Le poison de l’affaire Epstein se répand avec la publication de nouvelles archives


Folivao

14 comments
  1. tous les noms cité sont traité comme des pédo potentielle par les réseaux sans tenir compte du contexte ou de ce qui est écrit , y’avais post disait que sarko était un pédo alors que ca parle de diné payé avec lui donc a ce niveau financier et donner l’acces a un président contre rémunération est logique , des noms de victime , d’avocat , de témoins , de n’importe qui sont accusé a la va vite par les réseaux ….

  2. On obtient un nombre de preuves et de documents sans précédent sur des groupes d’individus corrompus et corrupteurs présents dans tous les hauts-lieux de notre société.

    Les médias possédés par des miliardaires : “Oui mais pensez aux innocents !”

  3. **Le département de la justice a révélé le 30 janvier une nouvelle masse de documents liés à l’affaire du prédateur sexuel mort en prison en 2019. Mais loin d’éclairer les zones d’ombre du dossier, ces pièces entretiennent la confusion.**

    Trois millions de pages, 2 000 vidéos, 180 000 photos : ces statistiques impressionnantes ne disent rien en soi. Elles ne font que dessiner une avalanche confuse. C’est Todd Blanche, numéro deux du département de la justice des Etats-Unis, qui les a mises en avant le 30 janvier, pour illustrer les bonnes dispositions supposées de l’administration Trump dans l’affaire Epstein. Conformément à la loi votée au Congrès en décembre 2025 et signée, avec un fort déplaisir, par le président américain, une large partie des archives concernant le prédateur sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019, a été publiée. De nombreux documents ont été caviardés, selon des critères peu évidents. Le département de la justice conserve encore une partie des archives, notamment tout ce qui relève de la pornographie, d’abus physiques et de morts. Cette précision de Todd Blanche ne peut qu’entretenir un soupçon généralisé.

    L’affaire Epstein est devenue un puits empoisonné. Ses remugles confortent tous les fantasmes. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et des affaires. Mais lorsqu’il n’est plus possible de distinguer les faits incontestables, les éléments incomplets et les allégations sans fondements, lorsque la simple mention d’une personnalité dans un document alimente l’idée d’une complicité, on ne peut que se noyer dans ce puits.

    Ce sont les enquêteurs fédéraux qui auraient dû, dans un Etat de droit fonctionnel, effectuer le tri et pousser les investigations jusqu’au bout. « Il y a une faim ou une soif d’informations qui, je pense, ne sera pas satisfaite par l’étude de ces documents, a expliqué Todd Blanche le 30 janvier. Je ne peux rien y faire. » « Certains de ces documents contiennent des affirmations fausses et sensationnalistes contre le président Trump », a ajouté le ministère. Cette confusion sert finalement ceux qui ne veulent pas l’établissement des faits et s’accommodent du vertige que provoque une publication indiscriminée.

    **Des noms, pas forcément des criminels**

    Celle-ci a provoqué, comme à l’accoutumée, un emballement sur les réseaux sociaux. Un document récent, d’août 2025, émanant de la police fédérale (FBI), récapitule, par exemple, des allégations faites au fil des années contre Donald Trump. Elles sont d’une gravité exceptionnelle et d’une crédibilité nulle, dans la mesure où elles n’ont pas été recoupées. Ces allégations ont été pour certaines formulées sur le répondeur d’une ligne d’appel spéciale, sans possibilité de contacter la personne au bout du fil. La principale interrogation concerne le traitement de ces témoignages par la police : ont-ils fait l’objet d’investigations ? Dimanche sur CNN, Todd Blanche assurait que les autorités n’avaient pas trouvé matière à enquête approfondie.

    L’un des documents les plus intéressants dans la masse publiée est un projet d’acte d’inculpation fédérale, en 2007, qui sera ensuite abandonné, pour laisser la priorité à la justice en Floride. Cette esquisse dessine l’ampleur des crimes sexuels établis dans cet Etat et le trafic de mineures mis en place au profit de Jeffrey Epstein. La plus jeune des onze victimes avait 14 ans. Elles étaient attirées au domicile du financier, violées, recevant quelques centaines de dollars après les faits, puis soumises à une forte pression, pour garder le silence, et recruter d’autres mineures.
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    Les propres écrits de Jeffrey Epstein, par courriels, présentent de l’intérêt, malgré leur style, abrégé. Prudent, celui-ci se garde d’y aborder des faits délictuels ou criminels, impliquant des mineurs. De la même façon, il ne mentionne pas le contenu sensible de certaines affaires, sans voir son correspondant en tête-à-tête. Mais on comprend mieux la façon dont il joue sur la confusion des registres, au carrefour de plusieurs mondes, appâtant des puissants par la perspective de fêtes à caractère sexuel. Sa condamnation à treize mois de prison en 2008 pour agressions sexuelles sur mineures n’a nullement porté atteinte à son carnet d’adresses et à ses activités, si l’on en juge par ses échanges.

    Sergey Brin, cofondateur de Google, Richard Branson, cofondateur de Virgin Group, l’actuel secrétaire au commerce, Howard Lutnick, Steve Bannon (ex-conseiller de Donald Trump), le copropriétaire du club des New York Giants, Steve Tisch, les milliardaires Bill Gates et Elon Musk : tous sont en relation plus ou moins étroite avec Jeffrey Epstein. Si cela est embarrassant, surtout pour ceux d’entre eux qui ont nié tout lien amical, ces échanges n’ont rien de criminel en soi, faute de précisions sur les interactions. Il est impossible de savoir quel était leur degré de connaissance de la prédation du financier aux dépens de mineures.

    **Ghislaine Maxwell, la clé**

    Du côté français, des relations personnelles apparaissent. Directeur de l’Institut du monde arabe depuis 2013, Jack Lang a entretenu des contacts sur une longue période avec Jeffrey Epstein, sollicitant ses faveurs matérielles, comme sa voiture ou son avion, pour lui ou sa famille. L’ancien ministre des finances, Bruno Le Maire, semble avoir rendu visite au financier chez lui à New York, sur recommandation d’Olivier Colom, qui fut conseiller diplomatique auprès de Nicolas Sarkozy. De son côté, en 2017, Epstein est entré en contact par e-mail avec le mathématicien Cédric Villani, tout juste élu député de l’Essonne. Mais tous ces éléments n’établissent pas de culpabilité.

    Six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison – officiellement un suicide –, il est devenu vain d’espérer la lumière sur l’ampleur et la nature exacte de tous les crimes commis, au désespoir des dizaines de victimes. Les administrations successives, démocrate et républicaine, portent une immense responsabilité en la matière, de même que la justice en Floride, où Jeffrey Epstein avait bénéficié d’un accord de plaider-coupable confidentiel très critiqué, au vu des preuves rassemblées contre lui. Lors de sa condamnation en 2008, il avait obtenu l’autorisation de passer douze heures par jour en liberté pour travailler. Une clémence rare.

    La seule à détenir les clés de la vérité est sa principale complice et sa compagne, Ghislaine Maxwell. Condamnée à vingt ans de prison, elle a bénéficié d’un traitement spécial de la part de l’administration Trump. En juillet 2025, l’un des principaux avocats du magnat a effectué un déplacement hors norme pour lui rendre visite en prison et l’auditionner pendant deux jours. Il s’agit de Todd Blanche lui-même. Deux mois plus tard, en septembre 2025, il expliqua qu’il était « impossible » de juger la qualité du témoin. « C’est vraiment au peuple américain de déterminer » la crédibilité de ses propos, ajoutait-il, dans un étrange abandon de ses propres responsabilités.

  4. > Sergey Brin, cofondateur de Google, Richard Branson, cofondateur de Virgin Group, l’actuel secrétaire au commerce, Howard Lutnick, Steve Bannon (ex-conseiller de Donald Trump), le copropriétaire du club des New York Giants, Steve Tisch, les milliardaires Bill Gates et Elon Musk : tous sont en relation plus ou moins étroite avec Jeffrey Epstein.

    > Il est impossible de savoir quel était leur degré de connaissance de la prédation du financier aux dépens de mineures.

    > Du côté français, des relations personnelles apparaissent. Directeur de l’Institut du monde arabe depuis 2013, Jack Lang a entretenu des contacts sur une longue période avec Jeffrey Epstein, sollicitant ses faveurs matérielles, comme sa voiture ou son avion, pour lui ou sa famille. L’ancien ministre des finances, Bruno Le Maire, semble avoir rendu visite au financier chez lui à New York, sur recommandation d’Olivier Colom, qui fut conseiller diplomatique auprès de Nicolas Sarkozy. De son côté, en 2017, Epstein est entré en contact par e-mail avec le mathématicien Cédric Villani, tout juste élu député de l’Essonne. Mais tous ces éléments n’établissent pas de culpabilité.

  5. Personnellement, je trouve qu’apprendre que macron demande conseil à ce psychopathe nous explique beaucoup de choses.

    Dommage que nous n’ayons plus de contre-pouvoir et d’opposition dans ce pays.

  6. Comment on sait que les fichiers sont véritables ?

    Ils sont tous passés à la censure, donc soit non divulgués, soit à moitié cachés, mais personne ne se dit que ce qui sort peut juste être de la création pure ?

  7. j’ai l’impression que la justice US, au lieu d’ouvrir une instrution à la Française, d’auditionner des centaines voire millier de témoins, pour aboutir à une mise en accusation des gens qui ont violer des enfants, se contente de tout publier en vrac et *débrouillez vous*

    Parlez à un pédophile ne fait de toi un pédophile, te rendre à une soirée où des enfants se font violer est une faute inexcusable si tu as pas parlé à la police, et participer à ces viols devrait te mettre en prison. On devrait réussir à avoir une liste plus précise que de dire que Bruno Lemaire et le Prince de Belgique ont parlé ave Epstein sans savoir ni où ni dans quel contexte.

  8. Le coeur du problème de cette masse de documents (et la article le dit bien), c’est que la grande majorité des informations, aussi graves soient-elle, est invérifiable par le grand public. Du coup ça n’a aucune valeur, ni dans un débat, ni face à la justice (hors DOJ, qui a d’autres pièces encore sous le manteau : mais vu leur niveau de corruption difficile de croire qu’ils s’en serviront un jour)

    Du coup on se retrouve avec des milliers d’accusations terribles, sans aucune preuves, et chacun peut y voir midi à sa porte et considérer que untel ou untel est coupable ou innocent, sans que ça n’amène aucune conséquence pour les accusés

  9. J’espère que le reste sera rendu public, je pense qu’on en parlera encore pendant quelques années.

  10. Et hop la victimisation des pauvres pedo milliardaires.

  11. Il faut que tous ces pervers ayant abusé de leur pouvoir soient condamnés.

  12. “Oh c’est bon, tout le monde le fait!”

    — les milliardaires, qui le font tous

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