Pallier le manque d’investisseurs sur le marché tertiaire pour répondre aux besoins de la métropole ; c’est l’ambition affichée par la Foncière immobilière Toulouse Métropole (FITM) créée il y a quelques semaines, à l’heure où l’activité d’immobilier tertiaire est en berne, avec seulement 11.100 m2 placés au 1er trimestre 2026, selon l’Observatoire toulousain de l’immobilier d’entreprise (OTIE). « Cette foncière, c’est la concrétisation d’un processus engagé il y a plusieurs mois », précise Raphaël Catonnet, le directeur général d’Oppidea. « Car contrairement à d’autres grandes métropoles, nous n’en disposions pas. Or cet outil va nous donner le coup de pouce nécessaire pour accélérer la construction de bureaux et de commerces. »
Autre particularité, cette foncière, dotée d’un capital initial de 12 millions d’euros, s’appuie sur une gouvernance public-privée. Si la collectivité y reste majoritaire à travers la Société d’économie mixte (Sem) Oppidea (40 %) et l’établissement public foncier local du Grand Toulouse (15 %), elle accueille dans son tour de table la Banque des territoires (35 %) et le Crédit Agricole Toulouse 31 Investissement & Patrimoine (10 %).
Trois quartiers prioritaires
Lors d’une assemblée générale prévue début juillet, les membres acteront les règles de gouvernance concernant les programmes immobiliers (taux de remplissage, taux de rentabilité attendus). « Nous avons, par ailleurs, déjà fléché trois programmes et quartiers comme étant prioritaires », ajoute Jean-Baptiste de Scorailles, élu en charge de l’Urbanisme et président d’Oppidea. « Il s’agit de l’immeuble de bureaux (Sernam 1) de 8000 m2 à Grand Matabiau, porté par Bouygues Immobilier et dont le permis de construire pourrait être déposé en fin d’année 2026, d’un second programme de 6500 m2 de bureaux situé au pied de la tour Altiplano, dans le quartier Toulouse Aerospace, et de 1450 m2 de commerces autour de la place principale du nouveau faubourg Malepère. » La direction des investissements de cette foncière, qui prévoit d’investir jusqu’à 60 millions d’euros, est confiée à François Lecomte, secrétaire général d’Oppidea.
Béatrice Girard
Photo d’illustration – Crédit : Hélène Ressayres – ToulÉco