{"id":34603,"date":"2026-03-06T06:41:08","date_gmt":"2026-03-06T06:41:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/34603\/"},"modified":"2026-03-06T06:41:08","modified_gmt":"2026-03-06T06:41:08","slug":"des-chercheurs-fribourgeois-lancent-un-jeu-pour-stopper-nos-envies-de-malbouffe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/34603\/","title":{"rendered":"Des chercheurs fribourgeois lancent un jeu pour stopper nos envies de malbouffe"},"content":{"rendered":"<p>Chips, chocolat, sodas&#8230; La consommation excessive de ces produits peut devenir une habitude, avec des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur la sant\u00e9. Et si un jeu vid\u00e9o pouvait nous aider \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 la tentation? C\u2019est ce que propose une \u00e9quipe de neuroscientifiques de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg qui a lanc\u00e9 l\u2019application Bewe Coaching, ou comment r\u00e9duire ses envies et impulsions alimentaires en jouant.<\/p>\n<p>Se tourner r\u00e9guli\u00e8rement vers des aliments tr\u00e8s sucr\u00e9s, tr\u00e8s sal\u00e9s ou tr\u00e8s gras peut devenir un r\u00e9flexe, voire une addiction. Difficile alors de garder le contr\u00f4le et il devient presque impossible de s\u2019en d\u00e9tacher. Or, ces mauvaises habitudes alimentaires peuvent\u00a0entra\u00eener\u00a0des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Une solution improbable<\/p>\n<p>Une \u00e9quipe de neuroscientifiques\u00a0de l\u2019Universit\u00e9\u00a0de Fribourg\u00a0a d\u00e9velopp\u00e9 un jeu en ligne sous forme d\u2019application, Bewe\u00a0Coaching.\u00a0Son fonctionnement est simple: on choisit une cat\u00e9gorie d\u2019aliments, puis\u00a0on s\u00e9lectionne\u00a0entre 3 et\u00a05 produits qu\u2019on\u00a0souhaite\u00a0moins consommer. Ensuite,\u00a0le jeu commence:\u00a0il faut appuyer rapidement sur les fruits ou\u00a0les\u00a0l\u00e9gumes\u00a0qui apparaissent sur l\u2019\u00e9cran, tout en \u00e9vitant de toucher les images des aliments malsains. A noter que\u00a0le\u00a0module\u00a0\u00ab\u00a0sodas\u00a0\u00bb est gratuit, mais\u00a0pour les autres cat\u00e9gories d\u2019aliments,\u00a0il faut d\u00e9bourser 5 francs.<\/p>\n<p>Selon les essais cliniques, en jouant quelques minutes par jour, les envies et la consommation diminueraient\u00a0d\u2019environ 25\u202f% apr\u00e8s cinq jours.\u00a0Les effets seraient durables sur plusieurs mois.<\/p>\n<p>R\u00e9duction du syst\u00e8me de r\u00e9compense du cerveau<\/p>\n<p>Comment est-ce possible? \u00ab\u00a0Notre application r\u00e9duit la r\u00e9activit\u00e9 du syst\u00e8me de r\u00e9compense du cerveau face aux aliments probl\u00e9matiques. Moins de r\u00e9activit\u00e9 signifie moins d&rsquo;envies et donc moins de consommation\u00a0\u00bb, explique Lucas Spierer, professeur de neurosciences \u00e0 la section de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg et co-fondateur de la start-up Bewe, qui a cr\u00e9\u00e9 l\u2019application, dans l\u2019\u00e9mission On en parle du 4 mars 2026.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le m\u00e9canisme d&rsquo;action est tr\u00e8s simple: le jeu cr\u00e9e un conflit entre notre tendance naturelle \u00e0 attraper ce qui nous attire, donc ces aliments malsains, et les r\u00e8gles du jeu, qui nous demandent au contraire de rejeter ces aliments. Le cerveau n&rsquo;aime pas les conflits, car cela lui demande de l\u2019\u00e9nergie. Pour r\u00e9soudre ce conflit, comme on ne peut pas changer les r\u00e8gles du jeu \u2013 on les a accept\u00e9es au d\u00e9but \u2013 le cerveau va r\u00e9duire progressivement l&rsquo;envie\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Lucas Spierer.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de r\u00e9compense du cerveau, le nerf du probl\u00e8me<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le syst\u00e8me de r\u00e9compense du cerveau est un petit tas de neurones qui fonctionnent \u00e0 la dopamine. Il s&rsquo;active quand il d\u00e9tecte de la nourriture \u00e9nerg\u00e9tique, par exemple du gras ou du sucre. Ce syst\u00e8me est apparu pour s\u2019assurer que notre organisme ait assez de carburant pour survivre\u00a0\u00bb, explique le chercheur.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c0 la pr\u00e9histoire, le sucre et le gras \u00e9taient difficiles \u00e0 trouver dans la nature. Il fallait donc un syst\u00e8me de r\u00e9compense r\u00e9actif, qui donnait une forte motivation pour aller chercher ces aliments\u00a0\u00bb, poursuit Lucas Spierer. \u00ab\u00a0Le probl\u00e8me est qu\u2019aujourd\u2019hui, les aliments riches sont disponibles partout. Le syst\u00e8me de r\u00e9compense s&rsquo;active en permanence au supermarch\u00e9 ou au restaurant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"sources\">Sujet radio: Marie Tschumi<\/p>\n<p class=\"credit\">Adaptation web: Myriam Semaani<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Chips, chocolat, sodas&#8230; La consommation excessive de ces produits peut devenir une habitude, avec des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":34604,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[45,1794,1065,13045,4952,1384,1321,44,43,211,347,237,1090,1903,951,84,296,1267,23,3433,351],"class_list":{"0":"post-34603","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-business","9":"tag-cerveau","10":"tag-chercheur","11":"tag-chips","12":"tag-chocolat","13":"tag-conflit","14":"tag-consommation","15":"tag-economie","16":"tag-economy","17":"tag-fribourg","18":"tag-loisirs","19":"tag-maladies-et-etat-de-sante","20":"tag-passe-temps","21":"tag-probleme","22":"tag-recompense","23":"tag-sante","24":"tag-science-et-technologie","25":"tag-sucre","26":"tag-suisse","27":"tag-universite-de-fribourg","28":"tag-vie-quotidienne-et-loisirs"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116180869767355533","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34603","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34603"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34603\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34604"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34603"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34603"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34603"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}