{"id":49064,"date":"2026-03-15T11:02:22","date_gmt":"2026-03-15T11:02:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/49064\/"},"modified":"2026-03-15T11:02:22","modified_gmt":"2026-03-15T11:02:22","slug":"debuts-difficiles-et-occasions-manquees-pour-le-biathlon-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/49064\/","title":{"rendered":"D\u00e9buts difficiles et occasions manqu\u00e9es pour le biathlon suisse"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/titelbild-biathlon-1200x900-1.webp.jpeg\" width=\"1200\" height=\"900\" alt=\"La biathl\u00e8te Aita Gasparin\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                La Grisonne Aita Gasparin fait partie de l\u2019\u00e9quipe nationale suisse de biathlon depuis 2011.            <\/p>\n<p>            Wikim\u00e9dia        <\/p>\n<p>        Le biathlon devrait \u00eatre le sport suisse par excellence. Combinant ski de fond et tir \u00e0 la carabine, il incarne parfaitement l\u2019esprit de d\u00e9fense et la culture du ski qui fa\u00e7onnent le pays. Cette discipline n\u2019a toutefois jamais vraiment r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019imposer en Suisse, \u00e0 l\u2019inverse de l\u2019Allemagne et de la Scandinavie. Pour quelles raisons?\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        15 mars 2026 &#8211; 11:00\n<\/p>\n<p>Swissinfo publie\u00a0r\u00e9guli\u00e8rement d\u2019autres articles tir\u00e9s du\u00a0<a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">blog du Mus\u00e9e national suisseLien externe<\/a> consacr\u00e9s \u00e0 des sujets historiques. Ces articles sont disponibles en allemand, en fran\u00e7ais et en anglais.<\/p>\n<p>Les \u00e9preuves masculines et f\u00e9minines de biathlon figurent actuellement au programme des Jeux olympiques d\u2019hiver. Malgr\u00e9 la popularit\u00e9 et l\u2019h\u00e9ritage s\u00e9culaire des sports d\u2019hiver et du tir en Suisse, cette discipline peine encore \u00e0 y trouver sa place. L\u2019histoire du biathlon en Suisse est ponctu\u00e9e de ruptures et de grilles d\u2019interpr\u00e9tation totalement uniques: ce sport dut s\u2019imposer face \u00e0 des disciplines qui, bien que similaires, s\u2019inscrivaient dans une tradition diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>Le biathlon a fait ses d\u00e9buts olympiques aux JO de Squaw Valley en 1960. La Suisse, nation du ski et du tir par excellence, ne participa toutefois pas aux \u00e9preuves. R\u00e9trospectivement absurde, cette absence fut \u00e0 l\u2019\u00e9poque s\u00e9v\u00e8rement critiqu\u00e9e par les m\u00e9dias. Le pays disposait en effet de bonnes conditions et avait d\u00e9j\u00e0 presque toutes les cartes en main: \u00abUne \u00e9preuve combinant ski de fond et tir n\u2019a rien de r\u00e9volutionnaire chez nous. La Suisse n\u2019est-elle pas en effet le pays des courses de patrouilles \u00e0 ski!\u00bb, \u00e9crivit <a href=\"https:\/\/www.e-newspaperarchives.ch\/?a=d&amp;d=DBB19600327-01.2.24.2.2&amp;srpos=1&amp;e=------196-de-20-DBB-1--img-txIN-biathlon+skipatrouillenl%C3%A4ufe-------0-----\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">Der BundLien externe<\/a> le 27\u00a0mars 1960.<\/p>\n<p>En 1960, le Su\u00e9dois Klas Lestander remporta la premi\u00e8re m\u00e9daille d\u2019or olympique en biathlon (YouTube): <\/p>\n<p>        Contenu externe    <\/p>\n<p>La patrouille \u00e0 ski \u00e9voqu\u00e9e dans l\u2019article, une sp\u00e9cialit\u00e9 suisse associant ski de fond et tir aux gros calibres, s\u2019inscrivait alors dans une tradition de pr\u00e8s de 60\u00a0ans. D\u00e8s la fin du 19e\u00a0si\u00e8cle, les <a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/2025\/12\/marteau-et-faucille-sur-le-gothard\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">soldats du GothardLien externe<\/a> furent \u00e9quip\u00e9s de skis dans la caserne d\u2019Andermatt. Des comp\u00e9titions s\u2019y tinrent \u00e0 partir de 1902, avant d\u2019\u00eatre officiellement \u00e9tablies sept ans plus tard comme courses de patrouilles militaires \u00e0 ski. L\u2019extension de la forteresse du Gothard jusqu\u2019en 1920 contribua par ailleurs \u00e0 renforcer l\u2019image du soldat aguerri \u00e9voluant \u00e0 ski dans le R\u00e9duit alpin.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/skipatrouillen-wettlauf-engadin-1916.webp.jpeg\" width=\"1200\" height=\"1126\" alt=\"Patrouille militaire \u00e0 ski dans la neige\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Course de patrouilles \u00e0 ski en Engadine, 1916.            <\/p>\n<p>            Mus\u00e9e national suisse        <\/p>\n<p>La course de patrouilles n\u2019\u00e9volua cependant pas vers le sport d\u2019\u00e9lite, la F\u00e9d\u00e9ration suisse de ski (FSS, aujourd\u2019hui Swiss Ski) ayant d\u00e8s 1936 pris ses distances avec les disciplines sportives militaires. L\u2019arm\u00e9e fut donc contrainte d\u2019organiser seule ses championnats, qui rest\u00e8rent bas\u00e9s \u00e0 Andermatt. Les patrouilleurs \u00e0 ski suisses se distingu\u00e8rent tant au niveau national qu\u2019international. Leurs exploits furent notamment salu\u00e9s lors des championnats du monde militaires (<a href=\"https:\/\/www.cism-wmc.admin.ch\/mwwg\/fr\/home\/home\/home.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">CISMLien externe<\/a>), encore disput\u00e9s aujourd\u2019hui, et des Jeux Olympiques de 1948 \u00e0 Saint-Moritz: la Suisse s\u2019imposa alors face \u00e0 la Finlande et la Su\u00e8de lors d\u2019une course de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Patrouille_militaire_aux_Jeux_olympiques_de_1948\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">patrouilles militaireLien externe<\/a> int\u00e9gr\u00e9e comme \u00e9preuve de d\u00e9monstration.<\/p>\n<p>Le sport olympique amor\u00e7a ensuite sa d\u00e9militarisation: le Comit\u00e9 international olympique (CIO) se distan\u00e7a des comp\u00e9titions militaires et supprima les courses de patrouilles du programme. La presse suisse fut donc \u00e9tonn\u00e9e lorsque le biathlon fit son entr\u00e9e comme discipline olympique en 1960 \u00e0 Squaw Valley. <\/p>\n<p>Les m\u00e9dias et une grande partie de l\u2019arm\u00e9e y virent alors la r\u00e9int\u00e9gration d\u2019une \u00e9preuve militaire. Le biathlon ne se limitait toutefois pas \u00e0 cette lecture. \u00c0 l\u2019\u00e9tranger, cette nouvelle discipline sportive \u00e9tait en effet per\u00e7ue diff\u00e9remment: alors que la Suisse, ancr\u00e9e dans sa logique du R\u00e9duit, envisageait le biathlon comme le prolongement de la patrouille militaire \u00e0 ski, le CIO, et plus tard l\u2019IBU (Union internationale de biathlon) fond\u00e9e en 1993, s\u2019employaient \u00e0 construire un autre r\u00e9cit fondateur. <\/p>\n<p>Les origines du biathlon auraient remont\u00e9 \u00e0 la chasse pratiqu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge de pierre. L\u2019argument avanc\u00e9 par le CIO et l\u2019IBU reposait sur des peintures rupestres norv\u00e9giennes. Cette interpr\u00e9tation \u00e9tait bien entendu discutable: les f\u00e9d\u00e9rations internationales faisaient fi de la tradition militaire des <a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/2024\/12\/a-skis-dans-la-foret-face-a-larmee-rouge\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">r\u00e9giments de skiLien externe<\/a> scandinaves et russes.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/finnische-patrouille-winterkrieg-1940.webp.jpeg\" width=\"1200\" height=\"833\" alt=\"Soldats finlandais couch\u00e9s dans la neige en position de tir pendant la guerre contre l'URSS\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Une patrouille \u00e0 ski finlandaise pendant la guerre d\u2019Hiver de 1940 contre l\u2019Union sovi\u00e9tique.            <\/p>\n<p>            Wikim\u00e9dia        <\/p>\n<p>Quelques semaines seulement apr\u00e8s les Jeux olympiques de Squaw Valley, o\u00f9 la Suisse ne brilla gu\u00e8re, l\u2019Arm\u00e9e suisse entreprit n\u00e9anmoins d\u2019organiser des comp\u00e9titions de biathlon \u00e0 S\u00f6renberg (LU). Ces \u00e9preuves n\u2019\u00e9taient cependant pas consid\u00e9r\u00e9es comme une nouvelle discipline, mais plut\u00f4t comme un test destin\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer leur utilit\u00e9 pour l\u2019entra\u00eenement des soldats suisses. <\/p>\n<p>L\u2019approche militaire dominait. La participation \u00e9tait donc strictement r\u00e9serv\u00e9e aux militaires, les femmes \u00e9tant bien entendu exclues. Les r\u00e9sultats furent d\u00e9cevants. Les soldats \u00e9puis\u00e9s parvinrent rarement \u00e0 atteindre les petits disques de la taille d\u2019une pi\u00e8ce de cinq francs. Les cibles utilis\u00e9es pour les courses de patrouille \u00e0 ski \u00e9taient en effet nettement plus grandes. Les biathl\u00e8tes suisses intensifi\u00e8rent donc leur entra\u00eenement au tir, mais revinrent toutefois bredouille des championnats du monde CISM de 1961 \u00e0 Andermatt, qui int\u00e9graient d\u00e9sormais le biathlon.<\/p>\n<p>L\u2019image de la Suisse, nation du ski et du tir, \u00e9tait pour le moins \u00e9corn\u00e9e. Les ann\u00e9es qui suivirent ne furent gu\u00e8re plus brillantes. Le journal valaisan Nouvelliste du Rh\u00f4ne ne m\u00e2cha pas ses mots: \u00abBiathlon: Les fils seront dignes des p\u00e8res (air connu)\u2026 Mais notre h\u00e9ros Guillaume Tell, lui-m\u00eame, en aurait rougi de honte.\u00bb <\/p>\n<p>La crise identitaire sportive atteignit son paroxysme en 1964 lors des Jeux d\u2019Innsbruck: la Suisse ne remporta aucune m\u00e9daille, toutes disciplines confondues. Le biathlon, discipline exigeante alliant endurance et pr\u00e9cision, n\u2019\u00e9tait-il donc pas fait pour les fils de Guillaume\u00a0Tell?<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/artikel-nouvelliste-biathlon-februar-1964.webp.jpeg\" width=\"1200\" height=\"1676\" alt=\"Article de journal sur la d\u00e9route du biathlon suisse en 1964\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Guillaume Tell lui-m\u00eame en aurait rougi de honte. Article paru en f\u00e9vrier 1964 dans le journal valaisan \u00abNouvelliste du Rh\u00f4ne\u00bb.            <\/p>\n<p>            e-newspaperarchives        <\/p>\n<p>Le camouflet d\u2019Innsbruck \u00e9branla la classe politique et les f\u00e9d\u00e9rations sportives, donnant lieu \u00e0 des revendications en mati\u00e8re de politique sportive. En r\u00e9ponse \u00e0 la petite question du conseiller national radical bernois Erich Weisskopf, qui appelait \u00e0 un renforcement du soutien de l\u2019\u00c9tat en faveur du biathlon, le gouvernement d\u00e9clara en mars 1964: \u00abContrairement \u00e0 l\u2019avis du parlementaire, le biathlon n\u2019est pas une comp\u00e9tition militaire, mais une discipline sportive civile associant ski de fond et \u00e9preuve de tir.\u00bb Un soutien financier \u00e9tait par cons\u00e9quent inenvisageable. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral craignait qu\u2019une lecture militaire du biathlon n\u2019entra\u00eene une fragmentation des traditionnels sports d\u2019hiver de l\u2019arm\u00e9e jusqu\u2019alors soutenus.<\/p>\n<p>L\u2019encouragement du sport au service de l\u2019aptitude \u00e0\u00a0la d\u00e9fense<\/p>\n<p>Ce refus \u00e9tait principalement motiv\u00e9 par le fait qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, seules les disciplines sportives jug\u00e9es pertinentes pour l\u2019aptitude \u00e0 la d\u00e9fense b\u00e9n\u00e9ficiaient du soutien financier de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Consid\u00e9rant que le biathlon \u00e9tait d\u00e9nu\u00e9 d\u2019importance militaire, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral continua donc \u00e0 privil\u00e9gier les sports d\u2019hiver militaires traditionnels, allant ainsi \u00e0 l\u2019encontre de la tendance internationale. <\/p>\n<p>Ironie de l\u2019histoire: des disciplines telles que la natation et la gymnastique aux agr\u00e8s, dont le lien avec les capacit\u00e9s militaires semble \u00e0 premi\u00e8re vue beaucoup moins \u00e9vident, s\u2019inscrivaient depuis longtemps dans le <a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/2024\/06\/jeunesse-et-sport-transpirer-pour-la-patrie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">programme d\u2019encouragement du sportLien externe<\/a>. Le gouvernement manqua sans doute une occasion en 1964. Alors que le biathlon \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 soutenu en Scandinavie, en Allemagne, et dans d\u2019autres pays comme la France, la nation du ski et du tir tarda \u00e0 suivre cette \u00e9volution.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/turner-am-barren-1955-sonvilier.webp.jpeg\" width=\"1200\" height=\"1148\" alt=\"Trois gymnastes sur les barres parall\u00e8les\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                La gymnastique aux agr\u00e8s, ici lors de la f\u00eate de gymnastique de Sonvilier en 1955, b\u00e9n\u00e9ficiait du soutien financier de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Ce n\u2019\u00e9tait pas le cas du biathlon.            <\/p>\n<p>            Mus\u00e9e national suisse \/ ASL        <\/p>\n<p>Il fallut attendre les Championnats du monde juniors de 1995 \u00e0 Realp (UR) pour qu\u2019un v\u00e9ritable \u00e9lan permette enfin \u00e0 la discipline de s\u2019imposer. La premi\u00e8re infrastructure de biathlon suisse fut construite dans l\u2019Oberland uranais. <\/p>\n<p>Les Championnats du monde ayant initialement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus \u00e0 Lenk (BE), celle-ci n\u2019avait rien d\u2019un complexe r\u00e9fl\u00e9chi, de taille adapt\u00e9e et con\u00e7u pour l\u2019entra\u00eenement sp\u00e9cifique des athl\u00e8tes, mais constituait plut\u00f4t une infrastructure provisoire mise en place dans l\u2019urgence. Le permis de construire ne fut d\u00e9pos\u00e9 que l\u2019\u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent. On d\u00e9fricha, le WWF Uri s\u2019en m\u00eala, et l\u2019infrastructure devint un sujet politique aux accents typiquement locaux: la construction pr\u00e9c\u00e9da l\u2019octroi du permis.<\/p>\n<p>L\u2019infrastructure de Realp marqua un tournant majeur dans l\u2019histoire du biathlon suisse. Situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 du centre de sport de l\u2019arm\u00e9e d\u2019Andermatt et \u00e0 l\u2019abri du f\u0153hn, elle jouissait d\u2019un emplacement id\u00e9al. En ao\u00fbt 2002, l\u2019infrastructure provisoire fut remplac\u00e9e par une installation moderne qui pouvait accueillir les entra\u00eenements d\u2019\u00e9t\u00e9. La construction rev\u00eatait une importance capitale pour l\u2019<a href=\"https:\/\/www.kulturen-der-alpen.ch\/fileadmin\/Bilder\/Downloads\/Armee-Sport-und-Tourismus\/PDF-Swiss-Sports-History-Armee-Sport-und-Tourismus-Ursern.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">UrserenLien externe<\/a>. La vall\u00e9e \u00e9tait en effet confront\u00e9e au retrait progressif de l\u2019arm\u00e9e, lequel entra\u00eenait une mutation structurelle qui mena\u00e7ait l\u2019emploi local.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral du sport \u00e0 Macolin en 1998 et la nouvelle loi sur l\u2019encouragement du sport de 2011, qui mentionnait pour la premi\u00e8re fois l\u2019encouragement du sport d\u2019\u00e9lite, \u00e9tablirent des conditions id\u00e9ales pour \u00e9viter que des d\u00e9b\u00e2cles sportives hivernales telles que celles de Squaw Valley et d\u2019Innsbruck ne se reproduisent. La troisi\u00e8me place de l\u2019Uranais Matthias Simmen aux <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Championnats_du_monde_de_biathlon_d%27%C3%A9t%C3%A9\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">Championnats du monde d\u2019\u00e9t\u00e9Lien externe<\/a> 2008, ainsi que d\u2019autres bons classements entre 2005 et 2011, marqu\u00e8rent les premiers succ\u00e8s internationaux. <\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 2000, les s\u0153urs Gasparin, Amy Baserga, Lena Haecki-Gross, Benjamin Weger et Niklas Hartweg d\u00e9croch\u00e8rent d\u2019excellentes places et rafl\u00e8rent de nombreuses m\u00e9dailles. Selina Gasparin remporta m\u00eame l\u2019argent en \u00e9preuve individuelle aux Jeux olympiques d\u2019hiver de Sotchi en 2014.<\/p>\n<p>Le portrait de J\u00e9r\u00e9my Finello sur la RTS:<\/p>\n<p>L\u2019encouragement s\u2019est \u00e9tendu aux niveaux juniors depuis que la F\u00e9d\u00e9ration suisse de ski (Swiss Ski) a pris sous son aile la F\u00e9d\u00e9ration suisse de biathlon, qui traversait alors une p\u00e9riode difficile et rencontrait des probl\u00e8mes financiers. L\u2019arm\u00e9e a elle aussi commenc\u00e9 \u00e0 encourager indirectement le biathlon: la formation de\u00a0<a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/2024\/07\/armee-et-sport-delite\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">soldats et soldates sport Lien externe<\/a>offre notamment aux femmes une tr\u00e8s bonne opportunit\u00e9 de se faire une place dans le sport d\u2019\u00e9lite.<\/p>\n<p>Le biathlon suisse d\u2019\u00e9lite n\u2019a sans aucun doute pas encore atteint son plein potentiel. La nation du ski et du tir disposait pourtant d\u00e8s le d\u00e9part des conditions id\u00e9ales. Si l\u2019image des soldats skieurs a fa\u00e7onn\u00e9 une identit\u00e9 suisse propice \u00e0 cette discipline, son ancrage dans la logique du R\u00e9duit a dans le m\u00eame temps frein\u00e9 son \u00e9volution vers le sport d\u2019\u00e9lite. Le biathlon ne pr\u00e9sentait aux yeux des officiers et du Conseil f\u00e9d\u00e9ral aucun atout pour la d\u00e9fense du pays. Aussi s\u2019est-on trop longtemps attach\u00e9 au sport militaire et aux patrouilles \u00e0 ski, sans prendre la mesure des temps qui changeaient. <\/p>\n<p>Il aura fallu attendre la cr\u00e9ation de l\u2019installation de biathlon de Realp, devenue par la suite centre d\u2019entra\u00eenement national, l\u2019encouragement au sport d\u2019\u00e9lite, engag\u00e9 tardivement en comparaison internationale, et plus r\u00e9cemment la construction \u00e0 Lenzerheide d\u2019une infrastructure homologu\u00e9e pour la Coupe du monde, pour que la voie du succ\u00e8s soit enfin trac\u00e9e. <\/p>\n<p>Ce sport spectaculaire et captivant s\u00e9duit aujourd\u2019hui un large public, des investisseurs priv\u00e9s et de puissants sponsors, offrant de bonnes perspectives pour la conqu\u00eate de m\u00e9dailles, skis aux pieds et fusil \u00e0 l\u2019\u00e9paule.<\/p>\n<p>                Sur l\u2019auteur            <\/p>\n<p>Michael Jucker est historien du sport, directeur de Swiss Sports History et co-directeur du mus\u00e9e du club de football de Zurich.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blog.nationalmuseum.ch\/fr\/2026\/02\/debuts-difficiles-et-occasions-manquees\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">L\u2019article original sur le blog du Mus\u00e9e national suisseLien externe<\/a><\/p>\n<p>Ce texte est le fruit d\u2019une collaboration avec Swiss Sports History, le portail consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire du sport suisse. Ce dernier a pour vocation de fournir des services de m\u00e9diation scolaire ainsi que des informations aux m\u00e9dias, aux chercheurs et au grand public. Pour en savoir plus, rendez-vous sur <a href=\"https:\/\/www.sportshistory.ch\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">sportshistory.ch.Lien externe<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Grisonne Aita Gasparin fait partie de l\u2019\u00e9quipe nationale suisse de biathlon depuis 2011. Wikim\u00e9dia Le biathlon devrait&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":49065,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[657,659,4464,1518,1917,658,75,23],"class_list":{"0":"post-49064","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sports","8":"tag-article","9":"tag-beat-history","10":"tag-beat-swiss-abroad","11":"tag-biathlon","12":"tag-history","13":"tag-production-type-external","14":"tag-sports","15":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116232856833327307","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49064","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49064"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49064\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/49065"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49064"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49064"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49064"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}