« Booonjour ! » Cheveux teints en bleu, lunettes de soleil rondes style John Lennon, crop top et bas de survet’ ample, Rosine entre chez Marie-Thérèse. Sur les hauteurs des Pennes-Mirabeau, la dame coquette qui ne fait pas ses 84 ans (« Pourtant, je les ai ! ») attendait avec impatience la visite de son auxiliaire de vie.
La maman solo de trois enfants (dont deux à charge) et sa patiente ont une relation complice depuis six mois. « L’ancienne, je ne l’aimais pas. Ce que j’apprécie chez Rosine c’est son énergie. Elle est agréable et rigolote. Surtout, elle comble un vide. Mon mari est décédé il y a deux ans et je ne me fais pas à son absence », confie la veuve. Dans la cuisine, un infirmier moustachu est sur le départ. La télé crie mais personne n’y prête attention. Le soignant fait la transmission et l’après-midi commence. Vendredi, c’est le jour des courses. Marie-Thé est prête, sa fille Véronique a fait la liste.
« Sans voiture, je ne pourrais plus travailler »
Les cabas sont déjà dans l’entrée, il n’y a plus qu’à verrouiller la porte quand la retraitée décide de changer de veste et d’opter pour un modèle en jean. Rosine la soutient patiemment, comme dans les escaliers. Direction Plan-de-…