{"id":32974,"date":"2026-03-05T07:31:11","date_gmt":"2026-03-05T07:31:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/32974\/"},"modified":"2026-03-05T07:31:11","modified_gmt":"2026-03-05T07:31:11","slug":"aucune-decision-officielle-na-ete-prise-concernant-une-eventuelle-introduction-en-bourse-selon-le-ceo-de-syngenta","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/32974\/","title":{"rendered":"\u00abAucune d\u00e9cision officielle n\u2019a \u00e9t\u00e9 prise concernant une \u00e9ventuelle introduction en Bourse\u00bb, selon le CEO de Syngenta"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/SWI_CHE_0126_KERN_JEFF_ROWE_02_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Jeff Rowe Syngenta\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Jeff Rowe est le CEO du groupe Syngenta, nomm\u00e9 en janvier 2024 \u00e0 la t\u00eate de cette entreprise mondiale sp\u00e9cialis\u00e9e dans les technologies agricoles.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>        Dans une longue interview accord\u00e9e \u00e0 Swissinfo, Jeff Rowe, CEO de Syngenta, explique pourquoi le fait d\u2019appartenir \u00e0 un groupe chinois constitue un avantage pour l\u2019entreprise bas\u00e9e en Suisse.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        05 mars 2026 &#8211; 07:24\n<\/p>\n<p>En 2017, le groupe agrochimique Syngenta a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 publique chinoise ChemChina pour 43 milliards de dollars (33,3 milliards de francs). Cette transaction record a suscit\u00e9 de nombreuses inqui\u00e9tudes en Suisse et a conduit \u00e0 l\u2019adoption de la \u00abLex Syngenta\u00bb, un ensemble de r\u00e9glementations et de d\u00e9cisions parlementaires destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations li\u00e9es aux acquisitions, par des entreprises publiques \u00e9trang\u00e8res, de soci\u00e9t\u00e9s suisses jug\u00e9es strat\u00e9giques.<\/p>\n<p>Le groupe Syngenta, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la protection des cultures et les semences, est d\u00e9sormais d\u00e9tenu \u00e0 100% par Sinochem Holdings, un conglom\u00e9rat public chinois issu de la fusion entre Sinochem Group et ChemChina. En 2024, Syngenta a r\u00e9alis\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 28,8 milliards de dollars et employait 56\u2019000 personnes dans plus de 90 pays. Ces r\u00e9sultats d\u00e9passent largement les ventes enregistr\u00e9es en 2017, avant le rachat (12,65 milliards de dollars), ainsi qu\u2019en 2019 (13,6 milliards de dollars).<\/p>\n<p>Depuis ce changement d\u2019actionnariat, l\u2019entreprise a d\u00fb \u00e9voluer dans un contexte marqu\u00e9 par la mont\u00e9e des tensions entre la Chine et les \u00c9tats-Unis, l\u2019imposition de droits de douane g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s par le pr\u00e9sident Donald Trump, ainsi que par l\u2019image parfois controvers\u00e9e associ\u00e9e \u00e0 ses liens avec le gouvernement chinois.<\/p>\n<p>Swissinfo s\u2019est entretenu avec Jeff Rowe, CEO du groupe Syngenta, lors de la r\u00e9union annuelle du Forum \u00e9conomique mondial (WEF) \u00e0 Davos en janvier.<\/p>\n<p>Swissinfo: Syngenta est sous contr\u00f4le chinois depuis pr\u00e8s de dix ans. Comment cela a-t-il modifi\u00e9 sa culture d\u2019entreprise, son processus d\u00e9cisionnel et sa strat\u00e9gie \u00e0 long terme?<\/p>\n<p>Jeff Rowe: En 2017, juste apr\u00e8s l\u2019acquisition, de nombreuses inqui\u00e9tudes se sont exprim\u00e9es en Suisse: la crainte de perdre un champion national, la d\u00e9localisation des activit\u00e9s ou encore l\u2019asym\u00e9trie li\u00e9e au rachat d\u2019une entreprise priv\u00e9e suisse par un groupe public \u00e9tranger. Rien de tout cela ne s\u2019est produit. Non seulement Syngenta est rest\u00e9 en Suisse, mais nous sommes aujourd\u2019hui plus importants que jamais, avec un chiffre d\u2019affaires presque deux fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui enregistr\u00e9 au moment de l\u2019acquisition.<\/p>\n<p>Fondamentalement, nous sommes une multinationale mondiale et notre gouvernance refl\u00e8te cette r\u00e9alit\u00e9. Nous disposons d\u2019une \u00e9quipe de direction et d\u2019un conseil d\u2019administration internationaux, comprenant des administrateurs ind\u00e9pendants, des personnalit\u00e9s respect\u00e9es et influentes venues du monde entier.<\/p>\n<p>Selon vous, quelle est la valeur ajout\u00e9e apport\u00e9e par vos actionnaires chinois?<\/p>\n<p>Ils ont une vision \u00e0 long terme, avec un profond engagement en faveur de la recherche et du d\u00e9veloppement, et consid\u00e8rent leur investissement dans Syngenta sur la dur\u00e9e. Cela contraste avec l\u2019approche de certains investisseurs activistes* qui peuvent intervenir pendant six mois et exiger des changements susceptibles de nuire \u00e0 la sant\u00e9 \u00e0 long terme d\u2019une entreprise.<\/p>\n<p>Le fait d\u2019appartenir \u00e0 un groupe chinois a-t-il affect\u00e9 votre capacit\u00e9 \u00e0 attirer des talents ou des partenaires occidentaux?<\/p>\n<p>Si l\u2019on regarde les personnes que nous avons recrut\u00e9es et fid\u00e9lis\u00e9es depuis l\u2019acquisition, on peut dire que nous avons fait mieux que presque tous les autres acteurs du secteur pour attirer et conserver les meilleurs talents.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/SWI_CHE_0126_KERN_JEFF_ROWE_05_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Entretien avec Jeff Rowe\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                \u00abLa plupart des membres de notre \u00e9quipe de direction, y compris moi-m\u00eame, sont bas\u00e9s \u00e0 B\u00e2le\u00bb.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>Les \u00c9tats-Unis ont renforc\u00e9 leur surveillance \u00e0 l\u2019\u00e9gard des politiques du gouvernement chinois au nom de la s\u00e9curit\u00e9 nationale. Comment maintenez-vous la confiance des r\u00e9gulateurs et des clients am\u00e9ricains, alors que Syngenta appartient \u00e0 une entreprise publique chinoise?<\/p>\n<p>Nous sommes reconnus en Suisse, en Europe, aux \u00c9tats-Unis et dans le monde comme une multinationale bas\u00e9e en Suisse. Nous avons un actionnaire chinois, mais notre histoire et notre h\u00e9ritage sont profond\u00e9ment ancr\u00e9s en Suisse. La plupart des membres de notre \u00e9quipe de direction, moi compris, sont bas\u00e9s \u00e0 B\u00e2le. Les agriculteurs aux \u00c9tats-Unis, en Inde, au Br\u00e9sil et ailleurs nous consid\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement comme l\u2019une des marques les plus respect\u00e9es du secteur agricole. Nous existons depuis plus de 200 ans et, sur les principaux march\u00e9s, nous occupons la premi\u00e8re ou la deuxi\u00e8me place dans presque tous les segments. Nous sommes \u00e9galement bien connus des autorit\u00e9s de r\u00e9gulation comme une entreprise fond\u00e9e sur la science, soumettant des dossiers parmi les plus solides et les plus rigoureux sur le plan scientifique.<\/p>\n<p>Dans quelle mesure Syngenta est-elle expos\u00e9e aux tensions commerciales persistantes entre les \u00c9tats-Unis et la Chine?<\/p>\n<p>Le commerce est essentiel pour nos clients, car les produits agricoles font partie des plus \u00e9chang\u00e9s du monde. L\u2019agriculture devrait \u00eatre un pont entre les pays, certaines r\u00e9gions \u00e9tant naturellement mieux adapt\u00e9es \u00e0 la production alimentaire. L\u00e0 d\u2019o\u00f9 je viens, dans le Midwest am\u00e9ricain, certains des sols les plus fertiles du monde permettent de produire efficacement des denr\u00e9es alimentaires. Nous ne devrions pas r\u00e9duire les for\u00eats tropicales ni mettre en culture des terres peu productives. La soci\u00e9t\u00e9 devrait optimiser les lieux de production alimentaire et cr\u00e9er des march\u00e9s permettant la circulation des produits.<\/p>\n<p>Mais vous restez soumis aux droits de douane, notamment lors d\u2019exportations depuis la Suisse vers les \u00c9tats-Unis. R\u00e9duisez-vous ces risques en adaptant la localisation de votre production?<\/p>\n<p>Nous produisons partout dans le monde, avec des sites de production et des entreprises sur tous les principaux march\u00e9s. La production de semences est majoritairement locale, dans les pays o\u00f9 elles sont consomm\u00e9es, et nous optimisons notre cha\u00eene d\u2019approvisionnement afin de limiter les risques li\u00e9s \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles perturbations commerciales. Notre cha\u00eene d\u2019approvisionnement est tr\u00e8s sophistiqu\u00e9e et nous recourons largement \u00e0 l\u2019intelligence artificielle (IA) pour optimiser la fiabilit\u00e9, la qualit\u00e9 et les co\u00fbts. Nous utilisons \u00e9galement l\u2019IA pour anticiper la demande des agriculteurs, souvent jusqu\u2019\u00e0 18 mois \u00e0 l\u2019avance. Nos mod\u00e8les analysent les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques dans des pays comme l\u2019Argentine et le Br\u00e9sil, estiment les surfaces consacr\u00e9es au ma\u00efs ou au soja et d\u00e9terminent o\u00f9 lancer la production, que ce soit en Inde, en Chine, en Suisse ou au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/SWI_CHE_0126_KERN_JEFF_ROWE_06_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Interview de Jeff Rowe\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>Votre projet d\u2019introduction en Bourse (IPO) \u00e0 Shanghai a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises. O\u00f9 en est aujourd\u2019hui ce projet? Envisagez-vous une IPO cette ann\u00e9e? Une cotation en Suisse ou en Europe serait-elle une option?<\/p>\n<p>Nous continuerons d\u2019\u00e9valuer nos strat\u00e9gies sur les march\u00e9s financiers en fonction des conditions de march\u00e9 et d\u2019autres facteurs pertinents qui servent au mieux les int\u00e9r\u00eats de nos actionnaires. \u00c0 ce stade, aucune d\u00e9cision officielle n\u2019a \u00e9t\u00e9 prise concernant une \u00e9ventuelle introduction en Bourse. Il serait \u00e9galement pr\u00e9matur\u00e9 de sp\u00e9culer sur le lieu d\u2019une cotation \u00e0 titre principal et, si la situation le justifie, d\u2019une cotation secondaire. L\u2019une de mes premi\u00e8res d\u00e9cisions en tant que directeur g\u00e9n\u00e9ral a \u00e9t\u00e9 de retirer la demande d\u2019introduction, qui \u00e9tait en attente depuis trop longtemps et \u00e9tait devenue une source de distraction. Depuis, je me suis concentr\u00e9 sur l\u2019am\u00e9lioration des performances, de la comp\u00e9titivit\u00e9, des flux de tr\u00e9sorerie et des marges.<\/p>\n<p>Comment \u00e9valuez-vous les avantages d\u2019une cotation en Bourse face \u00e0 l\u2019augmentation des obligations de transparence et la pression des march\u00e9s \u00e0 court terme?<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019acc\u00e8s aux capitaux, une cotation peut renforcer notre r\u00e9putation mondiale en tant que leader dans notre secteur. Dans le cadre d\u2019un processus d\u2019introduction en Bourse, nous renforcerons la communication de nos informations financi\u00e8res conform\u00e9ment aux exigences r\u00e9glementaires afin de garantir la transparence pour les investisseurs.<\/p>\n<p>                Jeff Rowe            <\/p>\n<p>Parcours professionnel<\/p>\n<p>Depuis janvier 2024: CEO du groupe Syngenta<\/p>\n<p>2016-2024: Pr\u00e9sident de la division Seeds (semences), puis pr\u00e9sident de la division Crop Protection (protection des cultures), Syngenta<\/p>\n<p>Avant 2016: divers postes chez Cargill et DuPont Pioneer<\/p>\n<p>Formation<\/p>\n<p>2012: Executive MBA, NYU Stern School of Business \/ London School of Economics and Political Science<\/p>\n<p>2001: Doctorat en droit, Drake University<\/p>\n<p>1995: Bachelor en sciences, avec sp\u00e9cialisation en \u00e9conomie agricole, Iowa State University<\/p>\n<p>En quoi Syngenta reste-t-elle une entreprise suisse?<\/p>\n<p>Notre relation avec la Suisse est ancienne, profonde et mutuellement b\u00e9n\u00e9fique, et nous sommes fiers de notre h\u00e9ritage suisse. Notre capacit\u00e9 d\u2019innovation, v\u00e9ritable moteur de l\u2019entreprise, est soutenue non seulement par la neutralit\u00e9 de la Suisse, mais aussi par son ouverture aux investissements. Ce n\u2019est pas un hasard si des entreprises ax\u00e9es sur la recherche et d\u00e9veloppement telles que Roche, Novartis et Syngenta sont bas\u00e9es \u00e0 B\u00e2le: la ville poss\u00e8de une longue tradition d\u2019innovation et attire les meilleurs talents du monde entier. Le fait d\u2019avoir notre si\u00e8ge \u00e0 B\u00e2le constitue un v\u00e9ritable atout.<\/p>\n<p>Nous sommes sans doute l\u2019entreprise la plus internationale de notre secteur, avec l\u2019un des effectifs les plus diversifi\u00e9s. Cette diversit\u00e9 nous aide \u00e0 prendre de meilleures d\u00e9cisions dans un contexte commercial mondialis\u00e9. Je crois \u00e9galement beaucoup au syst\u00e8me \u00e9ducatif suisse \u2013 ma fille de 16 ans fait ses \u00e9tudes ici \u2013 et nous recrutons de nombreux dipl\u00f4m\u00e9s issus des universit\u00e9s suisses.<\/p>\n<p>Combien avez-vous investi en Suisse depuis la reprise par des actionnaires chinois?<\/p>\n<p>Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, nous avons investi environ un milliard de dollars sur nos diff\u00e9rents sites en Suisse. Cela d\u00e9montre notre engagement envers le pays.<\/p>\n<p>Revenons \u00e0 l\u2019intelligence artificielle. Quels pays l\u2019adoptent le plus fortement, notamment via votre plateforme Cropwise? O\u00f9 se situe la Suisse?<\/p>\n<p>L\u2019adoption se fait de mani\u00e8re progressive. Les exploitations agricoles les plus grandes et les plus sophistiqu\u00e9es adoptent g\u00e9n\u00e9ralement plus rapidement le num\u00e9rique et l\u2019IA, par exemple aux \u00c9tats-Unis, au Br\u00e9sil, en Argentine, en Ukraine et en Europe de l\u2019Est. D\u2019apr\u00e8s mon exp\u00e9rience, les agriculteurs suisses sont tr\u00e8s avanc\u00e9s et fortement orient\u00e9s vers la durabilit\u00e9, ce qui peut accro\u00eetre la complexit\u00e9 op\u00e9rationnelle. En Suisse, l\u2019adoption varie selon les segments: certains producteurs de l\u00e9gumes sont tr\u00e8s avanc\u00e9s dans l\u2019utilisation des outils num\u00e9riques. Globalement, je situerais la Suisse dans une position interm\u00e9diaire.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/SWI_CHE_0126_KERN_JEFF_ROWE_07_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Entretien avec Jeff Rowe\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                \u00abIl serait \u00e9galement pr\u00e9matur\u00e9 de sp\u00e9culer sur le lieu d\u2019une cotation primaire et, si la situation le justifie, d\u2019une cotation secondaire\u00bb.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>L\u2019utilisation de l\u2019IA pourrait amener les agriculteurs \u00e0 utiliser de plus faibles quantit\u00e9s de vos produits phytosanitaires. Comment conciliez-vous cette \u00e9volution avec vos objectifs financiers?<\/p>\n<p>Il est faux de penser que notre objectif consiste simplement \u00e0 vendre du volume. Une grande partie de notre innovation vise justement \u00e0 r\u00e9duire les quantit\u00e9s utilis\u00e9es tout en am\u00e9liorant les r\u00e9sultats. Si les agriculteurs utilisent moins de produits, mais obtiennent de meilleurs r\u00e9sultats, nous partageons ce b\u00e9n\u00e9fice. Les applications de pr\u00e9cision et les technologies contribuent \u00e9galement \u00e0 rem\u00e9dier \u00e0 la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre, un d\u00e9fi majeur pour les agriculteurs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Les exploitants sont pr\u00eats \u00e0 investir dans des solutions plus efficaces et intelligentes, quitte \u00e0 acheter moins, car ils en per\u00e7oivent les b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n<p>Dans quelle mesure adaptez-vous vos prix selon les r\u00e9gions et les segments de client\u00e8le?<\/p>\n<p>Nous appliquons une tarification bas\u00e9e sur la valeur, en analysant la valeur cr\u00e9\u00e9e dans une exploitation et un environnement donn\u00e9s, ce qui varie consid\u00e9rablement entre des r\u00e9gions comme le Mato Grosso au Br\u00e9sil et le sud de l\u2019Inde. Nous tenons \u00e9galement compte de la dynamique concurrentielle et de la pr\u00e9sence des produits g\u00e9n\u00e9riques. Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une approche uniforme. En outre, les solutions de protection des cultures ne repr\u00e9sentent qu\u2019environ 10% des co\u00fbts totaux des exploitations agricoles. Les engrais repr\u00e9sentent, eux, un facteur de co\u00fbt bien plus important.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/SWI_CHE_0126_KERN_JEFF_ROWE_13_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"Rowe levant les yeux\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                \u00abNous devons anticiper les tendances au moins dix ans \u00e0 l\u2019avance, car le d\u00e9veloppement d\u2019un nouveau produit prend environ une d\u00e9cennie et plusieurs centaines de millions de dollars\u00bb.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>Comment le changement climatique affecte-t-il les activit\u00e9s de Syngenta?<\/p>\n<p>Je travaille dans ce secteur depuis environ trente ans, et bien avant que le changement climatique ne devienne un sujet d\u2019actualit\u00e9, nous travaillions d\u00e9j\u00e0 sur des probl\u00e9matiques connexes, comme la tol\u00e9rance \u00e0 la s\u00e9cheresse. Le changement climatique a accentu\u00e9 le stress thermique et les \u00e9pisodes de pr\u00e9cipitations extr\u00eames. Nous devons anticiper les tendances au moins dix ans \u00e0 l\u2019avance, car le d\u00e9veloppement d\u2019un nouveau produit n\u00e9cessite environ une d\u00e9cennie et plusieurs centaines de millions de dollars d\u2019investissements. Nous analysons l\u2019\u00e9volution g\u00e9ographique, notamment les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud, ainsi que l\u2019\u00e9mergence de nouvelles maladies, de ravageurs et des d\u00e9fis auxquels les agriculteurs pourraient \u00eatre confront\u00e9s.<\/p>\n<p>Cela renforce notre sens des responsabilit\u00e9s: notre capacit\u00e9 d\u2019innovation, nos 56\u2019000 employ\u00e9s et l\u2019ampleur de nos investissements en recherche et d\u00e9veloppement peuvent contribuer \u00e0 relever les d\u00e9fis li\u00e9s au climat, et je prends cette responsabilit\u00e9 tr\u00e8s au s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>* Les actionnaires activistes acqui\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement des participations relativement modestes dans une entreprise afin d\u2019influencer sa strat\u00e9gie ou sa gouvernance dans le but d\u2019augmenter fortement sa valeur de march\u00e9 \u00e0 court terme, souvent au d\u00e9triment de sa sant\u00e9 \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Virginie Mangin, traduit de l\u2019anglais par Z\u00e9lie Schaller\/rem<\/p>\n<p>        S\u00e9rie CEO spotlight    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Jeff Rowe est le CEO du groupe Syngenta, nomm\u00e9 en janvier 2024 \u00e0 la t\u00eate de cette entreprise&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":32975,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[242,657,4321,45,44,43,12694,1310,6096,1631,23],"class_list":{"0":"post-32974","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-agriculture","9":"tag-article","10":"tag-beat-agribusiness","11":"tag-business","12":"tag-economie","13":"tag-economy","14":"tag-environmental-pollution","15":"tag-give-me-perspective","16":"tag-multinationals","17":"tag-production-type-adaptation","18":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116175403938469462","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32974","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32974"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32974\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/32975"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32974"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32974"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32974"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}