Selon Iegor Kovaltchouk, le gouverneur par intérim de cette région frontalière de l’Ukraine et de la Biélorussie, les forces ukrainiennes ont attaqué « le car d’une équipe de jeunes footballeurs de (la ville biélorusse de) Gomel qui partait en vacances à Guelendjik », une ville russe située sur les rives de la mer Noire.
Il a déclaré sur Telegram qu’une femme qui accompagnait l’équipe était morte.
Sept personnes ont été blessées et admises dans des hôpitaux, dont cinq enfants, a souligné le ministère russe de la Santé. Un adulte et un enfant se trouvent dans un état grave, d’après Minsk.
« Semer la panique »
Le ministère des Affaires étrangères de la Biélorussie a condamné « un nouvel acte de terrorisme contre des civils » et demandé que Kiev fournisse des explications.
L’armée ukrainienne a qualifié ces accusations de « fausses » et affirmé n’avoir effectué aucune frappe sur la région de Briansk à cette période.
Des photos diffusées par M. Kovaltchouk sur Telegram montrent un car aux vitres détruites et aux parois grises criblées d’impacts et ce qui semble être des traces de sang sur les appuie-tête. Selon le Comité d’enquête russe, le principal organe judiciaire, le véhicule transportait 44 passagers, dont 28 jeunes sportifs.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé une « attaque ciblée » et un « acte terroriste barbare ». « Ce n’était pas un véhicule militaire mais un car qui transportait des civils, en l’occurrence des enfants », a-t-il lancé. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a de son côté estimé que cette attaque visait à « semer la panique » au sein de la population.
Toujours plus de victimes civiles
Un homme a par ailleurs été tué mercredi dans une attaque ukrainienne sur un immeuble d’habitation et une femme dans sa voiture dans la région de Lougansk, occupée par la Russie dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales installées par Moscou.
Plus de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, les frappes russes et ukrainiennes montent en puissance depuis plusieurs mois, faisant toujours plus de victimes civiles.
Au moins huit personnes sont mortes mardi en Ukraine dans des bombardements russes et 11 ont péri la veille au cours d’une salve nocturne qui a fortement endommagé un complexe religieux dans la capitale, Kiev, classé par l’Unesco au patrimoine mondial.