CHRONIQUE – Le gendarme de l’audiovisuel satisfait la minorité bruyante qui ne supporte pas l’existence d’une opinion conservatrice dans le débat public.
Le 15 juin, l’Arcom enjoignait CNews d’appliquer un plus grand pluralisme dans le traitement de l’actualité. En s’arrogeant le droit d’intervenir dans la ligne éditoriale d’un média privé – au-delà de l’obligation d’équilibre des temps de parole entre personnalités politiques –, le gendarme de l’audiovisuel franchit un seuil inédit.
Le principal grief formulé à l’endroit de CNews concerne un traitement jugé trop univoque de certains sujets, comme l’islam, l’immigration ou encore le fonctionnement de la justice. C’est une chose de critiquer la ligne éditoriale des médias, dont les choix sont questionnables en démocratie. Mais le fait de reconnaître à une poignée de bureaucrates la possibilité de réglementer le traitement de l’information va au-delà de ce qui est tolérable dans un régime qui se veut constitutionnel. Mais quitte à attaquer aussi frontalement la liberté éditoriale des médias télévisés, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
Probabilité d’une décision à géométrie variable
Martelons que la neutralité journalistique est une…
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