{"id":78649,"date":"2026-04-04T06:09:21","date_gmt":"2026-04-04T06:09:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/78649\/"},"modified":"2026-04-04T06:09:21","modified_gmt":"2026-04-04T06:09:21","slug":"obtenir-des-medicaments-sous-ordonnance-ne-demande-que-quelques-clics-sur-certaines-plateformes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/78649\/","title":{"rendered":"Obtenir des m\u00e9dicaments sous ordonnance ne demande que quelques clics sur certaines plateformes"},"content":{"rendered":"<p>Certaines plateformes en ligne d\u00e9livrent des ordonnances pour des m\u00e9dicaments soumis \u00e0 prescription sur la base de simples questionnaires remplis par les patients eux-m\u00eames, montre une enqu\u00eate de la radio-TV publique de la Suisse italienne RSI.<\/p>\n<p>Quand vous allez chez le m\u00e9decin, la proc\u00e9dure classique est bien connue: rendez-vous, consultation, diagnostic et, si n\u00e9cessaire seulement, prescription d&rsquo;un m\u00e9dicament. En ligne, les r\u00e8gles semblent diff\u00e9rentes. Sur certaines plateformes, c&rsquo;est le patient ou la patiente qui choisit le m\u00e9dicament, remplit un formulaire\u2026 et re\u00e7oit le tout \u00e0 domicile, sans v\u00e9ritable contr\u00f4le.<\/p>\n<p>On parle ici de m\u00e9dicaments disponibles sans ordonnance: antibiotiques, produits amaigrissants ou traitements contre l&rsquo;hypertension. Des m\u00e9dicaments qui ne devraient toutefois \u00eatre prescrits qu&rsquo;apr\u00e8s une consultation m\u00e9dicale et qui ont pourtant \u00e9t\u00e9 obtenus en quelques clics.<\/p>\n<p>Des m\u00e9dicaments envoy\u00e9s \u00e0 domicile<\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate de l&rsquo;\u00e9mission Patti chiari de RSI s&rsquo;est pench\u00e9e sur le fonctionnement de la plateforme Dokteronline, un site fond\u00e9 aux Pays-Bas et actif dans toute l&rsquo;Europe. Le m\u00e9canisme est simple: le patient choisit le m\u00e9dicament qu&rsquo;il souhaite, remplit un questionnaire, paie et attend.<\/p>\n<p>Le formulaire est ensuite \u00e9valu\u00e9 par des m\u00e9decins r\u00e9partis \u00e0 travers l&rsquo;Europe, notamment en Angleterre, en Allemagne ou en Roumanie. Ces praticiens sont habilit\u00e9s \u00e0 exercer et \u00e0 signer des ordonnances, ce qu&rsquo;ils font souvent sans h\u00e9sitation. Des professionnels qui, en fermant les yeux sur certaines questions \u00e9thiques, mettent leur signature au service d&rsquo;un syst\u00e8me contest\u00e9. Sans consultation, sans contact direct, sans examen clinique.<\/p>\n<p>Une pharmacie re\u00e7oit alors l&rsquo;ordonnance et exp\u00e9die le m\u00e9dicament, choisi par le patient, directement \u00e0 domicile. Dans le cadre de son enqu\u00eate, Patti chiari a command\u00e9 \u00e0 deux reprises un stylo d&rsquo;injection de Saxenda, un m\u00e9dicament destin\u00e9 aux personnes souffrant d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 ou de diab\u00e8te. A chaque fois, le produit est arriv\u00e9 \u00e0 temps, directement dans la bo\u00eete aux lettres.<\/p>\n<p>Suffit-il de payer pour obtenir un m\u00e9dicament?<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me repose sur le principe que le patient dit la v\u00e9rit\u00e9. Mais une personne d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 obtenir un m\u00e9dicament pourrait remplir le questionnaire de mani\u00e8re inexacte.<\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate montre toutefois que le m\u00e9dicament est livr\u00e9 m\u00eame si le patient signale clairement des contre-indications. Lors de la deuxi\u00e8me commande, le patient ne remplissait pas les crit\u00e8res de prescription et avait mentionn\u00e9 une pathologie rendant la prise du m\u00e9dicament risqu\u00e9e. Malgr\u00e9 cela, et sans v\u00e9rification suppl\u00e9mentaire, la demande a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e.<\/p>\n<p>Cette proc\u00e9dure inqui\u00e8te la pharmacienne cantonale du Tessin. Francesca Bortoli met en garde contre les risques: prescriptions inappropri\u00e9es, effets secondaires potentiellement dangereux et absence de v\u00e9ritable suivi m\u00e9dical personnalis\u00e9. Sans oublier le risque de recevoir des m\u00e9dicaments contrefaits ou contenant des substances nocives.<\/p>\n<p>Contenu externe<\/p>\n<p> Ce contenu externe ne peut pas \u00eatre affich\u00e9 car il est susceptible de collecter des donn\u00e9es personnelles. Pour voir ce contenu vous devez autoriser la cat\u00e9gorie Services Tiers. <\/p>\n<p> Accepter Plus d&rsquo;info <\/p>\n<p>    Les m\u00e9decins sont responsables de la prescription<\/p>\n<p>Contact\u00e9 par RSI, le site Dokteronline se d\u00e9fend de toute mauvaise pratique. \u00ab\u00a0Les t\u00e9l\u00e9consultations bas\u00e9es sur des questionnaires m\u00e9dicaux structur\u00e9s constituent une forme courante de t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine et sont autoris\u00e9es par la r\u00e9glementation europ\u00e9enne sur les soins de sant\u00e9 transfrontaliers, \u00e0 condition qu&rsquo;un m\u00e9decin qualifi\u00e9 \u00e9value les informations fournies et prenne la responsabilit\u00e9 de la prescription\u00a0\u00bb, indique-t-il dans sa r\u00e9ponse \u00e9crite (voir la version int\u00e9grale en anglais en lien ci-dessous).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les m\u00e9decins qui collaborent avec la plateforme sont des praticiens ind\u00e9pendants agr\u00e9\u00e9s dans l&rsquo;UE. Ils participent aux t\u00e9l\u00e9consultations via le service, mais restent seuls responsables de leurs d\u00e9cisions m\u00e9dicales et de leurs prescriptions\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise encore Dokteronline.<\/p>\n<p><a data-id=\"29199313\" data-type=\"link\" href=\"https:\/\/www.rts.ch\/articles\/2026\/document\/29199313.html\" data-item-id=\"richtext_link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">&gt;&gt; La prise de position de Dokteronline<\/a><\/p>\n<p class=\"sources\">Eleonora Terzi et Simona Bellobuono, RSI<\/p>\n<p class=\"credit\">Adaptation pour RTSinfo: Didier Kottelat<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Certaines plateformes en ligne d\u00e9livrent des ordonnances pour des m\u00e9dicaments soumis \u00e0 prescription sur la base de simples&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":78650,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[1323,318,2823,4942,2740,2538,84,23,1904],"class_list":{"0":"post-78649","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-suisse","8":"tag-dialogue","9":"tag-enquete","10":"tag-medecin","11":"tag-medicament","12":"tag-ordonnance","13":"tag-patient","14":"tag-sante","15":"tag-suisse","16":"tag-traitements"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116344950828959697","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78649\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78650"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}