La Métropole du Grand Nancy a lancé, ce lundi 23 mars, une grande consultation publique autour de son Plan de prévention du bruit dans l’environnement. Ce plan vise à mener des actions concrètes pour réduire les niveaux sonores dans les zones les plus sensibles de la Métropole.

Un train de marchandises interminable, un camion qui bippe en reculant, une moto qui accélère, un marteau-piqueur sur un chantier… Quand on vit en ville, le bruit est presque partout ! Et cela peut avoir un impact sur le cadre de vie et la santé. La Métropole du Grand Nancy a lancé, ce lundi 23 mars, une grande consultation publique  autour de son Plan de prévention du bruit dans l’environnement. Ce plan vise à mener des actions concrètes pour réduire les niveaux sonores dans les zones les plus sensibles de la Métropole.

Zones sensibles

Car les zones bruyantes ne manquent pas à Nancy et dans les communes alentours : 71 zones sensibles ont été identifiées, dont une vingtaine classées comme prioritaires. Le long de voie ferrée bien-sur, mais aussi les grands axes structurants (boulevards Joffre, Lobau, Jean-Jaurès, avenues Foch, Leclerc, Paul-Muller, de la Libération et de Strasbourg, la rue de Metz, le secteur gare ou les autoroutes A31, A33 et A330).

Quelles actions ?

Pour réduire les nuisances sonores, la collectivité peut mener plusieurs types d’actions : réduction des vitesses sur certains axes, promotion des mobilités douces (marche, vélo, transports en commun), réfection des chaussées avec l’utilisation de revêtements routiers silencieux…

Sur l’instauration du 30 km/h partout dans la Métropole, Patrick Hatizg, vice-président en charge des transports, est clair. « Partout non, parce que nous aurons des anneaux de desserte, c’est-à-dire avoir déjà autour de la métropole des axes sur lesquels il faut réellement rouler à 50 km/h et qu’il y ait le moins d’obstacles possibles pour écouler la circulation […] Mais partout ailleurs, 30 km/heure, c’est envisageable. Franchement, on ne perd pas trop de temps le matin à être à 30 km/h au lieu de 50, quand on quitte le lieu urbanisé pour aller peut-être sur des axes plus rapides. »

Patrick Hatizg assure que l’impact sera réel sur la vie quotidienne des habitants à moyen terme. « On peut agir, notamment sur des zones calmes, il y a des endroits qu’il faut préserver, sur des zones à enjeux, c’est-à-dire des zones où il peut y avoir du bruit, alors qu’il existe des écoles à proximité, des hôpitaux ou autre. Donc vraiment, on a besoin d’avoir cette cartographie, et ensuite, on fait un plan sur ce qu’on a réalisé, ce qu’il nous reste à faire, et on le soumet à consultation. »