C’est sa deuxième édition à Rouen. Mais le Refugee festival, créé à Paris, existe déjà depuis plus de 10 ans dans certaines villes.

Réfugiés et chefs de restaurants rouennais

Le credo ? « La nourriture est vecteur de lien et de partage », explique Delphine Daumerie, co-porteuse du festival rouennais. Autour d’une table, en partageant sa culture culinaire, le regard sur l’autre et sur les réfugiés qui ont rejoint notre pays peut évoluer.

Sur le principe, des réfugiés qui ont une appétence pour la cuisine et un projet professionnel dans le domaine, sont associés à des chefs de restaurants rouennais partenaires, en l’occurrence le Boom Boom, Léo à Table, le Vintage Bar et Tranché. « On imagine les meilleurs matching puis on les fait se rencontrer, cuisiner ensemble pour imaginer un menu à quatre mains », détaille Delphine Daumerie.

Un coup de projecteur sur l’association Food sweet food

Les clients des restaurants peuvent profiter de ces recettes inédites et sont sensibilisés au passage par des bénévoles aux problématiques des populations réfugiées. « On explique aux personnes le festival, les parcours, les envies de ces cuisiniers dans un futur proche. »

C’est aussi l’occasion d’un coup de projecteur sur l’association Food sweet food, organisatrice du festival qui propose de l’aide alimentaire, de l’insertion professionnelle pour les réfugiés, des cantines solidaires ou autre services de traiteurs.