Le combat pour défendre la carrière antique de la Corderie continue, neuf ans après la fin des fouilles. Classé monument historique en 2018, le site est aujourd’hui largement enfoui. Un seul bloc de pierre reste visible. « Non à la destruction du site archéologique antique de la Corderie », pouvait-on lire ce mardi soir sur la banderole scotchée devant le jardin Saint-Nicolas, tout proche. Louis Alesandrini, membre de l’association Art13 et grand défenseur du site, espère un réveil des organismes publics.

Un nouveau rassemblement prévu le 11 décembre

« On exige que ça soit désenfoui parce que c’est un scandale », lance-t-il, en montrant des photos des pierres, abîmées et pleines de mousse. Selon lui, les pierres pourrissent à cause l’eau bloquée par des bâches.

Il s’appuie notamment sur un rapport du géologue Michel Villeneuve qui préconise de laisser la pierre à l’air libre et de faire un drainage afin d’évacuer les eaux. « Il faut conserver ce site pour les générations futures ! Le problème, c’est que la mairie s’en fout », poursuit-il. Un nouveau rassemblement est prévu le 11 décembre, date anniversaire de la destruction du site archéologique.