{"id":274176,"date":"2026-08-24T11:10:12","date_gmt":"2026-08-24T11:10:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/274176\/"},"modified":"2026-08-24T11:10:12","modified_gmt":"2026-08-24T11:10:12","slug":"rdc-des-chirurgiens-suisses-soignent-des-femmes-blessees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/274176\/","title":{"rendered":"RDC : des chirurgiens suisses soignent des femmes bless\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9quipe de professionnels de la sant\u00e9 suisse s&rsquo;est rendue \u00e0 Kinshasa, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, pour soigner des femmes souffrant de fistules recto-vaginales. La mission, que la RTS a pu suivre, visait aussi \u00e0 former des chirurgiens locaux sur cette pathologie obst\u00e9tricale, end\u00e9mique dans le pays.<\/p>\n<p>Dans la salle d&rsquo;attente de la clinique Panzi de Kinshasa, la capitale de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC), plusieurs femmes patientent. Une longue attente, parfois des ann\u00e9es, pour l&rsquo;op\u00e9ration qui pourrait enfin changer leur vie. L&rsquo;appr\u00e9hension se m\u00eale \u00e0 l&rsquo;espoir de r\u00e9soudre, comme elles appellent pudiquement, \u00ab\u00a0leurs probl\u00e8mes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les probl\u00e8mes que j&rsquo;ai eus le jour de l&rsquo;accouchement de ma deuxi\u00e8me fille&#8230; Comme mon mari n&rsquo;a pas support\u00e9 de prendre quelques jours de repos, on a eu des rapports sexuels et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 totalement ab\u00eem\u00e9e\u00a0\u00bb, raconte Antoinette, dans le 19h30 de la RTS.<\/p>\n<p>Elle souffre de fistule recto-vaginale, une d\u00e9chirure mal cicatris\u00e9e entre le vagin et le rectum qui rend, la plupart du temps, incontinente.<\/p>\n<p>Des femmes isol\u00e9es<\/p>\n<p>Comme Antoinette, elles seraient plus de 40&rsquo;000 en RDC \u00e0 souffrir de cette pathologie qui isole les femmes, souvent mises au ban de la soci\u00e9t\u00e9. Rares sont celles qui ont acc\u00e8s aux soins.<\/p>\n<p class=\"q-text\">J&rsquo;ai un peu peur de l&rsquo;op\u00e9ration, mais je me r\u00e9jouis de retrouver mon \u00e9tat normal<\/p>\n<p>  Une patiente anonyme <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais tr\u00e8s honte et je crois que maintenant, je serai vraiment soulag\u00e9e. J&rsquo;ai un peu peur de l&rsquo;op\u00e9ration, mais je me r\u00e9jouis de retrouver mon \u00e9tat normal\u00a0\u00bb, confie une autre patiente, rest\u00e9e anonyme.<\/p>\n<p>Les femmes qui se sont rendues \u00e0 la clinique attendent les m\u00e9decins venus de Gen\u00e8ve, encore coinc\u00e9s dans les rues chaotiques de Kinshasa, une ville qui compte 17 millions d&rsquo;habitants et o\u00f9 la pr\u00e9carit\u00e9 saute aux yeux.<\/p>\n<p>Une association genevoise<\/p>\n<p>L&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.afyageneva.org\/\" class=\"inline-link\" title=\"AFYA Geneva - AFYA GENEVA\" data-item-id=\"richtext_link\" data-rts-ece-id=\"b6883135-a33c-3da3-a5f3-0b714a0c91ee\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">association Afya<\/a>, bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, vient en aide aux femmes d&rsquo;Afrique subsaharienne souffrant de l\u00e9sions \u00e0 la suite d&rsquo;accouchements traumatiques et de violences sexuelles. Elle r\u00e9unit une \u00e9quipe pluridisciplinaire de professionnels de sant\u00e9, issus notamment des H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve (HUG) et d&rsquo;autres institutions internationales, et est engag\u00e9e dans la formation chirurgicale dans la r\u00e9gion africaine.<\/p>\n<p> &gt;&gt; Voir une vid\u00e9o qui pr\u00e9sente le travail de l&rsquo;association Afya\u00a0:   <img decoding=\"async\" class=\"embed-responsive-item\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/26b21fe3-29336147.image.jpeg\" alt=\"La pr\u00e9sentation du travail de l'association Afya\"\/>    La pr\u00e9sentation du travail de l&rsquo;association Afya \/ L&rsquo;actu en vid\u00e9o \/ 2 min. \/ hier \u00e0 21:13 <\/p>\n<p>C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que l&rsquo;association se rend \u00e0 Kinshasa. \u00ab\u00a0L&rsquo;id\u00e9e est de r\u00e9parer un certain nombre de femmes pour leur rendre leur dignit\u00e9, mais surtout d&rsquo;enseigner la technique \u00e0 des chirurgiens locaux\u00a0\u00bb, explique le professeur Fr\u00e9d\u00e9ric Ris, chirurgien aux HUG et pr\u00e9sident d&rsquo;Afya Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il faut vraiment qu&rsquo;on fasse cette chirurgie dans des conditions suffisamment simples pour qu&rsquo;elles soient reproductibles. \u00c7a ne sert donc \u00e0 rien de faire de la haute technologie\u00a0\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>Des conditions sanitaires difficiles<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;h\u00f4pital fond\u00e9 par Denis Mukwege, le prix Nobel de la paix en 2018 et le premier \u00e0 avoir d\u00e9nonc\u00e9 les violences faites aux femmes en RDC, o\u00f9 celles-ci subissent de plein fouet la pr\u00e9carit\u00e9 et les conflits arm\u00e9s, les m\u00e9decins genevois auscultent toutes les patientes pour \u00e9valuer celles qui pourront \u00eatre op\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p> <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/d3fb0d7e-29336139.image.png\" alt=\"Les chirurgiens suisses ont op\u00e9r\u00e9 dans l'h\u00f4pital fond\u00e9 par le prix Nobel de la paix en 2018, Denis Mukwege.\" title=\"Les chirurgiens suisses ont op\u00e9r\u00e9 dans l'h\u00f4pital fond\u00e9 par le prix Nobel de la paix en 2018, Denis Mukwege.\" loading=\"lazy\"\/>  Les chirurgiens suisses ont op\u00e9r\u00e9 dans l&rsquo;h\u00f4pital fond\u00e9 par le prix Nobel de la paix en 2018, Denis Mukwege. <\/p>\n<p>Pour Antoinette, c&rsquo;est le soulagement: son op\u00e9ration est pr\u00e9vue le lendemain. \u00ab\u00a0Dans peu de temps, je serai fi\u00e8re de moi-m\u00eame. On va me soigner\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit-elle.<\/p>\n<p>Les op\u00e9rations commencent, bien loin des conditions confortables des grands h\u00f4pitaux suisses. Ici, pas d&rsquo;eau courante et des coupures d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 fr\u00e9quentes. L&rsquo;\u00e9quipe s&rsquo;adapte. Les l\u00e9sions se situent dans des zones sensibles, et leur r\u00e9paration est d\u00e9licate.<\/p>\n<p>Formation de m\u00e9decins locaux<\/p>\n<p>Dans un des deux blocs op\u00e9ratoires, Fr\u00e9d\u00e9ric Ris op\u00e8re devant plusieurs chirurgiens africains. Dans l&rsquo;autre bloc, Tigist D\u00e9m\u00e9l\u00e9ou, une chirurgienne \u00e9thiopienne, supervise une op\u00e9ration. Elle est la premi\u00e8re Africaine \u00e0 devenir formatrice, apr\u00e8s avoir suivi trois missions d&rsquo;Afya sur le continent.<\/p>\n<p>Un signe, pour Fr\u00e9d\u00e9ric Ris, que le projet remplit son objectif: \u00ab\u00a0Le but final de ces missions, c&rsquo;est de ne plus avoir \u00e0 les organiser! On aimerait cr\u00e9er une communaut\u00e9 de chirurgiens africains, et on en a un embryon.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"q-text\">Pour nous, c&rsquo;est fantastique! Nous apprenons de nouvelles techniques de prise en charge<\/p>\n<p>  D\u00e9sir\u00e9 Kibanda, chirurgien congolais <\/p>\n<p>Parmi les m\u00e9decins congolais form\u00e9s sur place, D\u00e9sir\u00e9 Kibanda, de l&rsquo;H\u00f4pital de Panzi de Bukavu, se r\u00e9jouit de cet apprentissage: \u00ab\u00a0Pour nous, c&rsquo;est magnifique. On apprend des nouvelles techniques par rapport \u00e0 la prise en charge des fistules recto-vaginales.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;Antoinette, elle, se termine sans complication. Une nouvelle existence s&rsquo;ouvre \u00e0 elle. Apr\u00e8s la visite des m\u00e9decins, elle en est convaincue. \u00ab\u00a0Je suis soulag\u00e9e et vraiment heureuse. Je vivais dans l&rsquo;angoisse et dans le stress. Maintenant, je suis une nouvelle femme\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne-t-elle.<\/p>\n<p class=\"sources\">Delphine Misteli Maugu\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une \u00e9quipe de professionnels de la sant\u00e9 suisse s&rsquo;est rendue \u00e0 Kinshasa, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, pour&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":274177,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[5],"tags":[1156,1384,1158,1159,40,33266,237,2823,421,33164,2538,25383,1832,58055,715,4200,84,1904,41,42],"class_list":["post-274176","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-international","tag-centre-de-soins","tag-conflit","tag-hopital","tag-hopitaux-et-cliniques","tag-international","tag-kinshasa","tag-maladies-et-etat-de-sante","tag-medecin","tag-monde","tag-operation-de-chirurgie","tag-patient","tag-personnel-medical","tag-profession-medicale","tag-professionnel-de-la-sante","tag-radio-television-suisse","tag-rdc","tag-sante","tag-traitements","tag-world","tag-world-news"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/117150182848709534","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/274176","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=274176"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/274176\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/274177"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=274176"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=274176"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=274176"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}