C’est certainement le quartier le plus provençal de la ville. Celui qui le revendique le plus, en tout cas. Château-Gombert, ou Castèu-Goumbert, comme l’écrit le panneau à l’entrée du « dernier village de Marseille », installé et inauguré il y a deux ans, célèbre, toute la semaine, sa fête la plus importante : la Saint-Éloi.

C’est le groupe homonyme, créé en 1851, qui est à la baguette et c’est, chaque année, un événement hautement politique, réunissant tant les élus de secteur que de la mairie centrale, de gauche ou de droite. Du côté de la majorité municipale, l’édile (DVG) Benoît Payan devrait de nouveau y assister, tout comme la maire (DVG) des 13e-14e arrondissements, Tina Biard Sansonetti. On y croisera aussi la députée du Rassemblement national Gisèle Lelouis et vraisemblablement le sénateur (ex-RN, ex-Reconquête !) Stéphane Ravier et sa nièce Sandrine D’Angio, élue (RN) d’opposition à la mairie du 7e secteur.

Mais ce ne sont pas les politiques que les quelque 3 000 spectateurs qui se déplacent un dimanche matin viennent voir défiler à la cavalcade. « Nous aurons 130 bêtes, des ânes, des mulets et des chevaux et près de 200 personnes, souligne Philippe Rini, du groupe Saint-Éloi…