{"id":297598,"date":"2026-09-08T15:11:14","date_gmt":"2026-09-08T15:11:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/297598\/"},"modified":"2026-09-08T15:11:14","modified_gmt":"2026-09-08T15:11:14","slug":"a-lheure-de-visa-pour-limage-le-lycee-ferroul-herite-dune-phototheque-a-lezignan-corbieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/297598\/","title":{"rendered":"\u00c0 l\u2019heure de Visa pour l\u2019image, le lyc\u00e9e Ferroul h\u00e9rite d\u2019une phototh\u00e8que \u00e0 L\u00e9zignan-Corbi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                Lundi, le lyc\u00e9e Ernest-Ferroul est devenu le lieu officiel de la phototh\u00e8que scolaire R\u00e9mi-Ochlik, du nom du photojournaliste fran\u00e7ais tu\u00e9 en Syrie en 2012. Il avait largement contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de ce fonds documentaire avec Dominique Monier, alors professeure de lettres au coll\u00e8ge Anglade et la professeure des \u00e9coles \u00e0 Marie-Curie, Myriam Sestier, aujourd\u2019hui d\u00e9c\u00e9d\u00e9e.\n                            <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tout est parti de Visa pour l\u2019image \u00e0 Perpignan en 2010, se souvient Dominique Monier. J\u2019y avais emmen\u00e9 un groupe d\u2019\u00e9l\u00e8ves et nous avions rencontr\u00e9 le photoreporter, Olivier Laban-Mattei, qui est aujourd\u2019hui pr\u00e9sident d\u2019honneur de la phototh\u00e8que. Par la suite, les coll\u00e9giens ont souhait\u00e9 entretenir le contact avec lui et en 2011, alors que le mouvement des Printemps arabes faisait rage en Tunisie avant de s\u2019\u00e9tendre \u00e0 d\u2019autres pays, il nous a conseill\u00e9 de contacter R\u00e9mi Ochlik, dont il vantait le travail. Ce dernier a r\u00e9pondu \u00e0 notre demande et il a fait passer ses photos avec pour consigne\u00a0: \u00ab\u00a0Montrer \u00e0 vos \u00e9l\u00e8ves ce qu\u2019il se passe\u00a0\u00bb. Il souhaitait informer du combat des populations pour amener la d\u00e9mocratie et le respect humain dans des dictatures au Maghreb et au Moyen-Orient. En 2012, il nous a envoy\u00e9 beaucoup de photos de Syrie, avant d\u2019\u00eatre tu\u00e9 peu de temps apr\u00e8s dans un bombardement du centre de presse, install\u00e9 dans une maison d\u00e9saffect\u00e9e de la ville syrienne de Homs. Sur les six journalistes pr\u00e9sents, deux ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s\u00a0; lui et l\u2019am\u00e9ricaine Marie Colvin. Ce quartier, o\u00f9 se trouvaient les journalistes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment pilonn\u00e9 par le r\u00e9gime de Bachar El-Assad\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Suite \u00e0 ce drame, la professeure et plusieurs autres enseignants et documentalistes d\u00e9cident alors de cr\u00e9er la phototh\u00e8que R\u00e9mi-Ochlik en hommage \u00e0 son engagement. Ils sont alors soutenus par plusieurs photojournalistes, qui acceptent de c\u00e9der le droit de tirage de certaines de leurs photos\u00a0: \u00ab\u00a0Une douzaine de journalistes ont c\u00e9d\u00e9 une vingtaine de clich\u00e9s chacun pour cette phototh\u00e8que scolaire, qui a vocation \u00e0 \u00eatre un outil p\u00e9dagogique de l\u2019\u00c9ducation \u00e0 l\u2019image, explique Florent Cazier, professeur-documentaliste du lyc\u00e9e et nouveau pr\u00e9sident de l\u2019association R\u00e9mi Ochlik qui g\u00e8re le fonds. Cette phototh\u00e8que est amen\u00e9e \u00e0 \u00eatre enrichie par le travail d\u2019autres photojournalistes int\u00e9ress\u00e9s par ce projet. Par ailleurs, les parents de R\u00e9mi nous ont donn\u00e9 toute sa biblioth\u00e8que de photojournalisme avec des ouvrages extraordinaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons notre propre Visa pour l\u2019image\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour le lyc\u00e9e, l\u2019arriv\u00e9e de cette phototh\u00e8que dans l\u2019\u00e9tablissement est un v\u00e9ritable cadeau\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est comme si nous avions notre propre Visa pour l\u2019image, se r\u00e9jouit\u00a0Christiane Chaignon-Trias, professeure d\u2019histoire-g\u00e9ographie, g\u00e9opolitique et sciences politiques. \u00c0 nous de nous l\u2019approprier dans le cadre de nos actions d\u2019\u00e9ducation \u00e0 l\u2019image, qui repr\u00e9sente un\u00a0des axes majeurs men\u00e9s avec nos \u00e9l\u00e8ves, quels que soient leurs cursus\u00a0: en enseignement g\u00e9n\u00e9ral, technique ou professionnel\u00a0\u00bb. Une d\u00e9marche appuy\u00e9e par la nouvelle direction, le proviseur Ludovic Bellini et son adjoint, Fabrice Sartor\u00e9. Tous deux \u00e9taient pr\u00e9sents pour le vernissage de la premi\u00e8re exposition au CDI\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut apprendre \u00e0 regarder, car aujourd\u2019hui les images circulent partout avec les r\u00e9seaux. Il est essentiel de savoir les d\u00e9crypter\u00a0\u00bb. Aux \u00e9l\u00e8ves de plusieurs classes convi\u00e9es pour l\u2019occasion, les professeurs ont rappel\u00e9 ce qu\u2019est le photojournalisme\u00a0: \u00ab\u00a0Se tenir inform\u00e9 est essentiel, mais il faut v\u00e9rifier ses sources. Les photojournalistes sont sur le terrain, ils risquent leur vie, sont emprisonn\u00e9s ou tortur\u00e9s pour leur travail. Comme le dit Jean-Fran\u00e7ois Leroy, cr\u00e9ateur de Visa pour l\u2018image (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ce 31\u00a0ao\u00fbt des suites de maladie) dans son livre Le devoir de regarder, le photojournaliste n\u2019est pas engag\u00e9 uniquement dans l\u2019image, mais aussi \u201cpolitiquement, humainement et \u00e9thiquement\u201d. Il rend compte d\u2019une r\u00e9alit\u00e9, il donne du sens \u00e0 l\u2019image. C\u2019est un t\u00e9moignage humain\u00a0\u00bb. Un t\u00e9moignage sur des sujets vari\u00e9s\u00a0: conflits arm\u00e9s, pr\u00e9carit\u00e9, handicap, mouvements migratoires, al\u00e9as climatiques\u2026 Des sujets \u00ab\u00a0exploitables par toutes les disciplines au lyc\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Lundi, le lyc\u00e9e Ernest-Ferroul est devenu le lieu officiel de la phototh\u00e8que scolaire R\u00e9mi-Ochlik, du nom du photojournaliste&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":297599,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[14],"tags":[155,156,2999,113,988,112,3000,23],"class_list":["post-297598","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-arts-et-design","tag-arts-and-design","tag-arts-et-design","tag-aude","tag-divertissement","tag-education","tag-entertainment","tag-narbonne","tag-suisse"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/117236065026301268","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/297598","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=297598"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/297598\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/297599"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=297598"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=297598"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=297598"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}