Par

Naomi Thomas

Publié le

15 juin 2026 à 6h10

Sciences Po Rennes. Lola Mégissier était persuadée que cette voie lui était inaccessible. Mais l’étudiante de 19 ans, ancienne élève du lycée Marguerite-de-Navarre, à Alençon (Orne), a bel et bien intégré l’école après sa Terminale et termine actuellement sa première année d’études supérieures avec brio.
Alors, pour éviter qu’un autre élève de l’Orne ne se bride, elle a rejoint, en cours d’année, la branche ornaise de l’association nationale « Des territoires aux grandes écoles ».
Là, on agit pour l’égalité des chances et le développement des territoires en accompagnant des jeunes dans leurs parcours vers les cursus sélectifs.
Entretien avec Lola Mégissier, alors que les épreuves écrites du bac général démarrent ce lundi 15 juin 2026.

L’Orne hebdo : Pourquoi t’es-tu dirigée vers des études de Sciences Politiques ?

Lola Mégissier : Mon professeur de spécialité HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques) de Première m’a introduit au programme PEI, un Programme d’études intégré, accompagnant les lycéens pour les concours des Instituts d’études politiques (IEP). Il fournit des supports de cours et fait intervenir des professeurs pour nous aider.

En parallèle, je me suis renseignée sur l’école et j’ai alors développé un intérêt pour l’actualité et les enjeux politiques. Le concours m’est apparu comme une évidence.

Même si je ne connaissais pas encore l’association De l’Orne aux Grandes Écoles, le soutien de mes professeurs, de ma famille et de mes amis m’a aidé à intégrer Sciences Po Rennes.

À quelles actions participes-tu au sein De l’Orne aux Grandes Écoles ?

Un de mes professeurs du lycée m’avait recommandé l’association. J’y ai adhéré pendant mon année à Sciences Po. En quelques mois, j’ai déjà participé à plusieurs événements dont l’organisation du concours d’éloquence. Mais, ce qui me prend le plus de temps, c’est de réaliser la communication de l’association.

Je prépare aussi un webinaire avec d’autres membres sur la vie étudiante. J’interviens dans la présentation des villes étudiantes, des aides disponibles, des démarches. On répond aussi aux questions des lycéens.

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre cette association ?

J’ai trouvé que c’était un super principe, encore trop peu d’ornais osent faire des grandes études. J’ai été témoin de ce manque de confiance dans le département. Et je trouve dommage que malgré les interventions de l’association dans les établissements scolaires, les lycées ne nous en parlent pas plus.

Alors je voulais aider les autres à leur tour. Et, comme à Sciences Po Rennes où je suis présidente de l’association de diplomatie et de relations internationales, j’aime beaucoup m’investir dans l’associatif !

De plus, lorsqu’on commence à faire des événements avec l’association, ça change tout ! On fait des rencontres géniales. Cet été, j’ai la chance de participer à l’université d’été qui regroupe des membres de toutes les branches de France. C’est l’occasion de se rencontrer, de vivre des moments de cohésion et de discuter des lignes directives de l’association Des territoires aux grandes écoles.

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