Comment garantir une action rapide sans y intégrer l’ensemble des services de secours ? Le groupe politique Rassemblement républicain des élus estrosistes a jeté un pavé dans la mare lors de l’assemblée départementale du 29 mai 2026.
Il réclame une meilleure interconnexion du futur hôtel des polices de Nice avec le service départemental d’incendie et de secours, Force 06 et le Samu.
Si l’enjeu d’une meilleure coordination de crise fait l’unanimité, le calendrier a fait grincer des dents.
Charles Ange Ginésy, président du Département, a piqué l’opposition estrosiste : « J’ai pris acte de cette proposition. Je regrette néanmoins que cette réflexion n’ait pas été engagée plus tôt, à une période où ce même groupe était également en responsabilité à la Ville de Nice et à la Métropole Nice Côte d’Azur. »

Malgré cette critique, le président du Département a calmé le jeu en affirmant que « la question de la coordination des secours et des moyens opérationnels est un sujet sérieux, déjà à l’étude au sein des services du Département ».
« La capacité des services à partager l’information »
Le 5 juin 2026, le conseil municipal de Nice a modifié une délibération pour mettre en avant la dimension partenariale et la contribution des acteurs départementaux du secours.
« Je constate que le débat que nous avons souhaité ouvrir au Département a été entendu », a salué David Clares, conseiller départemental estrosiste.
Pour lui, l’urgence du terrain prévaut désormais sur les clivages : « Les catastrophes naturelles, les événements climatiques extrêmes, les risques terroristes ou les grands rassemblements ne distinguent ni les compétences ni les collectivités. Dans ces moments-là, ce qui compte, c’est la capacité des services à partager l’information, à coordonner leurs moyens et à agir ensemble. »