{"id":83217,"date":"2026-04-08T11:29:09","date_gmt":"2026-04-08T11:29:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/83217\/"},"modified":"2026-04-08T11:29:09","modified_gmt":"2026-04-08T11:29:09","slug":"un-texte-pour-rendre-obligatoire-le-depistage-des-maladies-cardiovasculaires-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/83217\/","title":{"rendered":"un texte pour rendre obligatoire le d\u00e9pistage des maladies cardiovasculaires"},"content":{"rendered":"<p>Adopt\u00e9e le 1er avril en commission des affaires sociales, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.assemblee-nationale.fr\/dyn\/17\/textes\/l17b2616_texte-adopte-commission\" rel=\"noopener nofollow\" target=\"_blank\">la proposition de loi<\/a> visant \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la pr\u00e9vention cardio-neuro-vasculaire et \u00e0 anticiper un risque sanitaire et social majeur\u00a0\u00bb est discut\u00e9e mardi 7 et mercredi 8 avril en s\u00e9ance publique \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale. Outre le d\u00e9pistage \u00e0 des moments cl\u00e9s de la vie et une plus grande sensibilisation notamment en milieu professionnel, le troisi\u00e8me axe majeur de cette loi est la meilleure prise en compte du risque cardiovasculaire chez les femmes. \u00ab\u00a0Les maladies cardiovasculaires chez les femmes pr\u00e9sentent en effet des sympt\u00f4mes parfois atypiques, des facteurs de risque sp\u00e9cifiques (grossesse, m\u00e9nopause, etc.), un retard fr\u00e9quent au diagnostic\u00a0\u00bb, explique la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de cardiologie. La proposition de loi pourrait b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un examen acc\u00e9l\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 chez les femmes<\/p>\n<p>Ainsi, selon les chiffres avanc\u00e9s par la Fondation C\u0153ur et recherche, cr\u00e9\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de cardiologie et la Fondation Agir pour le c\u0153ur des femmes, pr\u00e8s de 200 femmes meurent chaque jour d\u2019une maladie cardiovasculaire, faisant de ces pathologies la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 chez les femmes tous \u00e2ges confondus. C\u2019est pourquoi le texte examin\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale veut rendre obligatoire le d\u00e9pistage cardiovasculaire et gyn\u00e9cologique chez les femmes, leur sant\u00e9 cardiovasculaire \u00e9tant fortement influenc\u00e9e par leur sant\u00e9 hormonale et gyn\u00e9cologique \u00e0 des \u00e2ges cl\u00e9s de la vie.<\/p>\n<p>Alors que celles-ci pensent encore souvent que les maladies cardiovasculaires concernent les hommes en premier lieu, 72 078 femmes en sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es en 2023 contre 64 161 hommes. Pourtant, pr\u00e8s de 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 une \u00e9valuation appropri\u00e9e. Ainsi, toujours selon la fondation c\u0153ur et recherche, pour un m\u00eame niveau de facteur de risque &#8211; h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, s\u00e9dentarit\u00e9, tabagisme, diab\u00e8te, hypertension art\u00e9rielle, dyslipid\u00e9mie, ob\u00e9sit\u00e9, soit les facteurs de risque dits traditionnels -, les femmes sont plus menac\u00e9es. Par exemple, chez celles de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d\u2019infarctus du myocarde.<\/p>\n<p>Des facteurs de risque sp\u00e9cifiques <\/p>\n<p>Elles pr\u00e9sentent aussi des risques sp\u00e9cifiques li\u00e9s \u00e0 leur sexe et qui \u00e9voluent \u00e0 chaque \u00e9tape de leur vie.<\/p>\n<p>les facteurs biologiques et hormonaux\u00a0: pubert\u00e9, contraception, grossesse, m\u00e9nopause, endom\u00e9triose, syndrome des ovaires polykystiques\u00a0;<br \/>\nles facteurs obst\u00e9tricaux\u00a0: les complications de la grossesse augmentent de 25 \u00e0 50 % le risque de d\u00e9velopper une maladie cardiovasculaire dans les cinq \u00e0 dix ann\u00e9es qui suivent\u00a0;<br \/>\nle cancer du sein\u00a0;<br \/>\nles facteurs psychosociaux et soci\u00e9taux\u00a0: abus, violences, stress, manque de soins, pr\u00e9carit\u00e9, m\u00e9connaissance en sant\u00e9.<\/p>\n<p>En outre, les femmes ont davantage recours \u00e0 l\u2019autom\u00e9dication associ\u00e9e au report des consultations m\u00e9dicales. Les appels au Samu sont aussi plus tardifs (30 minutes environ) ce qui cause un retard de prise en charge. Leurs sympt\u00f4mes diff\u00e8rent de ceux des hommes (fatigue intense, essoufflement, douleurs diffuses) ce qui nuit au diagnostic.<\/p>\n<p>Des d\u00e9pistages dans plusieurs villes de France <\/p>\n<p>Dans ce contexte, le Bus du c\u0153ur des femmes, \u00e0 l\u2019initiative de la Fondation agir pour le c\u0153ur des femmes, reprend la route en 2026. Objectif\u00a0: offrir un d\u00e9pistage des maladies cardiovasculaires et gyn\u00e9cologiques aux femmes dans 16 villes de France. Depuis le lancement de l\u2019initiative (2 heures de d\u00e9pistage en 10 \u00e9tapes), 90 % des femmes d\u00e9pist\u00e9es cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non. \u00ab Chaque \u00e9tape du Bus et Journ\u00e9e du C\u0153ur des Femmes est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 la mobilisation exceptionnelle des professionnels de sant\u00e9 locaux b\u00e9n\u00e9voles (\u2026). Ils sont pr\u00e8s de 5 000 \u00e0 avoir d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 de leur temps et de leur expertise pour d\u00e9pister, orienter et sensibiliser. Ces \u00e9v\u00e9nements leur permettent de travailler ensemble sur les sp\u00e9cificit\u00e9s des maladies cardiovasculaires chez les femmes et contribuent \u00e0 leur formation continue. Lorsque le Bus repart, une meilleure expertise reste sur le territoire \u00bb, souligne le Pr Claire Mounier-V\u00e9hier, cofondatrice d\u2019Agir pour le C\u0153ur des Femmes, cardiologue et m\u00e9decin vasculaire au CHU de Lille.<\/p>\n<p>Source : Assembl\u00e9e nationale, Agir pour le C\u0153ur des femmes, Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de cardiologie, Fondation c\u0153ur et recherche<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Adopt\u00e9e le 1er avril en commission des affaires sociales, \u00ab\u00a0la proposition de loi visant \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la pr\u00e9vention&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":83218,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[449,1263,110,2431,83,24023,475,7039,84,23,24022],"class_list":{"0":"post-83217","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-449","9":"tag-coeur","10":"tag-des","11":"tag-femmes","12":"tag-health","13":"tag-obligatoire","14":"tag-pour","15":"tag-rendre","16":"tag-sante","17":"tag-suisse","18":"tag-texte"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116368858494281484","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83217"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83217\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/83218"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}