« Nos cris ne tuent pas, votre inaction si. » Le slogan est scandé en chœur devant le tribunal correctionnel de Marseille, suffisamment fort, espèrent les manifestants pour que « Paris [les] entende ». Une réponse cinglante aux propos d’Emmanuel Macron prononcés mercredi au Conseil des ministres : « On ne répond pas à un drame par des cris. » « Mais que reste-t-il aux citoyens quand les alertes n’ont pas été entendues ? », tonne au micro Stéphanie Nadji, membre du collectif Enfantiste 13, en faisait référence à Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers le 4 juin dernier.

Malgré l’impressionnant décibel, l’appel lancé par 150 associations à travers la France semble avoir perdu de son élan. Seules 300 personnes ont répondu présentes ce lundi 15 juin, contre un millier la semaine passée. Parmi elles, quelques nouveaux visages, comme celui d’Anne-Cécile Mailfert, présidente du groupe Fédération des femmes.

« Les plaintes explosent mais elles se heurtent à un mur judiciaire »

Déjà mobilisée à Paris le 8 juin, la commissaire de l’exposition « Bonne mère » est venue porter la voix du collectif féministe jusque sur les marches du palais de justice de Marseille. « Depuis le mouvement MeToo, les…