{"id":5739,"date":"2026-02-16T02:08:07","date_gmt":"2026-02-16T02:08:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/5739\/"},"modified":"2026-02-16T02:08:07","modified_gmt":"2026-02-16T02:08:07","slug":"lancement-dariane-64-la-constellation-amazon-leo-se-renforce-et-part-a-lassaut-du-secteur-maritime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/5739\/","title":{"rendered":"Lancement d\u2019Ariane 64 : la constellation Amazon Leo se renforce et part \u00e0 l\u2019assaut du secteur maritime"},"content":{"rendered":"<p>\n      Ariane 64, la version dot\u00e9e de quatre \u00e9normes boosters \u00e0 poudre d\u2019Ariane 6, a d\u00e9coll\u00e9 pour la premi\u00e8re fois du spatioport europ\u00e9en de Kourou le jeudi 12 f\u00e9vrier. \u00c0 son bord, 32 satellites de la constellation Amazon Leo. Anciennement connue sous le nom de Kuiper, Amazon Leo a r\u00e9cemment sign\u00e9 un partenariat avec MTN Satellite Communications qui lui permettra de proposer au secteur du transport maritime une offre compl\u00e8te sens\u00e9e le d\u00e9marquer de Starlink et Eutelsat\/Oneweb.\n    <\/p>\n<p>Jeudi 12 f\u00e9vrier \u00e0 11h45, heure locale, la plus puissante fus\u00e9e europ\u00e9enne a mis \u00e0 feu son moteur principal et ses quatre impressionnants boosters \u00e0 poudre, <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/divers\/arianespace-lance-avec-succes-32-satellites-amazon-leo-avec-la-premiere-ariane-64\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">s\u2019\u00e9levant rapidement au-dessus du pas de tir<\/a>. Quelques secondes plus tard, un virage brusque, mais parfaitement ma\u00eetris\u00e9, la place d\u00e9finitivement sur sa trajectoire\u00a0; une man\u0153uvre impressionnante pour les habitu\u00e9s des vols spatiaux, mais qui rappelle en r\u00e9alit\u00e9 celles effectu\u00e9es par <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/premier-tir-reussi-pour-le-missile-balistique-m513\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">les missiles M51<\/a> qui \u00e9quipent les sous-marins nucl\u00e9aires lanceurs d&rsquo;engins (SNLE) fran\u00e7ais, et qui sont eux aussi con\u00e7us par ArianeGroup.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ce sixi\u00e8me vol d\u2019Ariane\u00a06, qui a d\u00e9coll\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en juillet 2024, marque les d\u00e9buts d\u2019Ariane\u00a064, la version la plus puissante de la fus\u00e9e avec ses quatre propulseurs d\u2019appoint \u00e0 poudre (la version \u00e0 deux boosters est d\u00e9sign\u00e9e Ariane 62). Comme nous l\u2019avait rappel\u00e9 David Cavaillol\u00e8s, le PDG d\u2019Arianespace que <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/construction-navale\/maiaspace-veut-recuperer-en-mer-un-premier-etage-de-fusee-des-2028\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Mer et Marine a pu rencontrer le 12 janvier dernier \u00e0 Paris<\/a>\u00a0: \u00ab\u00a0Ariane\u00a06 est d\u00e9j\u00e0 un lanceur tr\u00e8s mature malgr\u00e9 sa jeunesse. Le niveau d\u2019anomalies et de particularit\u00e9s rencontr\u00e9 apr\u00e8s quelques tirs seulement correspond \u00e0 ce que l\u2019on observait sur Ariane\u00a05 apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es d\u2019exploitation. Pour 2026, nous pr\u00e9voyons sept \u00e0 huit vols d\u2019Ariane\u00a06, le d\u00e9but d\u2019exploitation d\u2019Ariane\u00a064 et les premiers lancements commerciaux non-institutionnels, avec Amazon Leo d\u00e8s f\u00e9vrier\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un mois plus tard, revenant sur le succ\u00e8s du d\u00e9ploiement des 32 LeoSat par Ariane\u00a064, David Cavaillol\u00e8s a ajout\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Nous sommes fiers de soutenir Amazon Leo avec une solution de lancement europ\u00e9enne fiable et performante, alors m\u00eame que nous entamons une s\u00e9rie de 18 missions pour la mise en \u0153uvre de sa constellation. Nous remercions Amazon Leo pour sa confiance et sommes fiers de l&rsquo;accompagner en tant que partenaire de confiance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ariane\u00a06 se positionne sur le march\u00e9 des m\u00e9gaconstellations<\/p>\n<p>Il faut dire que, par rapport \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente fus\u00e9e lourde europ\u00e9enne, Ariane\u00a05, la nouvelle Ariane\u00a06 a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue d\u00e8s l\u2019origine pour \u00eatre particuli\u00e8rement performante sur le march\u00e9 du d\u00e9ploiement de m\u00e9ga-constellations en orbite basse (low earth orbite &#8211; LEO), et plus uniquement sur le march\u00e9 des gros satellites en orbite g\u00e9ostationnaire. Destin\u00e9es principalement aux t\u00e9l\u00e9communications et \u00e0 l\u2019Internet haut d\u00e9bit, ces nouvelles constellations en orbite basse ont aujourd\u2019hui le vent en poupe, pouss\u00e9es principalement par la constellation Starlink de SpaceX, qui a l\u2019avantage de pouvoir disposer de ses propres fus\u00e9es r\u00e9utilisables Falcon\u00a09 pour leur d\u00e9ploiement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Ariane\u00a064 apr\u00e8s son d\u00e9collage.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Mais pour permettre une couverture mondiale et un haut d\u00e9but de connexion, ces constellations doivent s\u2019appuyer sur un tr\u00e8s grand nombre de satellites. \u00c0 l\u2019heure actuelle, SpaceX \u2013\u00a0qui vise un march\u00e9 grand public en plus du march\u00e9 professionnel\u00a0\u2013 dispose d\u00e9j\u00e0 d\u2019environ 9500\u00a0satellites Starlink en orbite. La constellation Oneweb, qui vient compl\u00e9ter via une offre en orbite basse les capacit\u00e9s plus conventionnelles d\u2019Eutelsat, sa maison m\u00e8re, op\u00e8re quant \u00e0 elle un peu plus de 600\u00a0satellites pour le moment. <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/marine-marchande\/la-constellation-de-satellites-en-orbite-basse-d-amazon-change-de-nom\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Amazon Leo<\/a>, de son c\u00f4t\u00e9, dispose d\u00e9sormais de 185 satellites en orbite. Mais l\u2019op\u00e9rateur am\u00e9ricain pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 une constellation de plus de 3200\u00a0satellites, ce qui va n\u00e9cessiter dans les prochaines ann\u00e9es pr\u00e8s de 80 lancements, dont 18 attribu\u00e9s \u00e0 Arianespace, la filiale d\u2019ArianeGroup charg\u00e9e de la commercialisation des lancements de fus\u00e9es Ariane.<\/p>\n<p>Pour Arianespace, ce premier lancement pour un op\u00e9rateur commercial \u00e9tait donc une \u00e9tape cruciale, qui a d\u00e9montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux nouvelles attentes du march\u00e9, tout en restant comp\u00e9titive face \u00e0 la concurrence. Martin Sion, pr\u00e9sident ex\u00e9cutif d&rsquo;ArianeGroup, a ainsi d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Ce nouveau succ\u00e8s est un jalon majeur pour le d\u00e9veloppement d&rsquo;Ariane 6 car il s&rsquo;agissait du premier vol en version \u00e0 quatre boosters. Cette entr\u00e9e en service r\u00e9ussie souligne, \u00e0 nouveau, la qualit\u00e9 des \u00e9quipes d&rsquo;ArianeGroup et de ses partenaires europ\u00e9ens. D\u00e9sormais, l&rsquo;Europe dispose de deux versions du lanceur lourd Ariane 6 pour r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;ensemble de ses besoins. Nos \u00e9quipes travaillent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 am\u00e9liorer la comp\u00e9titivit\u00e9 du lanceur gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement d&rsquo;\u00e9volutions qui augmenteront la capacit\u00e9 d&#8217;emport. En 2026, nous allons donc acc\u00e9l\u00e9rer la production et int\u00e9grer des am\u00e9liorations majeures pour qu&rsquo;Ariane 6 soit encore meilleure \u00bb.<\/p>\n<p>Un jalon essentiel pour la p\u00e9rennit\u00e9 d\u2019Amazon Leo<\/p>\n<p>Mais ce premier lancement de l\u2019ann\u00e9e depuis Kourou, en Guyane, marque aussi une \u00e9tape importante pour Amazon Leo, qui peut d\u00e9sormais envisager plus sereinement le d\u00e9veloppement de ses activit\u00e9s. En effet, le d\u00e9ploiement de la constellation d\u2019Amazon repose principalement sur une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de lanceurs lourds qui ont, pour la plupart, connu plusieurs ann\u00e9es de retard.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Un LeoSat en orbite.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Outre Ariane\u00a06 (quatre ans de retards), le gros des lancements est en effet pr\u00e9vu \u00e0 partir de la Vulcan Centaur d\u2019ULA (cinq ans de retards et des probl\u00e8mes techniques encore non r\u00e9solus) et de la New\u00a0Glenn de Blue\u00a0Origin, une autre filiale d\u2019Amazon (4\u00a0ans de retards). Face au glissement calendaire de ces diff\u00e9rentes fus\u00e9es, Amazon a d\u00fb se r\u00e9orienter d\u2019une part vers les tous derniers tirs commerciaux d\u2019Atlas\u00a0V-551 de ULA, avant son d\u00e9part \u00e0 la retraite \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, et d\u2019autre part vers\u2026 son principal concurrent, SpaceX, qui s\u2019est vu attribuer 13 lancements de Falcon\u00a09 au profit du d\u00e9ploiement d\u2019Amazon Leo.<\/p>\n<p>Ainsi, l\u2019ann\u00e9e 2026 devrait marquer une \u00e9tape cl\u00e9 pour la s\u00e9curisation des activit\u00e9s d\u2019Amazon Leo, puisque deux autres lancements d\u2019Ariane\u00a06 sont pr\u00e9vus dans les mois qui viennent, ainsi que les premiers lancements de LeoSat par une Vulcan Centaur et une New\u00a0Glenn.<\/p>\n<p>Amazon Leo s\u2019attaque au march\u00e9 des t\u00e9l\u00e9communications maritimes<\/p>\n<p>Mais, ces derniers jours, l\u2019actualit\u00e9 d\u2019Amazon a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par les premi\u00e8res annonces de d\u00e9veloppement d\u2019activit\u00e9s sp\u00e9cifiquement maritimes pour la constellation Amazon Leo. Le 10 f\u00e9vrier, la firme a ainsi annonc\u00e9 avoir sign\u00e9 deux partenariats de distribution de services aupr\u00e8s d\u2019ELCOME et de MTN.<\/p>\n<p>ELCOME est un acteur d\u00e9j\u00e0 bien implant\u00e9 dans le secteur de la connectivit\u00e9 embarqu\u00e9e, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9quipant plus de 5000 navires \u00e0 travers le monde. Son r\u00f4le consistera \u00e0 int\u00e9grer l\u2019offre Amazon Leo dans les architectures de communication existantes de ses clients, qu\u2019il s\u2019agisse du transport maritime, des op\u00e9rateurs offshore, de la p\u00eache industrielle ou du yachting. La couverture g\u00e9ographique annonc\u00e9e \u2013\u00a0du Moyen-Orient \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique du Nord en passant par l\u2019Europe, l\u2019Asie et l\u2019Afrique\u00a0\u2013 traduit une volont\u00e9 de diffusion rapide sur des march\u00e9s maritimes d\u00e9j\u00e0 matures en mati\u00e8re de services satellitaires.<\/p>\n<p>Autre partenaire retenu, MTN est un op\u00e9rateur de r\u00e9seaux bas\u00e9 en Floride, disposant d\u2019implantations en Europe, au Moyen-Orient et en Am\u00e9rique du Sud. Contrairement \u00e0 un simple distributeur d\u2019acc\u00e8s satellitaire, l\u2019entreprise se positionne comme int\u00e9grateur de solutions de connectivit\u00e9 dites \u00ab converg\u00e9es \u00bb, combinant plusieurs constellations satellitaires et des r\u00e9seaux terrestres afin d\u2019optimiser la disponibilit\u00e9 et les co\u00fbts. En devenant revendeur agr\u00e9\u00e9 d\u2019Amazon Leo, MTN pourra ajouter cette nouvelle couche \u00e0 son portefeuille de services, en ciblant notamment la marine marchande, la grande plaisance, les op\u00e9rations offshore et les lignes de ferries.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu, pour ces deux acteurs, est moins de proposer un acc\u00e8s isol\u00e9 que d\u2019int\u00e9grer Amazon Leo dans des architectures hybrides d\u00e9j\u00e0 complexes, o\u00f9 redondance, continuit\u00e9 de service et gestion dynamique des flux sont devenues des exigences standard.<\/p>\n<p>Les atouts d\u2019Amazon Leo sur le march\u00e9 de la connectivit\u00e9 maritime<\/p>\n<p>Si Amazon Leo s\u2019int\u00e9resse d\u00e9sormais au secteur maritime, ce n\u2019est pas par hasard : la connectivit\u00e9 en mer devient un poste strat\u00e9gique pour un ensemble croissant d\u2019usages qui vont bien au-del\u00e0 de la continuit\u00e9 des communication offertes aux \u00e9quipages et passagers du transport maritime.<\/p>\n<p>En premier lieu, la connectivit\u00e9 satellitaire \u00e0 haut d\u00e9bit r\u00e9pond \u00e0 des besoins op\u00e9rationnels devenus essentiels \u00e0 bord des navires : permettre des t\u00e9l\u00e9op\u00e9rations (suivi et pilotage \u00e0 distance d\u2019\u00e9quipements), assurer un tracking pr\u00e9cis des moyens de transport ou de flotte, et faciliter la t\u00e9l\u00e9surveillance de sites et d\u2019infrastructures critiques dispers\u00e9s en mer. Dans un contexte o\u00f9 l\u2019automatisation et la maintenance pr\u00e9dictive s\u2019imposent, la possibilit\u00e9 de remonter des donn\u00e9es en temps r\u00e9el vers des centres de d\u00e9cision \u00e0 terre est un vecteur de performance et de s\u00e9curit\u00e9. De plus, lorsque des situations d\u2019urgence surviennent \u2013 accident, panne, \u00e9vacuation m\u00e9dicale \u2013 une connectivit\u00e9 fiable peut faire la diff\u00e9rence entre une intervention efficace et un sc\u00e9nario plus p\u00e9rilleux.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Starlink s&rsquo;est rapidement impos\u00e9 comme un acteur majeur de la connectivit\u00e9 internet maritime, avec une offre souvent compl\u00e9mentaire de celle des acteurs historiques.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Sur le plan commercial et industriel, les clients potentiels sont nombreux et tr\u00e8s diversifi\u00e9s. Au-del\u00e0 des armateurs et des op\u00e9rateurs de transport maritime, ce sont aussi les acteurs de l\u2019\u00e9nergie offshore, les compagnies de croisi\u00e8re et de ferries ou encore les acteurs du yachting haut de gamme qui ont vu leurs besoins cro\u00eetre : connectivit\u00e9 passagers, communication machine-to-machine (M2M) ou encore int\u00e9gration fluide avec des syst\u00e8mes informatiques lourds pour l\u2019analyse de donn\u00e9es. Dans ce contexte, chaque segment cherche des solutions qui allient performance, s\u00e9curit\u00e9 et disponibilit\u00e9 globale.<\/p>\n<p>Sur<a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/science-et-environnement\/connectivite-en-mer-starlink-domine-toujours-le-secteur-mais-la-concurrence-s-intensifie\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"> un segment de march\u00e9 d\u00e9j\u00e0 largement domin\u00e9 par SpaceX\/Starlink<\/a>, Eutelsat\/Oneweb, Intelsat\/SES, Iridium ou encore Inmarsat, la question centrale est donc celle de la plus-value que peut apporter Amazon Leo sur ce march\u00e9. Les constellations LEO promettent toutes des gains en latence et en d\u00e9bit par rapport aux satellites g\u00e9ostationnaires classiques, ce n\u2019est donc pas forc\u00e9ment l\u00e0 que la soci\u00e9t\u00e9 de Jeff Bezos pourra se d\u00e9marquer. Toutefois, Amazon poss\u00e8de \u00e0 la fois des atouts techniques et strat\u00e9giques distinctifs.<\/p>\n<p>D\u2019une part, la constellation int\u00e8gre des technologies de pointe, notamment des liens inter-satellites optiques qui permettent d\u2019op\u00e9rer dans des zones d\u00e9pourvues de stations sol, ou encore des antennes r\u00e9seau \u00e0 commande de phase qui assurent une liaison stable par mer difficile, ce qui pourrait potentiellement s\u00e9duire certains clients ou fournisseurs de services.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, la capacit\u00e9 \u00e0 combiner la connectivit\u00e9 satellitaire d\u2019Amazon Leo et le cloud computing d\u2019Amazon Web Services (AWS) permet \u00e0 Amazon de proposer \u00e0 ses clients maritimes une offre num\u00e9rique bien plus compl\u00e8te que ses principaux concurrents. Une offre combin\u00e9e permet en effet aux donn\u00e9es collect\u00e9es \u00e0 bord des navires d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9es vers des environnements cloud priv\u00e9s avec un niveau de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9lev\u00e9, une compatibilit\u00e9 technologique et logicielle totale et un service client coordonn\u00e9. Des atouts particuli\u00e8rement int\u00e9ressants pour des clients professionnels d\u2019ampleur mondiale. Surtout, Amazon\u00a0Leo pourrait \u00eatre directement propos\u00e9 aux clients maritimes actuels d\u2019AWS, comme Matson, Seaco ou encore Deutsche Bahn Cargo.<\/p>\n<p>Reste \u00e0 savoir si cette strat\u00e9gie suffira \u00e0 bousculer un march\u00e9 d\u00e9j\u00e0 structur\u00e9 par des acteurs solidement install\u00e9s. Face \u00e0 Starlink, qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une avance op\u00e9rationnelle consid\u00e9rable, et \u00e0 des op\u00e9rateurs historiques capables de proposer des solutions hybrides \u00e9prouv\u00e9es, Amazon Leo devra d\u00e9montrer sa fiabilit\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle. Le v\u00e9ritable test ne sera pas le lancement des satellites, mais leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019imposer dans les architectures critiques des grandes flottes mondiales.<\/p>\n<p>\u00a9 Un article de la r\u00e9daction de Mer et Marine.\u00a0Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ariane 64, la version dot\u00e9e de quatre \u00e9normes boosters \u00e0 poudre d\u2019Ariane 6, a d\u00e9coll\u00e9 pour la premi\u00e8re&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5740,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[45,3315,3329,3316,3324,3317,3321,2666,44,43,3322,3327,3320,3326,3312,3314,3313,3311,3318,3325,3319,3328,3323,23],"class_list":{"0":"post-5739","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-business","9":"tag-chantiers","10":"tag-commando","11":"tag-construction-navale","12":"tag-costa","13":"tag-croisiere","14":"tag-dcns","15":"tag-defense","16":"tag-economie","17":"tag-economy","18":"tag-euronaval","19":"tag-fremm","20":"tag-interviews","21":"tag-littoral","22":"tag-marine","23":"tag-marine-nationale","24":"tag-maritime","25":"tag-mer","26":"tag-offshore","27":"tag-peche","28":"tag-reportages","29":"tag-sncm","30":"tag-stx","31":"tag-suisse"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5739","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5739\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}