Par
Thomas Rideau
Publié le
16 juin 2026 à 18h24
Quand ça ne veut pas… Alors que le BHV Marais, à Paris, vient d’annoncer brutalement le départ de Shein, la marque chinoise venait déjà d’être sévèrement épinglée par les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), qui lui ont infligé une très lourde amende le 6 juin dernier.
Dans une décision récemment rendue publique, la DGCCRF énumère les griefs retenus contre les pratiques du revendeur en France. Sont notamment visés le « non-respect du droit de rétractation, une information défaillante sur la qualité environnementale des produits et l’envoi aux consommateurs de confirmations de commandes non conformes ». Au total, pour l’ensemble de ces manquements, la marque écope d’une amende administrative de 22,4 millions d’euros.
Déjà des procédures en cours
Dans l’une de leurs enquêtes, les agents de la DGCCRF ont notamment relevé « une nouvelle fois, l’absence des informations relatives à la traçabilité des produits et à la présence de microfibres plastiques dans les produits ».
Mais ce n’est pas tout. Dans une autre enquête, la DGCCRF a estimé que la société Shein « envoyait aux consommateurs des confirmations de commande ne respectant pas les dispositions du code de la consommation du fait de l’absence de plusieurs mentions obligatoires (comme le prix, ou la date de livraison) ».
Cette amende record n’est toutefois pas la première offensive menée par les services de l’État contre le géant de la vente en ligne. Avant cela, trois autres procédures avaient déjà été engagées à l’encontre de la plateforme.
Parmi elles figure notamment une enquête judiciaire ouverte pour la vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. Une procédure de suspension de la plateforme est également en cours, le temps que celle-ci démontre aux pouvoirs publics que l’ensemble de ses contenus est conforme aux lois et règlements en vigueur.
Enfin, une enquête visant Shein a également été ouverte par la Commission européenne dans le cadre du règlement européen sur les services numériques.
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