Bientôt trois mois qu’ils ont été élus ou réélus à la tête de leur ville et grâce à, souvent, de larges coalitions. Parfois c’est un(e) socialiste qui tirait l’attelage, parfois un(e) écologiste ou un communiste. Les maires de gauche ont pu penser que leur réussite pouvait influer sur leurs responsables nationaux en vue de 2027. Las, l’union de la gauche non mélenchoniste n’a jamais semblé aussi impossible à moins d’un an du premier tour de la présidentielle. Libération est allé sondé les maires de Rennes, Nîmes, Grenoble et Lille et leur a demandé leur avis sur l’état de santé de leurs familles politiques. Le constat est rude mais loin d’être désespéré.

«Je partage l’inquiétude, l’hésitation et le questionnement qui traversent le peuple de gauche. Il attend de nous de l’unité. Nous avons bien vu aux deux dernières élections combien ils exigeaient de pouvoir mettre dans l’urne, de façon enthousiaste, un bulletin “union de la gauche”. Je ne pense pas avoir la recette magique. Mais avec beaucoup d’humilité, je peux témoigner de la démarche que nous avons entrepris à Rennes, aux municipales.

«Dans un moment où l’on constat