« Monsieur, nous souhaitons dénoncer avec vigueur les conditions actuelles de scolarisation de nos enfants. » C’est par ces mots que plusieurs associations de parents d’élèves stéphanois, issus notamment des écoles Montaud-Vittone, des Frères-Chappe ou encore Monthieu, ont interpellé Thierry Dickélé, directeur académique des services de l’Éducation nationale de la Loire. Dans un courrier commun adressé mardi, ils alertent sur l’insuffisance de moyens dans les écoles du département.

« 832 journées non remplacées au mois de mars »

Les signataires dénoncent avant tout le manque d’enseignants remplaçants en avançant le chiffre fort de « 832 journées de remplacement non assurées dans la Loire au mois de mars ». Rapportés aux 21 jours de classe du mois, près de 40 enseignants supplémentaires auraient été nécessaires pour garantir la présence d’un professeur devant chaque classe. Ils regrettent également qu’aucun poste de remplaçant n’ait été créé lors de la carte scolaire d’avril 2026.

La Loire, un département oublié

Comme soutenu lors des nombreuses manifestations qui ont déjà eu lieu , la lettre fait état du sentiment d’abandon ressenti dans les écoles du département. Un manque de moyens qui concerne notamment les 36 établissements du département affichant un indice de position sociale inférieur à 90, dont 14 à Saint-Étienne, sans bénéficier d’un classement en REP +. Une situation qui, selon eux, va continuer de « pénaliser les conditions d’apprentissage des élèves et d’accentuer les inégalités scolaires ».