{"id":270099,"date":"2026-08-21T09:09:21","date_gmt":"2026-08-21T09:09:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/270099\/"},"modified":"2026-08-21T09:09:21","modified_gmt":"2026-08-21T09:09:21","slug":"slow-water-ou-comment-lagriculture-suisse-sadapte-a-la-crise-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/270099\/","title":{"rendered":"\u00abSlow Water\u00bb ou comment l\u2019agriculture suisse s\u2019adapte \u00e0 la crise climatique"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/IMG_0419.jpeg\" width=\"4032\" height=\"3024\" alt=\"un homme debout pr\u00e8s d'un \u00e9tang\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Urs Burri pr\u00e8s du bassin artificiel am\u00e9nag\u00e9 dans son exploitation agricole d\u2019Ellbach, dans le canton de Lucerne. L\u2019eau collect\u00e9e est lentement r\u00e9inject\u00e9e dans le sol sous-jacent.            <\/p>\n<p>            Luca Beti        <\/p>\n<p>        Les s\u00e9cheresses prolong\u00e9es et les pluies intenses mettent l\u2019agriculture suisse sous une pression croissante. Dans le canton de Lucerne, un agriculteur teste diverses mesures visant \u00e0 retenir davantage d\u2019eau dans les sols, \u00e0 les prot\u00e9ger et \u00e0 garantir l\u2019approvisionnement en fourrage pour son b\u00e9tail. Son exploitation fait partie des plus de 110 fermes participant au projet \u00abSlow Water\u00bb.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        21 ao\u00fbt 2026 &#8211; 09:03\n<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est une oasis. N\u2019est-elle pas magnifique\u2009?\u00bb, demande Urs Burri, convaincu de la r\u00e9ponse. Depuis un promontoire de son exploitation agricole d\u2019Ellbach, dans le canton de Lucerne, le regard porte loin sur les collines de la r\u00e9gion du Napf. <\/p>\n<p>En cette fin juillet, nombre de pr\u00e9s et de p\u00e2turages sont dess\u00e9ch\u00e9s, r\u00e9duits \u00e0 quelques maigres brins d\u2019herbe. Au milieu de ce paysage aride s\u2019\u00e9tend un \u00e9tang que l\u2019agriculteur a am\u00e9nag\u00e9 ce printemps. \u00abL\u2019eau, c\u2019est la vie, affirme-t-il. On y voit des libellules. Et parfois, des canards sauvages viennent y nager.\u00bb<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cet \u00e9tang et \u00e0 deux bassins de r\u00e9tention plus petits, qui lib\u00e8rent lentement l\u2019eau gr\u00e2ce \u00e0 des drains, le terrain en contrebas reste verdoyant. Ces installations font partie des mesures mises en place par Urs Burri pour faire face \u00e0 des \u00e9pisodes climatiques extr\u00eames de plus en plus fr\u00e9quents, comme la s\u00e9cheresse actuelle. <\/p>\n<p>\u00ab Les pr\u00e9cipitations sont aujourd\u2019hui mal r\u00e9parties, affirme-t-il. Parfois, il pleut \u00e0 verse, puis plus une goutte ne tombe pendant de longues p\u00e9riodes. \u00bb<\/p>\n<p>La crise climatique menace sa source de revenus. \u00ab Le sol est le capital des agriculteurs. S\u2019il produit peu, voire plus rien, comment puis-je nourrir mes vaches, dont d\u00e9pend une grande partie de mes revenus ? \u00bb, s\u2019interroge Urs Burri.<\/p>\n<p>Sur son exploitation biodynamique familiale, il \u00e9l\u00e8ve des vaches allaitantes, des porcs, des poules, des dindes, des abeilles et des chiens. L\u2019exploitation compte \u00e9galement quelque 80 arbres fruitiers \u00e0 haute tige. Le terrain, vallonn\u00e9, se compose de p\u00e2turages, de prairies de fauche et de quelques champs consacr\u00e9s \u00e0 la culture de c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n<p>\n    Plus<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/1787303360_442_529094320_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"867\" alt=\"Un tuyau d'arrosage pos\u00e9 sur un sol sec.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>        Plus    <\/p>\n<p>        Adaptation climatique\n        <\/p>\n<p>        Pays riche en eau, communes en p\u00e9nurie: le paradoxe suisse    <\/p>\n<p class=\"teaser-wide-card__excerpt\">\n<p>                        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur                    <\/p>\n<p>                        06 ao\u00fbt. 2026                    <\/p>\n<p>                La Suisse dispose de plus d\u2019eau qu\u2019elle n\u2019en consomme. Pourtant, cet \u00e9t\u00e9, au moins 151 communes ont interdit de remplir les piscines ou d\u2019arroser les jardins. Explications.            <\/p>\n<p>    <a class=\"teaser-wide-card__link\" href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/adaptation-climatique\/pays-riche-en-eau-communes-en-p%c3%a9nurie-le-paradoxe-suisse\/91843362\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>            lire plus Pays riche en eau, communes en p\u00e9nurie: le paradoxe suisse<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>Changement de paradigme<\/p>\n<p>Pour faire face \u00e0 cette \u00e9volution, marqu\u00e9e par l\u2019alternance de longues p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse et de pluies torrentielles, Urs Burri participe depuis environ deux ans et demi au projet \u00ab<a href=\"https:\/\/www.blw.admin.ch\/fr\/projet-ressource-slow-water\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Slow WaterLien externe<\/a>\u00bb, lanc\u00e9 par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture et cofinanc\u00e9 par les cantons de B\u00e2le-Campagne et de Lucerne.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019initiative se concentre sur deux aspects principaux, explique <a href=\"https:\/\/universe.unibas.ch\/people\/29840\/47862\/overview\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Oliver SchillingLien externe<\/a>, professeur d\u2019hydrologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le et sp\u00e9cialiste de l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9ral de recherche sur l\u2019eau (Eawag). Le premier consiste \u00e0 r\u00e9duire l\u2019\u00e9rosion des sols, une ressource essentielle pour l\u2019agriculture. Le second vise \u00e0 retenir l\u2019eau le plus longtemps possible dans le paysage afin de pouvoir l\u2019utiliser lorsqu\u2019elle vient \u00e0 manquer, \u00e9vitant ainsi de recourir imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019irrigation ou de puiser, par exemple, dans le r\u00e9seau d\u2019eau potable. \u00bb<\/p>\n<p>Quelque 110 exploitations agricoles des r\u00e9gions pilotes des cantons de B\u00e2le-Ville, de B\u00e2le-Campagne et de Lucerne ont adh\u00e9r\u00e9 au projet \u00abSlow Water\u00bb. Sur le Plateau suisse, il est encore possible de compter sur de grands cours d\u2019eau, des lacs et des r\u00e9serves d\u2019eau souterraine. \u00abDans les Pr\u00e9alpes, le Jura et les r\u00e9gions de montagne, en revanche, les alternatives font d\u00e9faut lors des longues p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse\u00bb, souligne Oliver Schilling.<\/p>\n<p>\u00abRetenir l\u2019eau constitue un changement de paradigme par rapport au pass\u00e9, lorsque de nombreuses zones mar\u00e9cageuses ont \u00e9t\u00e9 drain\u00e9es afin d\u2019\u00eatre rendues cultivables\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p>Comprendre les pr\u00e9f\u00e9rences des vaches en mati\u00e8re d\u2019arbres<\/p>\n<p>La r\u00e9gion du Napf se caract\u00e9rise par un paysage vallonn\u00e9 et une g\u00e9ologie particuli\u00e8re\u202f: un conglom\u00e9rat compos\u00e9 de couches de galets arrondis, agglom\u00e9r\u00e9s par des mat\u00e9riaux fins et recouverts d\u2019une mince couche d\u2019humus. \u00ab\u202fLa subsistance de l\u2019humanit\u00e9 d\u00e9pend de ces 10 \u00e0 12 centim\u00e8tres de terre, souligne Urs Burri. On fait bien trop peu pour les pr\u00e9server.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Sa participation au projet \u00ab\u202fSlow Water\u202f\u00bb d\u00e9coule aussi de cette conviction : \u00e9viter que l\u2019\u00e9rosion ne compromette sa source de revenus. Mais les b\u00e9n\u00e9fices ne concernent pas uniquement son exploitation. \u00ab\u202fC\u2019est surtout la collectivit\u00e9 qui en profite. En ralentissant l\u2019\u00e9coulement de l\u2019eau et en favorisant son infiltration, nous alimentons les sources et les nappes phr\u00e9atiques, tout en r\u00e9duisant le risque d\u2019inondations\u202f\u00bb, rappelle Urs Burri.<\/p>\n<p>Et de poursuivre: \u00abIl est plus facile de d\u00e9tourner l\u2019eau lorsqu\u2019elle jaillit d\u2019une source. Une simple pelle suffit. Pour modifier le cours d\u2019une rivi\u00e8re en crue, il faut au moins une pelle m\u00e9canique.\u00bb<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, cet agriculteur biodynamique d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es a mis en \u0153uvre diverses mesures d\u2019adaptation au changement climatique, parmi lesquelles les keylines. \u00ab\u202fIl s\u2019agit de sillons profonds d\u2019une quarantaine de centim\u00e8tres, creus\u00e9s horizontalement le long des courbes de niveau, explique Urs Burri. Ils favorisent l\u2019infiltration de l\u2019eau, freinent l\u2019\u00e9rosion, retiennent l\u2019eau et l\u2019acheminent vers des terrains plus secs.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Sur les talus sur\u00e9lev\u00e9s des keylines, il a en outre plant\u00e9 des arbres fourragers. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, leurs racines stabilisent le sol et leur feuillage cr\u00e9e des zones d\u2019ombre ; de l\u2019autre, ces arbres fournissent des substances min\u00e9rales aux animaux. \u00ab \u00c0 ce stade, nous devons encore d\u00e9terminer quelles essences plaisent aux vaches \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Urs Burri souligne l\u2019importance du partage des connaissances entre agriculteurs ainsi que de la collaboration entre la science et la pratique. Le projet \u00abSlow Water\u00bb repose d\u2019ailleurs sur une d\u00e9marche participative partant du terrain. <\/p>\n<p>\u00abLes id\u00e9es \u00e9labor\u00e9es dans un bureau ne r\u00e9sistent pas toujours \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la pratique. Il est important d\u2019en discuter et de les combiner avec le savoir des agriculteurs\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/IMG_0440.jpeg\" width=\"4032\" height=\"3024\" alt=\"chemin de terre sur une pente\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Une \u00abkeyline\u00bb trac\u00e9e le long de la pente dans l\u2019exploitation agricole d\u2019Urs Burri (\u00e0 droite de la route rurale). Des arbres fourragers ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s en bordure de celle-ci; ils consolident le sol, offrent de l\u2019ombre, contribuent \u00e0 retenir l\u2019eau et constituent une source de min\u00e9raux pour les vaches.            <\/p>\n<p>            Luca Beti        <\/p>\n<p>Les effets positifs de la r\u00e9tention de l\u2019eau<\/p>\n<p>Les p\u00e2turages et les prairies de l\u2019exploitation d\u2019Urs Burri sont parsem\u00e9s d\u2019innombrables capteurs qui mesurent les pr\u00e9cipitations, l\u2019humidit\u00e9 du sol, les niveaux d\u2019eau et les d\u00e9bits, aussi bien sur les surfaces o\u00f9 des am\u00e9nagements ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s que sur celles rest\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel, utilis\u00e9es comme zones t\u00e9moins. <\/p>\n<p>\u00ab\u202fLes effets de ces mesures ne sont pas imm\u00e9diats et il peut s\u2019\u00e9couler plusieurs ann\u00e9es avant d\u2019en observer un impact r\u00e9el\u202f\u00bb, souligne Oliver Schilling, qui assure le suivi scientifique du projet \u00e0 Ellbach.<\/p>\n<p>Le groupe de recherche utilise des mod\u00e8les capables de reproduire l\u2019ensemble du cycle de l\u2019eau, dans le sol, \u00e0 la surface et dans les nappes phr\u00e9atiques. \u00abNotre objectif est d\u2019\u00e9laborer une carte nationale indiquant quelles mesures produisent les meilleurs r\u00e9sultats dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions de Suisse. Nous sommes d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s pr\u00e8s d\u2019atteindre ce but\u00bb, explique Oliver Schilling.<\/p>\n<p>Entre-temps, Urs Burri observe d\u00e9j\u00e0 les premiers effets positifs sur les parcelles o\u00f9 des mesures de r\u00e9tention d\u2019eau ont \u00e9t\u00e9 mises en place, notamment sur un p\u00e2turage fortement pentu et tr\u00e8s expos\u00e9 au soleil. \u00ab\u202fIci, le sol est encore meuble et pourra mieux absorber l\u2019eau lors des prochaines pluies, ce qui permettra de r\u00e9duire l\u2019\u00e9rosion.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019eau de drainage provenant d\u2019une autre parcelle est recueillie dans un puits puis achemin\u00e9e le long de la pente au moyen d\u2019un tuyau perfor\u00e9. Cette eau profite non seulement \u00e0 la couverture herbac\u00e9e, mais aussi aux arbres fruitiers qu\u2019il a plant\u00e9s avec son p\u00e8re il y a une vingtaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&gt;&gt; Reportage sur les effets de la s\u00e9cheresse sur les exploitations suisses dans le T\u00e9l\u00e9journal de la RTS du 14 juillet 2026:<\/p>\n<p>Dans l\u2019attente d\u2019un automne plus propice \u00e0 l\u2019agriculture<\/p>\n<p>Urs Burri sait que travailler au contact de la nature implique de devoir composer avec des p\u00e9riodes d\u2019incertitude comme celle-ci, o\u00f9 l\u2019on est presque impuissant face \u00e0 la chaleur qui dess\u00e8che les prairies. L\u2019agriculteur d\u2019Ellbach n\u2019est pourtant ni fataliste ni pessimiste. Il esp\u00e8re une fin d\u2019\u00e9t\u00e9 et un automne favorables \u00e0 l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>\u00ab\u202fAvec des pr\u00e9cipitations suffisantes et des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es, nous pouvons encore engranger assez de foin pour nourrir le b\u00e9tail durant tout l\u2019hiver, sans devoir vendre une partie de notre cheptel\u202f\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>\u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s se tient son fils, apprenti agriculteur, et c\u2019est \u00e0 lui qu\u2019il adresse sa derni\u00e8re r\u00e9flexion. \u00ab\u202fJ\u2019aimerais l\u00e9guer aux g\u00e9n\u00e9rations futures une Terre qui soit, sinon meilleure, au moins aussi bonne que celle que m\u2019ont transmise ceux qui m\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>                    L\u2019impact de la s\u00e9cheresse sur l\u2019agriculture suisse                <\/p>\n<p>D\u2019avril \u00e0 juin 2026, les pr\u00e9cipitations en Suisse n\u2019ont atteint que 56 % de la moyenne enregistr\u00e9e au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es. En tenant compte \u00e9galement du mois de juillet, la s\u00e9cheresse est comparable \u00e0 celles de 1976, 2003 et 2018.<\/p>\n<p>La longue p\u00e9riode de s\u00e9cheresse a de lourdes cons\u00e9quences pour l\u2019agriculture suisse. Dans certaines r\u00e9gions, notamment dans les cantons de Fribourg, le Seeland bernois, le Jura et la Suisse centrale, la production laiti\u00e8re a chut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 30 %. Des cas de fi\u00e8vre et de diarrh\u00e9e ont par ailleurs \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s chez les vaches. Ils sont attribu\u00e9s \u00e0 un <a href=\"https:\/\/www.blv.admin.ch\/fr\/maladies-chez-les-bovins\" id=\"https:\/\/www.blv.admin.ch\/fr\/maladies-chez-les-bovins\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">virus Lien externe<\/a>jusqu\u2019ici jamais d\u00e9tect\u00e9 en Suisse, transmis principalement par de petits insectes piqueurs. Cette infection entra\u00eene une diminution de la production de lait.<\/p>\n<p>Le manque d\u2019herbe contraint d\u00e9j\u00e0 de nombreuses exploitations \u00e0 puiser dans leurs r\u00e9serves de fourrage destin\u00e9es \u00e0 l\u2019hiver et \u00e0 vendre une partie de leur cheptel. Selon l\u2019organisation interprofessionnelle Proviande, pr\u00e8s de 70\u2019000 bovins (hors veaux) ont \u00e9t\u00e9 abattus en juin et juillet, contre un peu plus de 60\u2019700 durant la m\u00eame p\u00e9riode en 2025, soit une hausse de plus de 15 %.<\/p>\n<p>L\u2019irrigation des cultures engendre des co\u00fbts estim\u00e9s \u00e0 plusieurs milliers de francs par semaine. C\u2019est pourquoi les organisations agricoles demandent aux grands distributeurs de contribuer \u00e0 la prise en charge de ces d\u00e9penses et de faire preuve de davantage de souplesse quant au respect des crit\u00e8res de qualit\u00e9 des produits, notamment en mati\u00e8re de taille, de forme et d\u2019aspect.<\/p>\n<p>Quelque 1100 exploitations ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9clar\u00e9 des dommages dus \u00e0 la s\u00e9cheresse aupr\u00e8s de Suisse Gr\u00eale, la soci\u00e9t\u00e9 qui assure le secteur agricole contre les al\u00e9as climatiques. Les cultures d\u2019\u00e9t\u00e9, en particulier les pommes de terre, le ma\u00efs, les betteraves sucri\u00e8res et les tournesols, ainsi que les p\u00e2turages, ont \u00e9t\u00e9 nettement plus touch\u00e9s que les cultures d\u2019hiver telles que le bl\u00e9 et l\u2019orge, a indiqu\u00e9 Urs Schuler, responsable au sein de la coop\u00e9rative d\u2019assurance des r\u00e9coltes.<\/p>\n<p>Texte relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Daniele Mariani, adapt\u00e9 de l\u2019italien\/op <\/p>\n<p>        Articles mentionn\u00e9s    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Urs Burri pr\u00e8s du bassin artificiel am\u00e9nag\u00e9 dans son exploitation agricole d\u2019Ellbach, dans le canton de Lucerne. 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