{"id":8133,"date":"2026-02-17T12:09:12","date_gmt":"2026-02-17T12:09:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/8133\/"},"modified":"2026-02-17T12:09:12","modified_gmt":"2026-02-17T12:09:12","slug":"quand-les-start-ups-alimentaires-suisses-connaissent-lechec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/8133\/","title":{"rendered":"Quand les start-ups alimentaires suisses connaissent l\u2019\u00e9chec"},"content":{"rendered":"<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/440577808_highres.jpg\" width=\"1300\" height=\"867\" alt=\"enseigne de magasin\" loading=\"eager\" decoding=\"sync\" fetchpriority=\"high\"\/><\/p>\n<p>                Environ 2,5% des start-ups sp\u00e9cialis\u00e9es dans les technologies alimentaires (foodtech) cr\u00e9\u00e9es en Suisse en 2021 ont \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9es en 2025.            <\/p>\n<p>            EPA\/HAYOUNG JEON        <\/p>\n<p>        La Suisse se pr\u00e9sente comme un p\u00f4le mondial de la technologie et de l\u2019innovation alimentaires, mais il n\u2019est pas toujours facile pour les start-ups de s\u2019y implanter. Swissinfo s\u2019est entretenu avec des chefs d\u2019entreprise qui ont tent\u00e9 leur chance dans ce secteur.\n<\/p>\n<p>        Ce contenu a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur    <\/p>\n<p>        17 f\u00e9vrier 2026 &#8211; 08:44\n<\/p>\n<p>La Suisse occupe depuis 15 ans la premi\u00e8re place du classement mondial de l\u2019innovation \u00e9tabli par l\u2019Organisation mondiale de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (OMPI). <\/p>\n<p>Cette domination s\u2019explique en grande partie par le nombre \u00e9lev\u00e9 de brevets d\u00e9pos\u00e9s pour un pays aussi petit. La Conf\u00e9d\u00e9ration pr\u00e9sente le plus grand nombre de brevets enregistr\u00e9s par habitant. La technologie alimentaire (foodtech) est le deuxi\u00e8me secteur le plus brevet\u00e9 apr\u00e8s l\u2019industrie pharmaceutique.<\/p>\n<p>Les chefs et cheffes d\u2019entreprises du secteur alimentaire b\u00e9n\u00e9ficient du soutien du gouvernement et d\u2019organismes industriels tels qu\u2019Innosuisse et Swiss Food &amp; Nutrition Valley, qui les aident \u00e0 obtenir des financements, des locaux, de l\u2019\u00e9quipement sp\u00e9cialis\u00e9 et des \u00e9v\u00e9nements de r\u00e9seautage.<\/p>\n<p>La r\u00e9glementation helv\u00e9tique est \u00e9galement pointue en mati\u00e8re de nouveaux produits tels que la viande cultiv\u00e9e en laboratoire. En outre, le pays est une plaque tournante de l\u2019emballage alimentaire, avec des universit\u00e9s et des entreprises qui travaillent au d\u00e9veloppement d\u2019emballages durables in\u00e9dits.<\/p>\n<p>Entre 2021 et 2025, le nombre de start-ups suisses dans le domaine de la technologie alimentaire (foodtech) a augment\u00e9 de 65%, mais les opportunit\u00e9s faciles \u00e0 saisir lors du boom post-pand\u00e9mie, comme la livraison de repas, les substituts \u00e0 la viande et le surcyclage, sont d\u00e9sormais hors de port\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00abPlusieurs segments ayant connu un afflux rapide de start-ups ces derni\u00e8res ann\u00e9es, tels que la livraison, l\u2019\u00e9picerie en ligne et l\u2019agriculture verticale, sont d\u00e9sormais en phase de rationalisation. Cela conduit naturellement \u00e0 une consolidation du march\u00e9, les acteurs \u00e9tablis int\u00e9grant de plus en plus les petites entreprises ou les entreprises \u00e9mergentes dans leurs strat\u00e9gies de croissance, et les mod\u00e8les commerciaux \u00e9tant test\u00e9s de mani\u00e8re plus rigoureuse\u00bb, explique Giulio Busoni de Porsche Consulting, bas\u00e9 \u00e0 Milan. Il est l\u2019un des auteurs du Swiss FoodTech Ecosystem Report 2025.<\/p>\n<p>Selon ce rapport, environ 2,5% des start-ups de la foodtech cr\u00e9\u00e9es en Suisse en 2021 ont \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9es en 2025. Les cycles d\u2019investissement et de financement des start-ups suisses de la technologie alimentaire et agricole (agritech) ont \u00e9galement fortement diminu\u00e9 ces derniers mois.<\/p>\n<p>M\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, le secteur attire moins de capital-risque que lors du pic post-Covid. Les investissements mondiaux ont atteint environ 6,2 milliards de dollars (4,8 milliards de francs suisses) en 2025, contre 49,2 milliards de dollars en 2021.<\/p>\n<p>Swissinfo s\u2019est entretenu avec des patrons d\u2019entreprises actives sur ce march\u00e9 devenu plus concurrentiel pour \u00e9voquer leurs exp\u00e9riences et les d\u00e9fis rencontr\u00e9s.<\/p>\n<p>Se heurter \u00e0 des poids lourds bien \u00e9tablis<\/p>\n<p>Il y a quatre ans et demi, Lukas R\u00f6sch r\u00eavait de changer la perception du tofu en Suisse.<\/p>\n<p>Ce produit \u00absouffrait d\u2019un probl\u00e8me d\u2019image, car les gens pensaient qu\u2019il manquait de saveur, avait une consistance caoutchouteuse \u00e9trange et \u00e9tait responsable de la d\u00e9forestation au Br\u00e9sil\u00bb, raconte-t-il.<\/p>\n<p>Lukas R\u00f6sch venait de terminer ses \u00e9tudes en gestion d\u2019entreprise et travaillait pour une start-up qui vendait des produits v\u00e9g\u00e9taliens en ligne. C\u2019\u00e9tait en 2020. La population d\u00e9pensait davantage d\u2019argent pour l\u2019alimentation, car les restaurants \u00e9taient ferm\u00e9s en raison des restrictions li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19.<\/p>\n<p>Il a alors vu l\u2019opportunit\u00e9 de cr\u00e9er une start-up avec un ami de longue date qui fabriquait et vendait du tofu. Apr\u00e8s plusieurs tentatives plus ou moins satisfaisantes, ils ont mis au point un produit \u00e0 base de tofu qui, selon eux, allait redorer son blason.<\/p>\n<p>\u00abNous avons d\u00e9velopp\u00e9 un produit tr\u00e8s tendre et pas du tout caoutchouteux. Nous l\u2019avons associ\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes marinades, comme du barbecue et de la moutarde, et nous avons utilis\u00e9 du soja cultiv\u00e9 localement\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>La start-up ENSOY \u00e9tait n\u00e9e. Comme le produit \u00e9tait fabriqu\u00e9 et commercialis\u00e9 dans l\u2019est de la Suisse, loin des grandes villes comme Zurich, il avait un caract\u00e8re in\u00e9dit qui a attir\u00e9 l\u2019attention des m\u00e9dias. Lukas R\u00f6sch a pu fournir des restaurants et a finalement r\u00e9ussi \u00e0 constituer un r\u00e9seau de 250 entreprises pour son tofu.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/2023-08-10_Lukas_Roesch_2_Credits_Aldrovandi_Yvonne.jpg\" width=\"4286\" height=\"3712\" alt=\"R\u00f6sch\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                L\u2019objectif de Lukas R\u00f6sch \u00e9tait de vendre son tofu dans les plus grands supermarch\u00e9s suisses, Migros et Coop.            <\/p>\n<p>            Yvonne Aldrovandi        <\/p>\n<p>L\u2019entrepreneur a investi ses propres \u00e9conomies pour lancer la marque. Apr\u00e8s deux ans d\u2019activit\u00e9, il a pu obtenir un pr\u00eat bancaire \u00e0 des conditions avantageuses pour d\u00e9velopper sa start-up, m\u00eame s\u2019il n\u2019avait pas lev\u00e9 de fonds de capital-risque.<\/p>\n<p>Le moment cl\u00e9 pour ENSOY est arriv\u00e9 lorsque la start-up a d\u00e9croch\u00e9 un partenariat de six mois pour approvisionner Migros, l\u2019une des plus grandes cha\u00eenes de supermarch\u00e9s en Suisse avec Coop.<\/p>\n<p>\u00abAvant de cr\u00e9er ma start-up, l\u2019un de mes objectifs \u00e9tait de vendre \u00e0 Migros ou Coop, parce que c\u2019\u00e9tait le seul moyen de d\u00e9velopper mon activit\u00e9. J\u2019avais raison, car nous avons plus que doubl\u00e9 notre production apr\u00e8s le contrat avec Migros\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Lukas R\u00f6sch a embauch\u00e9 trois nouveaux employ\u00e9s pour accro\u00eetre la production afin d\u2019assurer les volumes requis par le g\u00e9ant orange. Pourtant, l\u2019entreprise ne r\u00e9alisait toujours pas de b\u00e9n\u00e9fices. \u00abPlus vous produisez, plus vous devriez gagner d\u2019argent. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas le cas, car nos co\u00fbts salariaux ont aussi augment\u00e9\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.\u00a0<\/p>\n<p>Au bout de six mois, Migros a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas renouveler son contrat en raison de ventes insuffisantes, et il a d\u00fb licencier trois employ\u00e9s. ENSOY a \u00e9galement perdu sa distribution dans certains magasins d\u2019alimentation bio, d\u00e9\u00e7us que l\u2019entreprise se soit associ\u00e9e \u00e0 la cha\u00eene de supermarch\u00e9s.<\/p>\n<p>Les enseignes bio cherchent \u00e0 se diff\u00e9rencier en proposant des produits que leur client\u00e8le ne peut pas trouver ailleurs, et d\u00e9sormais, ENSOY allait \u00eatre disponible partout. Le coup de gr\u00e2ce pour la start-up a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9chec d\u2019un accord avec un nouveau partenaire \u00e0 la derni\u00e8re minute.<\/p>\n<p>\u00ab\u00c0 ce moment-l\u00e0 j\u2019\u00e9tais sous pression de la banque. Il \u00e9tait donc temps de se dire: \u2018OK, on a essay\u00e9 et on a \u00e9chou\u00e9\u2019\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Lukas R\u00f6sch a d\u00fb fermer son entreprise le 30 novembre 2025 et vendre tout le mat\u00e9riel de fabrication de tofu. \u00abLes plus grands distributeurs alimentaires de Suisse, Migros et Coop, ont leur propre production interne ou poss\u00e8dent des fabricants tels que Bell Group et Hilcona. Ils s\u2019approvisionneront toujours en tofu aupr\u00e8s de ces entreprises, \u00e0 moins que je puisse leur vendre mon produit \u00e0 un prix inf\u00e9rieur, ce qui ne sera jamais le cas. Il \u00e9tait donc difficile de trouver un investisseur alors que certaines entreprises produisent du tofu pour la moiti\u00e9 de notre prix\u00bb, analyse-t-il.\u00a0<\/p>\n<p>Lukas R\u00f6sch estime avoir d\u00e9pens\u00e9 environ 150\u2019000 francs suisses provenant de ses \u00e9conomies et de pr\u00eats accord\u00e9s par sa famille. Il ne s\u2019est pas vers\u00e9 de salaire pendant les six premiers mois et n\u2019a r\u00e9ussi, \u00e0 la fin, qu\u2019\u00e0 se d\u00e9gager un revenu mensuel de 4000 francs suisses. Le salaire mensuel brut m\u00e9dian pour un poste \u00e0 temps plein en Suisse \u00e9tait de 7024 francs suisses en 2024.<\/p>\n<p>Haute qualit\u00e9, faibles marges<\/p>\n<p>C\u00e9line Neuenschwander est, elle aussi, une cheffe d\u2019entreprise qui sait combien il est difficile de d\u00e9velopper une start-up alimentaire. En 2023, elle a cr\u00e9\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 Flow Hummus, qui livre des bols de petit-d\u00e9jeuner et de d\u00e9jeuner \u00e0 base de plantes dans les bureaux en ville de Zurich. Elle a vu une opportunit\u00e9 apr\u00e8s la lev\u00e9e des restrictions li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, quand les entreprises cherchaient un moyen d\u2019inciter leur personnel \u00e0 revenir dans leurs locaux.<\/p>\n<p>\u00abFlow Hummus a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme une cantine num\u00e9rique pour les bureaux sans cuisine ni option de restauration fra\u00eeche, explique-t-elle. Les entreprises pouvaient commander des bols frais et sains via une boutique en ligne et les faire pr\u00e9parer et livrer directement sur leur lieu de travail.\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un \u00e9lan initial, la croissance a commenc\u00e9 \u00e0 ralentir en raison de marges b\u00e9n\u00e9ficiaires inf\u00e9rieures aux pr\u00e9visions. C\u00e9line Neuenschwander a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 un d\u00e9fi structurel: la production et la livraison d\u2019aliments frais et sains entra\u00eenent des co\u00fbts nettement plus \u00e9lev\u00e9s.\u00a0<\/p>\n<p>\u00abLes aliments sont commercialis\u00e9s comme n\u2019importe quelle autre marchandise, observe-t-elle. Les ingr\u00e9dients hautement transform\u00e9s, bon march\u00e9 et ayant une longue dur\u00e9e de conservation ont tendance \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer les marges et les rendements les plus importants, bien qu\u2019ils ne soient pas n\u00e9cessairement les plus sains.\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 un mod\u00e8le op\u00e9rationnel tr\u00e8s rationalis\u00e9, C\u00e9line Neuenschwander a d\u00e9cid\u00e9 de cesser cette activit\u00e9 apr\u00e8s pr\u00e8s de trois ans.<\/p>\n<p>\u00abOui, cela a \u00e9t\u00e9 un moment charni\u00e8re dans ma vie, o\u00f9 beaucoup de choses se sont mises en place. Mais j\u2019ai beaucoup appris, tant sur le plan professionnel que personnel. Finalement, \u00e7a m\u2019a conduite \u00e0 franchir une nouvelle \u00e9tape: j\u2019ai rejoint Venturelab, le plus grand acc\u00e9l\u00e9rateur suisse, o\u00f9 j\u2019accompagne des start-ups de classe mondiale dans leur croissance\u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>\u00c0 la conqu\u00eate du monde<\/p>\n<p>Mark Essam Zahran a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019architecture \u00e0 l\u2019universit\u00e9, ce qui l\u2019a amen\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019agriculture verticale, qui consiste \u00e0 cultiver des plantes en couches verticales afin de mieux utiliser l\u2019espace limit\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par la quantit\u00e9 de terres n\u00e9cessaires pour cultiver des aliments.<\/p>\n<p>\u00abToutes les villes du monde, o\u00f9 vit la majorit\u00e9 de la population, occupent environ 3% de la superficie terrestre, alors que 40% des terres sont n\u00e9cessaires pour nourrir tout le monde. Donc, dans ce sens, si vous consid\u00e9rez l\u2019architecture comme la ma\u00eetrise de l\u2019espace, vous vous rendrez compte que nous n\u2019utilisons tout simplement pas assez efficacement l\u2019espace dont nous disposons d\u00e9j\u00e0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>    <img src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GAYA_Mark-Zahran.jpg\" width=\"2048\" height=\"2560\" alt=\"Zahran\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" fetchpriority=\"auto\"\/><\/p>\n<p>                Selon Essam Zahran, l\u2019un des obstacles rencontr\u00e9s par de nombreuses start-ups alimentaires est qu\u2019elles se concentrent uniquement sur le march\u00e9 suisse.             <\/p>\n<p>            Gaya Earth        <\/p>\n<p>Mark Essam Zahran a commenc\u00e9 son parcours entrepreneurial avec une start-up appel\u00e9e YASAI, qui cultivait des herbes aromatiques \u00e0 l\u2019aide d\u2019un syst\u00e8me d\u2019agriculture verticale en int\u00e9rieur, sans terre. Cependant, la flamb\u00e9e des prix de l\u2019\u00e9nergie qui a suivi le d\u00e9but de la guerre en Ukraine en 2022 a entra\u00een\u00e9 une perte de confiance des investisseurs et investisseuses dans ce mod\u00e8le \u00e9conomique.\u00a0<\/p>\n<p>\u00abNous avons eu du mal \u00e0 attirer les capitaux n\u00e9cessaires pour atteindre les \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle\u00bb, explique-t-il.\u00a0<\/p>\n<p>Au moins <a href=\"https:\/\/sifted.eu\/articles\/vertical-farming-boom-over-for-now-what-went-wrong\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">15 entreprises europ\u00e9ennes d\u2019agriculture verticaleLien externe<\/a> ont fait faillite \u00e0 la fin de 2023 et, selon le rapport 2025 AgFunder Global AgriFoodTech Investment Report, les investissements dans les nouveaux syst\u00e8mes agricoles (y compris les fermes verticales) ont chut\u00e9 de 53% en 2024 par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>En 2024, Mark Essam Zahran a vendu son entreprise \u00e0 GreenState, le plus grand acteur du secteur de l\u2019agriculture verticale en Europe, et a lanc\u00e9 une start-up appel\u00e9e GAYA Earth en 2025. La soci\u00e9t\u00e9 commercialise une poudre de cacao m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 des champignons adaptog\u00e8nes, qu\u2019elle pr\u00e9sente comme une alternative plus saine au caf\u00e9. Tous les fondateurs de GAYA en sont \u00e0 leur deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me start-up.<\/p>\n<p>\u00abCertaines choses ne s\u2019apprennent pas dans les livres, il faut les vivre. C\u2019est pourquoi il est tr\u00e8s pr\u00e9cieux de pouvoir travailler avec des personnes qui ont d\u00e9j\u00e0 commis des erreurs et acquis des connaissances, tir\u00e9 des enseignements\u00bb, explique-t-il.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Selon lui, l\u2019un des obstacles rencontr\u00e9s par de nombreuses start-ups alimentaires est qu\u2019elles se concentrent uniquement sur le march\u00e9 suisse. Il estime que ce dernier, avec ses neuf millions de consommateurs et consommatrices, est tr\u00e8s petit, fortement r\u00e9glement\u00e9 et captif du duopole des deux grands supermarch\u00e9s qui peuvent dicter les conditions de tout partenariat.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00abJe pense que les start-ups alimentaires suisses devraient avoir une ambition mondiale d\u00e8s le d\u00e9part. Si on regarde les start-ups helv\u00e9tiques qui ont r\u00e9ussi, comme Planted, elles se sont internationalis\u00e9es assez rapidement, ce qui leur a permis de cro\u00eetre plus vite\u00bb, d\u00e9taille-t-il.\u00a0<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 Planted fabrique des substituts de viande \u00e0 base de plantes et a lev\u00e9 plus de 100 millions de francs suisses depuis sa cr\u00e9ation en 2019.<\/p>\n<p>Mark Essam Zahran voit un avenir prometteur dans les march\u00e9s \u00e9mergents tels que le Moyen-Orient et l\u2019Asie de l\u2019Est, o\u00f9 l\u2019importance accord\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 est en hausse. Il consid\u00e8re \u00e9galement la \u00absuissitude\u00bb comme un avantage concurrentiel sur ces nouveaux march\u00e9s.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00abLes consommateurs de ces r\u00e9gions sont attir\u00e9s par les marques helv\u00e9tiques, car ils font confiance \u00e0 l\u2019assurance qualit\u00e9 suisse. C\u2019est la raison pour laquelle Nestl\u00e9 a pu s\u2019implanter en Chine avec ses aliments pour b\u00e9b\u00e9s, et nous pouvons d\u00e9sormais nous appuyer sur ces g\u00e9ants\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p>Relu et v\u00e9rifi\u00e9 par Virginie Mangin, traduit de l\u2019anglais par Lucie Donz\u00e9\/ptur\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Environ 2,5% des start-ups sp\u00e9cialis\u00e9es dans les technologies alimentaires (foodtech) cr\u00e9\u00e9es en Suisse en 2021 ont \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9es&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8134,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[657,4321,45,44,43,1309,2618,1310,1312,1631,23],"class_list":{"0":"post-8133","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-article","9":"tag-beat-agribusiness","10":"tag-business","11":"tag-economie","12":"tag-economy","13":"tag-explain-it-to-me","14":"tag-food","15":"tag-give-me-perspective","16":"tag-multi","17":"tag-production-type-adaptation","18":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8133","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8133"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8133\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8134"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8133"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8133"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}