Issu de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, l’artiste d’origine afghane Feda Wardak questionne son époque à travers des œuvres artistiques originales (films, collages, performances). Son dernier coup d’éclat : le projet Ce que le ciel ne sait pas, proposé à partir du mardi 16 juin au Centre de la Vieille Charité (2e) pour le Festival de Marseille. Le jeune homme raconte les sociétés paysannes minées par le conflit et le pillage des ressources et des matières premières au cœur d’un pays en guerre. Cinq danseurs seront sur scène, sous la houlette du chorégraphe Saïdo Lehlouh.

À quoi le public peut s’attendre avec « Ce que le ciel ne sait pas » ?

Il y a souvent cette question des points de vue qu’on adopte sur l’Afghanistan. Je travaille la question des ciels, la question des sols et la question des sous-sols. Les ciels restent l’endroit depuis lequel le pays a été le plus raconté. La présence au sol étant quasiment impossible, on a alors regardé l’Afghanistan à travers des drones militaires pour regarder comment les populations vivaient. D’où ce titre : Ce que le ciel ne sait pas. Il résume en peu de mots le désastre absolu que vivent les civils sur place.