SCAF : les négociations sur l’avion de combat du futur traînent, la France et l’Allemagne rejettent la faute sur Airbus et Dassault


PestoBolloElemento

5 comments
  1. Outre-Rhin, le débat porte sur la possibilité de faire deux avions pour un seul système de combat qui serait partagé par la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique qui est un membre observateur.

  2. Va falloir prendre une décision et rapidement,
    Mais je comprend pas les allemands qui sur ce coup nous bloque amha pour des raisons de merdes.

    Comme disait le PDG de dassault : laissons faire ceux qui savent faire dans leurs domaines. Et après non au transfert gratuit de technologies de pointe et super critique.

    De plus, côté français on avait annoncé deux exigences super importante dès le début : pouvoir mettre ce Scaf sur un porte avion, et pouvoir emporter notre missile nucléaire. Et avoir les caractéristiques pour mener ces missions.

    Au moment où l’on discute de partager notre parapluie nucléaire, je pense que l’Allemagne aurait tout intérêt à être conciliante sur ce SCAF.

    Et ne tombons pas dans le piège de la construction comme pour l’eurofighter tiphoon : rallongement de la production et des coûts, blocages multiples accrus…

  3. C’est pénible car le SCAF c’est la belle illustration du pourquoi une Europe de la défense c’est quelque-chose de très compliqué.

    On veut faire un avion en commun, on veut unifier au maximum notre défense, mais on est incapable de faire confiance à l’autre.

    Quand on parle de craintes côté Français de voir les Allemands récupérer du savoir-faire… Je me demande où est le problème en fait, si tu considères que l’Europe doit unifier sa défense, alors c’est tout à fait normal que sur le plan technologique il y a un partage du savoir.

    C’est aussi parfaitement normal pour un pays de considérer que certaines de ses technologies doivent être gardées, mais encore une fois, faut savoir ce qu’on veut.

    La position des deux pays est parfaitement compréhensible, et malheureusement elle est surtout motivée par les Industriels qui pensent surtout à se faire le maximum de thune sur le dos du SCAF.

    Ne croyez pas une seule seconde que Dassault ou Airbus sont de bonne foi sur ce dossier, ce sont des Industriels avant tout.

    Au final on veut surtout une Europe de la Défense si on est les gagnants de cette dernière.

  4. Je ne vois aucun intérêt à engager un projet qui affaiblirait notre autonomie, notre indépendance et notre souveraineté, qu’elle soit industrielle, technologique ou géopolitique. Renoncer à des capacités que nous maîtrisons déjà et que nous pourrions perdre (un rapport du Sénat avait bien noté cette conséquence), ou accepter de dépendre d’acteurs extérieurs dont les priorités stratégiques peuvent diverger des nôtres pour des technologies critiques, reviendrait à compromettre notre liberté d’action future. Dans un domaine aussi stratégique que la défense, où la capacité de décider seul, de produire seul et d’assumer seul est essentielle, s’en remettre à une logique de codécision ou de partage imposé des compétences n’a rien de rationnel. D’autant plus que l’architecture même du système transmissions, gestion des données, cloud de combat, etc… reposerait sur une technologie allemande. Cela signifie, très concrètement, 3 conséquences simples mais lourdes de sens:

    1. Nous n’avons aucune garantie que l’Allemagne restera un allié fiable sur le long terme, ni qu’elle ne conditionnera pas l’usage ou l’évolution de cette technologie à ses propres intérêts.
    2. Nous perdrions toute capacité à rattraper ou dépasser cette technologie, puisqu’en acceptant d’en dépendre, nous renonçons de facto à développer notre propre solution souveraine.
    3. Cela ferait peser une vulnérabilité majeure sur notre posture de dissuasion, car un avion susceptible d’emporter l’arme nucléaire ne devrait pas dépendre, pour ses communications et la circulation de ses données, d’un système conçu et maîtrisé par un partenaire étranger.

    Le plus ironique, c’est que nous répétons h24 que c’est une erreur stratégique pour nos alliés de dépendre d’un tiers pour leurs matériels, que cela limite leur marge de manœuvre et les place dans une situation de vulnérabilité. Et pourtant, nous serions prêts à nous engager dans un projet qui nous placerait EXACTEMENT dans cette même situation. Ce serait accepter que ce qu’il reste de notre capacité à imposer notre vision, nos choix et nos priorités soit réduit à néant.

    En clair, ce projet reviendrait à abandonner une part essentielle de notre liberté stratégique pour des raisons qui relèvent davantage de l’idéologie. Et cela, dans un secteur où la dépendance n’est pas un risque secondaire, mais un point de rupture potentiellement fatal pour une nation qui veut rester maîtresse de son destin… EEt je fais grâce des ambitions affichées des industriels allemands, qui voient dans le SCAF l’occasion de devenir des acteurs majeurs à l’international, c’est-à-dire des concurrents directs à nos champions dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas aujourd’hui.

  5. Le SCAF est mort. Annonce après le départ de Macron en 2027. C’est le seul qui tient au projet réellement par idéologie (projet européen etc).

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