{"id":4213,"date":"2026-02-15T05:28:36","date_gmt":"2026-02-15T05:28:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/4213\/"},"modified":"2026-02-15T05:28:36","modified_gmt":"2026-02-15T05:28:36","slug":"de-londres-a-lausanne-comment-isomorphic-labs-revolutionne-la-decouverte-de-medicaments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/4213\/","title":{"rendered":"De Londres \u00e0 Lausanne, comment Isomorphic Labs r\u00e9volutionne la d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/SWI_CHE_1125_SERGEI_YAKNEEN_01_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"homme devant un mur rouge\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Sergei Yakneen est devenu directeur technique d&rsquo;Isomorphic Labs en 2022.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>        La spin-off de Google DeepMind, Isomorphic Labs, d\u00e9veloppe un moteur de conception de m\u00e9dicaments utilisant l\u2019IA, dont elle pense qu\u2019il peut \u00abr\u00e9soudre\u00a0toutes les maladies\u00bb. Nous avons parl\u00e9 \u00e0 son directeur technique \u00e0 Lausanne du r\u00f4le cl\u00e9 de la Suisse, du battage autour de l\u2019IA et de ce qu\u2019il faudra pour gu\u00e9rir le cancer.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        10 f\u00e9vrier 2026 &#8211; 11:17\n<\/p>\n<p>En 2013, Sergei Yakneen \u00e9tait en bonne voie pour une carri\u00e8re brillante dans la tech, \u00e0 la t\u00eate d\u2019une \u00e9quipe d\u2019ing\u00e9nieurs informaticiens chez Amazon, au Canada, quand sa vie a pris un tournant dramatique. Sa m\u00e8re est morte d\u2019un cancer du pancr\u00e9as, \u00e0 seulement 54 ans.<\/p>\n<p>Sergei Yakneen a grandi dans les ann\u00e9es 1980, entour\u00e9 de m\u00e9decins et de chercheurs \u00e0 Krasnoyarsk, une ville industrielle majeure au c\u0153ur de la Sib\u00e9rie, qui avait la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre une terre d\u2019accueil pour les opposants au r\u00e9gime russe.<\/p>\n<p>Et pourtant, il n\u2019a jamais \u00e9prouv\u00e9 le besoin de devenir m\u00e9decin comme sa m\u00e8re, oncologue \u00e0 l\u2019h\u00f4pital municipal. \u00abJe m\u2019int\u00e9ressais plus \u00e0 l\u2019informatique\u00bb, se souvient-il. Enfant, il passait des heures \u00e0 assembler des ordinateurs et \u00e9crire du code informatique.<\/p>\n<p>Mais lorsque les m\u00e9decins de sa famille ont commenc\u00e9 \u00e0 chercher un traitement pour le cancer de sa m\u00e8re, son existence a pris une autre direction.<\/p>\n<p>\u00abJe me sentais inutile avec ma carri\u00e8re dans la tech\u00bb, dit Sergei Yakneen, qui avait 33 ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque. \u00abJe ne pouvais pas rester dans ce monde en toute bonne conscience. Je n\u2019arr\u00eatais pas de me dire \u2013 \u00e0 l\u2019avenir, si l\u2019un de mes enfants affronte la m\u00eame maladie, quelle aura \u00e9t\u00e9 ma contribution \u00e0 la solution?\u00bb<\/p>\n<p>Il d\u00e9cide alors de quitter son travail chez Amazon pour rejoindre l\u2019institut de recherche sur le cancer d\u2019Ontario. L\u00e0-bas, il utilise son savoir technologique pour analyser des donn\u00e9es de s\u00e9quen\u00e7age d\u2019ADN, issues de milliers de patients atteints du cancer, pour comprendre comment les mutations g\u00e9n\u00e9tiques influent sur l\u2019apparition et la progression du cancer.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie plus tard, en 2022, Sergei Yakneen est devenu directeur technique \u00e0 Lausanne et membre de l\u2019\u00e9quipe fondatrice de l\u2019une des entreprises les plus en vue dans le domaine des recherches sur la d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments par l\u2019IA: Isomorphic Labs.<\/p>\n<p>Un mod\u00e8le r\u00e9volutionnaire<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Londres, la compagnie a \u00e9merg\u00e9 du laboratoire d\u2019IA de Google, DeepMind, en 2021, avec pour mission de \u00abr\u00e9soudre toutes les maladies gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019IA\u00bb. Son fondateur et directeur, Demis Hassabis, a coremport\u00e9 le Prix Nobel de chimie en 2024 avec son coll\u00e8gue John Jumper pour l\u2019\u00e9laboration d\u2019un mod\u00e8le d\u2019IA r\u00e9volutionnaire, AlphaFold. Ensemble, ils avaient r\u00e9solu un probl\u00e8me auquel se heurtaient les chimistes depuis plus de 50 ans: la pr\u00e9diction de la structure en trois dimensions d\u2019une prot\u00e9ine.<\/p>\n<p>La plupart des m\u00e9dicaments fonctionnent en s\u2019attachant \u00e0 des points pr\u00e9cis d\u2019une prot\u00e9ine, ce qui n\u2019est rendu possible que si on en conna\u00eet la forme en 3D. L\u2019identification de cette forme \u00e9tait un processus lent et co\u00fbteux qui pouvait prendre jusqu\u2019\u00e0 cinq ans, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019AlphaFold, qui l\u2019a accompli en quelques minutes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00c7a nous a tout de suite sembl\u00e9 \u00e9vident qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un mod\u00e8le r\u00e9volutionnaire\u00bb, d\u00e9clare Sergei Yakneen, qui travaillait chez Sophia Genetics, lorsque la deuxi\u00e8me version d\u2019AlphaFold est sortie en 2020 (il en existe maintenant trois). Cela pouvait prendre la dur\u00e9e enti\u00e8re d\u2019un doctorat pour d\u00e9crypter la structure d\u2019une seule prot\u00e9ine. Avec AlphaFold 2, vous pouvez entrer la s\u00e9quence d\u2019ADN et obtenir la pr\u00e9diction de la structure en 3D \u00e0 un niveau d\u2019exactitude quasi comparable.\u00bb<\/p>\n<p>Il serait difficile aujourd\u2019hui de trouver un laboratoire pharmaceutique ou une entreprise de biotechnologie dans le monde qui n\u2019utilise pas AlphaFold ni un mod\u00e8le pr\u00e9dictif inspir\u00e9 d\u2019AlphaFold, \u00e0 un niveau ou un autre de sa recherche.<\/p>\n<p>En tant que tel, AlphaFold ne peut pas gu\u00e9rir une maladie, mais \u00e7a n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 son but, d\u00e9clare Sergei Yakneen. \u00abNous sommes en train de b\u00e2tir une armada de mod\u00e8les IA qui tous ensemble, de concert, constituent notre moteur de conception de m\u00e9dicaments, qui permettra, on le pense, de cr\u00e9er des traitements plus vite, pour moins cher et avec de meilleurs taux de succ\u00e8s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est exactement ce qui l\u2019a attir\u00e9 vers cette entreprise. \u00ab\u00a0Sa mission n\u2019est pas seulement de cibler une maladie en particulier, ou de s\u2019attaquer \u00e0 une partie de la recherche sur les m\u00e9dicaments, mais de construire des mod\u00e8les g\u00e9n\u00e9ralistes qui finiront par nous permettre de trouver une solution \u00e0 toutes les maladies\u00a0\u00bb, dit-il. Notamment des maladies qu\u2019on a longtemps crues d\u00e9pourvues de traitement.<\/p>\n<p>Le \u00abgrand d\u00e9fi\u00bb, selon ses mots, est de parvenir au stade o\u00f9 nos mod\u00e8les d\u2019IA peuvent concevoir une myriade de mol\u00e9cules avec leurs propri\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cifiques, presque comme de la m\u00e9decine \u00e0 la carte pour chaque personne et chaque maladie.<\/p>\n<p>Isomorphic est maintenant un acteur cl\u00e9 d\u2019une course de plus en plus concurrentielle en vue de r\u00e9volutionner la conception de m\u00e9dicaments et amener de nouveaux et meilleurs traitements aux patients, pour un co\u00fbt et une dur\u00e9e bien moindres.<\/p>\n<p>Les g\u00e9ants pharmaceutiques Novartis et Eli Lilly, qui a \u00e9labor\u00e9 le fameux traitement pour la perte de poids GLP-1 Zepbound, se sont d\u00e9j\u00e0 associ\u00e9s avec Isomorphic afin de d\u00e9couvrir de nouveaux traitements potentiels, des contrats qui pourraient peser des milliards. En janvier, le labo a sign\u00e9 un contrat avec le g\u00e9ant am\u00e9ricain de la sant\u00e9 publique Johnson &amp; Johnson pour s\u2019attaquer aux maladies \u00abdifficiles \u00e0 traiter\u00bb, \u00e0 travers diff\u00e9rents modes de traitement, tels que les petites mol\u00e9cules et les produits biologiques. Isomorphic travaille \u00e9galement sur un ensemble de projets de m\u00e9dicaments centr\u00e9s sur l\u2019oncologie et l\u2019immunologie.<\/p>\n<p>Le lien avec Lausanne<\/p>\n<p>En tant que directeur technique, Sergei Yakneen est charg\u00e9 de rassembler une \u00e9quipe afin de d\u00e9velopper la technologie derri\u00e8re le \u00abmoteur de conception de m\u00e9dicaments\u00bb et a sugg\u00e9r\u00e9 de le faire \u00e0 Lausanne, en parall\u00e8le du si\u00e8ge londonien.<\/p>\n<p>Sergei Yakneen est tomb\u00e9 amoureux de la ville quand il s\u2019y est install\u00e9 en 2019 pour travailler \u00e0 Sophia Genetics, o\u00f9 il supervisait le d\u00e9veloppement et le fonctionnement op\u00e9rationnel d\u2019une plateforme mondiale de diagnostics mol\u00e9culaires bas\u00e9e sur l\u2019IA.<\/p>\n<p>Perch\u00e9e au-dessus du lac L\u00e9man, la quatri\u00e8me plus grande ville de Suisse abrite plusieurs universit\u00e9s, parmi lesquelles l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Lausanne (EPFL), l\u2019une des universit\u00e9s de sciences et d\u2019ing\u00e9nierie les plus r\u00e9put\u00e9es d\u2019Europe, au m\u00eame niveau que le prestigieux Massachusetts Institute of Technology aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai tout de suite \u00e9t\u00e9 saisi par la beaut\u00e9 de cette r\u00e9gion, mais aussi par son esprit d\u2019entreprenariat et par la sophistication du milieu technologique et de l\u2019IA local\u00bb, dit-il. \u00abJe me suis dit que n\u2019importe qui voudrait \u00eatre ici, s\u2019il n\u2019y \u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0.\u00bb<\/p>\n<p>\n    Plus<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/307312.jpeg\" width=\"5760\" height=\"3840\" alt=\"Une femme dans un laboratoire\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>        Plus    <\/p>\n<p>        Avec l\u2019IA, les pharmas acc\u00e9l\u00e8rent la d\u00e9couverte de nouveaux m\u00e9dicaments    <\/p>\n<p class=\"teaser-wide-card__excerpt\">\n<p>                        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur                    <\/p>\n<p>                        26 juin. 2024                    <\/p>\n<p>                Les g\u00e9ants pharmaceutiques suisses misent sur l\u2019intelligence artificielle pour rechercher de nouveaux m\u00e9dicaments. Mais le chemin reste long avant leur apparition sur le march\u00e9.            <\/p>\n<p>    <a class=\"teaser-wide-card__link\" href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/multinationales-suisses\/avec-lintelligence-artificielle-les-pharmas-acc%c3%a9l%c3%a8rent-la-d%c3%a9couverte-de-nouveaux-m%c3%a9dicaments\/79761560\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>            lire plus Avec l\u2019IA, les pharmas acc\u00e9l\u00e8rent la d\u00e9couverte de nouveaux m\u00e9dicaments<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>En <a href=\"https:\/\/www.isomorphiclabs.com\/articles\/isomorphic-labs-has-announced-the-opening-of-its-new-offices-in-lausanne-switzerland\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">mai 2023Lien externe<\/a><a href=\"https:\/\/www.isomorphiclabs.com\/articles\/isomorphic-labs-has-announced-the-opening-of-its-new-offices-in-lausanne-switzerland\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">,Lien externe<\/a> Sergei Yakneen a inaugur\u00e9 le nouveau site de Lausanne pour Isomorphic, \u00e0 l\u2019EFPL Innovation Park, afin de permettre \u00e0 l\u2019entreprise d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la \u00abvibrante communaut\u00e9 technique et scientifique de la r\u00e9gion\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Mais l\u2019entreprise est rapidement devenue trop grande pour son emplacement et b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9sormais d\u2019un bureau permanent dans l\u2019ancien quartier industriel du Flon.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019ici, il a recrut\u00e9 pr\u00e8s de 30 personnes, principalement des ing\u00e9nieurs de donn\u00e9es et des chercheurs en IA, mais il esp\u00e8re bient\u00f4t pouvoir ajouter des recrues issues de la recherche pharmaceutique et de la biotech. L\u2019entreprise compte 300 salari\u00e9s dans le monde et ouvre actuellement 25 postes \u00e0 Lausanne ou \u00e0 Londres, d\u2019apr\u00e8s son site.<\/p>\n<p>Cette fr\u00e9n\u00e9sie de recrutements a \u00e9t\u00e9 permise par un financement externe de 460 millions de francs, obtenu en mars 2025 de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de capital-risque Thrive Capital, avec une participation de GV, anciennement connue sous le nom de Google Ventures, ainsi que la compagnie m\u00e8re de Google, Alphabet. Isomorphic Labs a \u00e9galement re\u00e7u 45 millions de dollars d\u2019avance de la part d\u2019Eli Lilly et 37,5 millions de dollars de la part de Novartis, bas\u00e9e \u00e0 B\u00e2le, dans le cadre des premi\u00e8res collaborations annonc\u00e9es en 2024.<\/p>\n<p>Du r\u00eave \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>De vifs espoirs reposent sur les capacit\u00e9s de l\u2019IA \u00e0 surmonter les difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de m\u00e9dicaments, un processus long, complexe et risqu\u00e9. Les experts <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/d41586-023-03172-6?utm_source=chatgpt.com\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">estimentLien externe<\/a> que l\u2019IA pourrait diviser par deux le temps et les co\u00fbts n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un traitement.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, une d\u00e9cennie et 2,5 milliards de dollars sont n\u00e9cessaires pour \u00e9laborer un traitement, selon certaines \u00e9tudes. Pr\u00e8s de 90% d\u2019entre eux n\u2019atterrissent jamais sur le march\u00e9, car ils ne passent pas les essais cliniques lors de la phase de tests de leur efficacit\u00e9 et de leur s\u00e9curit\u00e9 pour les humains.<\/p>\n<p>L\u2019usage de l\u2019IA dans le d\u00e9veloppement et la d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments est encore balbutiant, mais certains expriment leur <a href=\"https:\/\/www.ft.com\/content\/9a8aee4e-9cf6-4bb3-b7ea-d95ddd0d5e79\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">scepticismeLien externe<\/a> quant \u00e0 ses capacit\u00e9s r\u00e9elles d\u2019aboutir aux b\u00e9n\u00e9fices et aux avanc\u00e9es que ses d\u00e9fenseurs assurent voir venir \u00e0 l\u2019horizon. Il existe quelques traitements potentiels d\u00e9couverts par l\u2019IA aujourd\u2019hui en phase avanc\u00e9e des essais cliniques, mais aucun n\u2019a \u00e0 ce jour \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par les autorit\u00e9s de r\u00e9gulation.<\/p>\n<p>Isomorphic a essuy\u00e9 ses propres revers. Demis Hassabis a d\u00e9clar\u00e9 au public du <a href=\"https:\/\/www.ft.com\/content\/41b51d07-0754-4ffd-a8f9-737e1b1f0c2e\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Forum \u00e9conomique mondial Lien externe<\/a>de janvier 2025 que l\u2019entreprise esp\u00e9rait obtenir ses premiers traitements con\u00e7us par l\u2019IA en essais cliniques d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e. Mais le 20 janvier dernier, au forum de cette ann\u00e9e, il a reconnu que cette \u00e9ch\u00e9ance avait \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9e \u00e0 fin 2026.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 et la disponibilit\u00e9 des donn\u00e9es demeurent un goulet d\u2019\u00e9tranglement majeur. \u00abAvec l\u2019apprentissage automatique, on d\u00e9ploie ces algorithmes d\u2019apprentissage sur de vastes ensembles de donn\u00e9es pour pouvoir faire des pr\u00e9dictions, explique Sergei Yakneen. Mais nous avons encore besoin de g\u00e9n\u00e9rer davantage de donn\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les d\u00e9fis, Isomorphic reste concentr\u00e9 sur son but affich\u00e9 de \u00abr\u00e9soudre toutes les maladies\u00bb un jour, avec l\u2019aide de l\u2019IA, une mission qui sera un long chemin, reconna\u00eet Sergei Yakneen.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/SWI_CHE_1125_SERGEI_YAKNEEN_07_M.jpg\" width=\"3000\" height=\"2000\" alt=\"homme devant un jardin mural\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Sergei Yakneen est tomb\u00e9 amoureux de Lausanne lorsqu\u2019il s\u2019est install\u00e9 dans cette ville universitaire en 2019.            <\/p>\n<p>            Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch        <\/p>\n<p>\u00abNous d\u00e9veloppons ces technologies qui sont pleines de promesses, mais finalement, nous devons nous assurer que ces traitements sont sans danger\u00bb, rappelle-t-il. \u00abOn ne gagnera rien \u00e0 se pr\u00e9cipiter et \u00e0 mettre sur le march\u00e9 quelque chose qui n\u2019aidera pas les patients.\u00bb<\/p>\n<p>Il reste d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 trouver un traitement pour le cancer qui a emport\u00e9 sa m\u00e8re. \u00abLe cancer du pancr\u00e9as est vraiment tr\u00e8s dur. Les am\u00e9liorations des traitements sont vraiment marginales, dit-il. \u00c0 ce jour, il n\u2019est pas traitable, mais les capacit\u00e9s que nous d\u00e9veloppons me donnent de l\u2019espoir.\u00bb<\/p>\n<p>Relu et corrig\u00e9 par Nerys Avery \/ Traduit de l\u2019anglais par Pauline Grand d\u2019Esnon \/kro<\/p>\n<p>        Articles mentionn\u00e9s    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sergei Yakneen est devenu directeur technique d&rsquo;Isomorphic Labs en 2022. Thomas Kern \/ SWI swissinfo.ch La spin-off de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4214,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[657,2642,2643,45,83,177,1631,2644,23],"class_list":{"0":"post-4213","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-lausanne","8":"tag-article","9":"tag-beat-ai-and-medicine","10":"tag-beat-healthcare-innovation","11":"tag-business","12":"tag-health","13":"tag-lausanne","14":"tag-production-type-adaptation","15":"tag-sci-tech","16":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4213","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4213"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4213\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4214"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}