{"id":62690,"date":"2026-03-24T09:38:09","date_gmt":"2026-03-24T09:38:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/62690\/"},"modified":"2026-03-24T09:38:09","modified_gmt":"2026-03-24T09:38:09","slug":"comment-la-suisse-a-gele-les-avoirs-de-ferdinand-marcos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/62690\/","title":{"rendered":"Comment la Suisse a gel\u00e9 les avoirs de Ferdinand Marcos"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/519508812_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"856\" alt=\"La famille de Ferdinand Marcos\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Le pr\u00e9sident Ferdinand Marcos (deuxi\u00e8me en partant de la gauche) pose avec son \u00e9pouse Imelda Marcos (au centre) et leurs enfants, Imelda (\u00e0 droite), Ferdinand Junior (\u00e0 gauche) et Irene, le 18 janvier 1972 \u00e0 Manille, aux Philippines.            <\/p>\n<p>            Keystone \/ AP        <\/p>\n<p>        Il y a 40 ans, la Suisse a gel\u00e9 dans des circonstances rocambolesques les avoirs de l\u2019ex-pr\u00e9sident philippin Ferdinand Marcos dans ses banques. L\u2019\u00e9pisode a marqu\u00e9 un tournant dans la mani\u00e8re dont la Suisse traite les avoirs des potentats.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        24 mars 2026 &#8211; 08:40\n<\/p>\n<p>Ce lundi 24 mars 1986, la journ\u00e9e avait commenc\u00e9 calmement \u00e0 Berne apr\u00e8s la fin de la session de printemps des Chambres f\u00e9d\u00e9rales. Les seuls signes d\u2019effervescence perceptibles au Palais f\u00e9d\u00e9ral et \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville de Berne \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 la r\u00e9ception, suivie d\u2019un banquet d\u2019\u00c9tat, du pr\u00e9sident finlandais Mauro Koivisto par le gouvernement suisse.<\/p>\n<p>C\u2019est dans la confidentialit\u00e9 et la pr\u00e9cipitation que le directeur juridique de la banque Credit Suisse (rachet\u00e9e depuis par UBS), t\u00e9l\u00e9phona ce m\u00eame jour \u00e0 la Commission f\u00e9d\u00e9rale des banques (CFB). \u00a0<\/p>\n<p>Le responsable de Credit Suisse rendit l\u2019autorit\u00e9 de surveillance attentive au fait que l\u2019ex-pr\u00e9sident philippin Ferdinand Marcos, en fuite aux \u00c9tats-Unis (\u00e0 Hawa\u00ef), comptait retirer une grosse somme d\u2019argent d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 la banque par le biais d\u2019un homme de paille. Sans interdiction des autorit\u00e9s suisses, les fonds seraient transf\u00e9r\u00e9s le lendemain \u00e0 l\u2019homme de main. \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>La Suisse accus\u00e9e d\u2019\u00eatre un refuge pour la fortune de Marcos<\/p>\n<p>L\u2019alerte lanc\u00e9e par Credit Suisse faisait suite \u00e0 un communiqu\u00e9 diffus\u00e9 trois jours auparavant par la Commission des banques. Il y \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9 que tout transfert des avoirs de la famille Marcos devait \u00eatre soumis \u00e0 une obligation de diligence renforc\u00e9e. En s\u2019appuyant sur des documents saisis, des m\u00e9dias am\u00e9ricains avaient aussi r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que Marcos avait transf\u00e9r\u00e9 des milliards \u00e0 l\u2019\u00e9tranger durant ses 20 ans de r\u00e8gne, dont une grande partie vers des banques suisses.<\/p>\n<p>Lire aussi cet aper\u00e7u des plus importants scandales li\u00e9s \u00e0 l\u2019argent des dictateurs en fuite:<\/p>\n<p>\n    Plus<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/5a7edc9a4fb33e8f156f26e393c2d22f-gettyimages-158667011-data.jpg\" width=\"2560\" height=\"1737\" alt=\"Tanz vor Statue\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>        Plus    <\/p>\n<p>        La Suisse et l\u2019argent sale des dictateurs    <\/p>\n<p class=\"teaser-wide-card__excerpt\">\n<p>                        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur                    <\/p>\n<p>                        24 mar. 2022                    <\/p>\n<p>                Avec son secret bancaire, la Suisse a longtemps \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un refuge pour les capitaux de nombreux dictateurs en fuite. Notre r\u00e9trospective.            <\/p>\n<p>    <a class=\"teaser-wide-card__link\" href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/economie\/la-suisse-et-l-argent-sale-des-dictateurs\/47457644\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>            lire plus La Suisse et l\u2019argent sale des dictateurs<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>Par cette mesure, la CFB voulait emp\u00eacher que de telles transactions puissent \u00eatre effectu\u00e9es par des pr\u00eate-noms sous couvert du secret bancaire. De leur c\u00f4t\u00e9, au b\u00e9n\u00e9fice du secret professionnel, des avocats avaient fait en sorte de dissimuler l\u2019identit\u00e9 d\u2019ayants droits de fonds \u2013 une faille que les autorit\u00e9s suisses ont combl\u00e9e en 1991.<\/p>\n<p>Les devoirs de diligence des banques concernant leurs liens suppos\u00e9s avec des potentats ont par la suite \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9s dans le cadre de la r\u00e9glementation sur le blanchiment d\u2019argent.<\/p>\n<p>L\u2019apr\u00e8s-midi du 24 mars 1986, l\u2019agitation gagna le Palais f\u00e9d\u00e9ral apr\u00e8s un appel du vice-pr\u00e9sident de la Commission des banques, soucieux de la r\u00e9putation de la Suisse, au minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res. La visite d\u2019\u00c9tat du pr\u00e9sident finlandais occupait alors tout le monde. Edouard Brunner et Cornelio Sommaruga, les deux plus hauts fonctionnaires de la diplomatie et de l\u2019\u00e9conomie suisse, prirent n\u00e9anmoins le temps de parler. \u00a0<\/p>\n<p>Ils s\u2019accord\u00e8rent sur le fait qu\u2019il fallait co\u00fbte que co\u00fbte emp\u00eacher ce transfert. Ils conclurent que pour pr\u00e9server les int\u00e9r\u00eats du pays en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral devait agir sans plus tarder, en s\u2019appuyant sur les comp\u00e9tences d\u2019urgence que la Constitution lui conf\u00e9rait. Mais hors de question pour autant de planifier ce jour-l\u00e0 une s\u00e9ance ordinaire du Conseil f\u00e9d\u00e9ral, en raison de la visite d\u2019\u00c9tat qui avait lieu.<\/p>\n<p>Le talent d\u2019improvisation d\u2019Edouard Brunner se r\u00e9v\u00e9la crucial. Second\u00e9 par l\u2019\u00e9pouse de ce dernier, Cornelio Sommaruga parvint \u00e0 prolonger la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019accueil pr\u00e9c\u00e9dant le banquet d\u2019\u00c9tat. Ce subterfuge permit \u00e0 Edouard Brunner de r\u00e9unir les sept conseillers f\u00e9d\u00e9raux afin de les convaincre de la n\u00e9cessit\u00e9 de bloquer les fonds Marcos. Cinq minutes plus tard, la question fut tranch\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral. \u00abVous nous avez pris au d\u00e9pourvu\u00bb, lan\u00e7a alors le ministre de l\u2019\u00c9conomie de l\u2019\u00e9poque, Kurt Furgler, aux deux secr\u00e9taires d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>La restitution aux Philippines<\/p>\n<p>Le gel des avoirs Marcos fut suivi d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019entraide judiciaire qui dura des ann\u00e9es, au cours desquelles les Philippines firent valoir leurs droits sur la fortune de leur ancien dirigeant. Dans le m\u00eame temps, la famille Marcos et les \u00e9tablissements bancaires Credit Suisse et l\u2019ex-Soci\u00e9t\u00e9 de banque suisse (SBS), o\u00f9 reposait une grande partie des fonds gel\u00e9s, multipli\u00e8rent les recours pour bloquer la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>Les Philippines re\u00e7urent les premiers documents bancaires en 1991. Puis en ao\u00fbt 1995, le juge d\u2019instruction charg\u00e9 de la proc\u00e9dure d\u2019entraide ordonna de mani\u00e8re inattendue le virement des fonds bloqu\u00e9s sur un compte, \u00e9galement bloqu\u00e9, d\u2019une banque aux Philippines. Fin 1997, dans le cadre d\u2019une d\u00e9cision de principe, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral approuva la restitution anticip\u00e9e des fonds. Mais pour ce faire, les Philippines devaient informer la Suisse quant \u00e0 l\u2019indemnisation des victimes de violations des droits humains sous l\u2019\u00e8re Marcos. En juin 1988, un transfert de 683 millions de dollars fut r\u00e9alis\u00e9 vers Manille. La Suisse versa encore une ultime <a href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/ger\/schweizer-politik\/rueckgabe-der-letzten-marcos-gelder\/7145734\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">tranche<\/a> d\u2019environ dix millions d\u00e9but 2009.<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, en 1979, ce m\u00eame Kurt Fugler, alors ministre de la Justice, avait pourtant soutenu la <a href=\"https:\/\/www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch\/viewOrigDoc\/20007442.pdf?ID=20007442\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">d\u00e9cisionLien externe<\/a> prise unanimement par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral de rejeter la demande de blocage des avoirs du Shah d\u2019Iran en Suisse et de renvoyer l\u2019Iran devant les tribunaux ordinaires. <\/p>\n<p>C\u2019est peu dire que le revirement du Conseil f\u00e9d\u00e9ral en 1986 cr\u00e9a la surprise. Le quotidien zurichois Neue Z\u00fcrcher Zeitung qualifia le gel des fonds Marcos de \u00abfrein d\u2019urgence\u00bb et de \u00abcoup de force\u00bb. \u00c0 ses yeux, cette d\u00e9cision du Conseil f\u00e9d\u00e9ral avait un caract\u00e8re disproportionn\u00e9 et mettait en p\u00e9ril la s\u00e9curit\u00e9 juridique de la place financi\u00e8re suisse.<\/p>\n<p>Les banques protest\u00e8rent \u00e9galement vivement. Dans une lettre adress\u00e9e au Conseil f\u00e9d\u00e9ral, la Banque Leu dit juger cette d\u00e9cision \u00abdifficilement compr\u00e9hensible\u00bb. Selon elle, un probl\u00e8me juridique pr\u00e9sent\u00e9 comme un acte politique \u00e9tait \u00absusceptible d\u2019\u00e9branler la confiance dans la fiabilit\u00e9 de l\u2019ordre juridique du pays\u00bb. Un avis juridique \u00e9mis par l\u2019Association suisse des banquiers (Swiss Banking) vint s\u2019y ajouter.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/27879985_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"866\" alt=\"Une pi\u00e8ce remplie de chaussures\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                La collection de chaussures d\u2019Imelda Marcos est devenue le symbole m\u00eame de la cupidit\u00e9 et aurait \u00e9t\u00e9 la plus grande au monde, avec des milliers de paires.            <\/p>\n<p>            Keystone \/ AP        <\/p>\n<p>La BNS \u00e9cart\u00e9e<\/p>\n<p>Au sein de la Banque nationale suisse (BNS), cette d\u00e9cision urgente fit aussi quelques m\u00e9contents. Car contrairement \u00e0 ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t avec la fortune du Shah, la banque centrale n\u2019avait cette fois pas \u00e9t\u00e9 consult\u00e9e au pr\u00e9alable par les autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales.<\/p>\n<p>Alors vice-pr\u00e9sident de la BNS, Markus Lusser critiqua une op\u00e9ration dont il releva surtout l\u2019impr\u00e9paration. Selon lui, les banques suisses se retrouvaient boucs \u00e9missaires de la politique am\u00e9ricaine men\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Marcos \u2013 une allusion aux documents publi\u00e9s un peu plus t\u00f4t par les \u00c9tats-Unis et contenant des informations sur les comptes de Marcos d\u00e9pos\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<p>Le 3 avril 1986, Markus Lusser fit une proposition surprenante lors de la r\u00e9union du comit\u00e9 directeur de la BNS, men\u00e9e \u00e0 trois personnes. Il sugg\u00e9ra d\u2019examiner si la Banque nationale et la Commission des banques devaient recommander aux \u00e9tablissements bancaires suisses de renoncer \u00e0 accepter des fonds de dirigeants encore en fonction.<\/p>\n<p>Quelques mois plus tard, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral tenta de minimiser son changement de cap en mati\u00e8re de gestion des fonds de potentats en Suisse. En septembre 1986, en r\u00e9ponse \u00e0 une interpellation de l\u2019Union d\u00e9mocratique du centre (UDC, droite conservatrice), le <a href=\"https:\/\/www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch\/viewOrigDoc\/20014717.pdf?ID=20014717\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">gouvernementLien externe<\/a> expliqua que des \u00abcirconstances exceptionnelles\u00bb avaient conduit \u00e0 cette proc\u00e9dure et que cela ne remettait absolument pas en question le secret bancaire. \u00a0<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette tentative d\u2019apaiser la situation, le pr\u00e9c\u00e9dent cr\u00e9\u00e9 par l\u2019affaire Marcos en Suisse eut des r\u00e9percussions sur le long terme. Chemin faisant, les autorit\u00e9s suisses pr\u00e9sent\u00e8rent leur positionnement non comme un revirement, mais comme une <a href=\"https:\/\/www.eda.admin.ch\/dam\/de\/sd-web\/7QwM2QIJhQlz\/edas-broschuere-no-dirty-money_DE.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">d\u00e9cisionLien externe<\/a> d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, conf\u00e9rant \u00e0 la Suisse un r\u00f4le de pionni\u00e8re dans la restitution des avoirs de dictateurs. En 2016, la diplomate suisse Pascale <a href=\"https:\/\/www.aargauerzeitung.ch\/schweiz\/schweiz-ein-kochbuch-fuer-den-umgang-mit-potentatengeldern-ld.83690\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">BaeriswylLien externe<\/a> admit toutefois que la Suisse y \u00e9tait parvenue un peu comme \u00abla Vierge \u00e0 l\u2019enfant\u00bb, faisant de n\u00e9cessit\u00e9 vertu.<\/p>\n<p>La nouvelle loi ne r\u00e9pond pas aux attentes<\/p>\n<p>Depuis son changement de cap, la Suisse a essay\u00e9 tant bien que mal de se d\u00e9barrasser de sa r\u00e9putation de refuge pour les avoirs des potentats. Mais le succ\u00e8s reste mitig\u00e9. Plus de 2 milliards de dollars ont certes \u00e9t\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.eda.admin.ch\/fr\/restitution-des-valeurs-patrimoniales-dorigine-illicite\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">restitu\u00e9sLien externe<\/a> depuis. Mais un rapport de 2021 du Contr\u00f4le f\u00e9d\u00e9ral des finances a critiqu\u00e9 le fait que la Suisse avait souvent fait des promesses pr\u00e9cipit\u00e9es. Il a aussi relev\u00e9 que les modalit\u00e9s de restitution de ces fonds restaient un d\u00e9fi, ces derniers devant profiter auxpopulations directement concern\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans le cas du dictateur ha\u00eftien Jean-Claude Duvalier, renvers\u00e9 en 1986, aucune affectation n\u2019a pu \u00eatre encore d\u00e9sign\u00e9e pour l\u2019argent confisqu\u00e9, environ dix millions de dollars. Apr\u00e8s diff\u00e9rents blocages dus \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence impos\u00e9 durant le Printemps arabe, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral et le parlement ont cr\u00e9\u00e9 une base juridique pour geler et restituer les avoirs de dictateurs. Mais la nouvelle <a href=\"https:\/\/www.fedlex.admin.ch\/eli\/cc\/2016\/322\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">l\u00e9gislationLien externe<\/a> entr\u00e9e en force en 2016 n\u2019a jusqu\u2019ici pas eu beaucoup d\u2019effet. Et la <a href=\"https:\/\/www.tippinpoint.ch\/artikel\/78584\/scheitert_die_rueckfuehrung_von_130_millionen_an_die_ukraine_an_der_buerokratie.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">proc\u00e9dureLien externe<\/a> sur les 130 millions de francs bloqu\u00e9s apr\u00e8s la chute du pr\u00e9sident ukrainien Viktor Ianoukovitch en 2014 reste ouverte.<\/p>\n<p>Relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Benjamin von Wyl, traduit de l\u2019allemand par Alain Meyer\/ptur<\/p>\n<p>\n    Plus<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/newsletter_teaser_foreign_affairs.jpg\" width=\"880\" height=\"587\" alt=\"Notre newsletter sur la politique ext\u00e9rieure de la Suisse\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>        Plus    <\/p>\n<p>        Affaires \u00e9trang\u00e8res\n        <\/p>\n<p>        Notre newsletter sur la politique ext\u00e9rieure de la Suisse    <\/p>\n<p class=\"teaser-wide-card__excerpt\">\n<p>                La Suisse dans un monde qui bouge. Observez avec nous la politique ext\u00e9rieure suisse et ses \u00e9volutions. Nous vous fournissons les approfondissements parfaits pour cela.            <\/p>\n<p>    <a class=\"teaser-wide-card__link\" href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/affaires-etrangeres\/notre-newsletter-sur-la-politique-ext%c3%a9rieure-de-la-suisse\/79022629\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>            lire plus Notre newsletter sur la politique ext\u00e9rieure de la Suisse<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>        Articles mentionn\u00e9s    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le pr\u00e9sident Ferdinand Marcos (deuxi\u00e8me en partant de la gauche) pose avec son \u00e9pouse Imelda Marcos (au centre)&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":62691,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[657,659,1316,6712,45,4187,4460,4188,1311,1631,23,4885,19684],"class_list":{"0":"post-62690","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-suisse","8":"tag-article","9":"tag-beat-history","10":"tag-beat-swiss-politics","11":"tag-beat-swiss-position","12":"tag-business","13":"tag-conflict","14":"tag-diplomacy","15":"tag-foreign-affairs","16":"tag-money-and-monetary-policy","17":"tag-production-type-adaptation","18":"tag-suisse","19":"tag-tpt","20":"tag-user-need-give-me-perspective"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116283487467533256","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62690","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=62690"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62690\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/62691"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62690"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=62690"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=62690"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}