« La position bulgare est très claire. Nous soutenons des sanctions qui ont un effet économique, qui ne pénalisent pas davantage les États membres que le pays qui mène la guerre, et qui ne revêtent pas un caractère symbolique », a expliqué Mme Petrova aux médias dans l’Assemblée nationale.

Selon elle, si des sanctions sont prises contre le patriarche Kirill, cela va créer « un terrain favorable à la propagande anti-européenne » en laissant entendre que l’Europe s’ingère dans les affaires de l’Église.

« Le gel des avoirs financiers du patriarche russe dans certaines banques n’empêchera pas ses activités, quelles qu’elles soient », a-t-elle encore dit, jugeant cette mesure davantage « symbolique » que nécessaire.

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Le nom du chef de l’Église orthodoxe russe, soutien de la guerre en Ukraine, est régulièrement cité pour figurer sur la liste des sanctionnés. En juin 2022, son inscription sur la liste noire de l’UE avait été bloquée par le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

« Notre principale priorité est de préserver la stabilité énergétique du pays », a encore déclaré Mme Petrova, estimant que cette position est partagée par d’autres États qui « ont des réserves concernant les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur sécurité énergétique ».

L’UE a annoncé lundi avoir sanctionné 81 individus et entités en raison de leur complicité avec la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine.

Parallèlement, les discussions se poursuivent pour un 21e « paquet » de sanctions après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.

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