digitales, o\u00f9 le changement de comportement passe davantage par la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes c\u00e9r\u00e9braux plut\u00f4t que par la volont\u00e9 et la motivation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Et si la tech pouvait hacker nos pulsions les plus ancr\u00e9es\u00a0? 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