Au moment de l’annonce dimanche 14 juin de la conclusion de l’accord préliminaire entre les Etats-Unis et l’Iran, tous les projecteurs étaient braqués vers le Pakistan. Les autorités pakistanaises ont habilement joué le rôle de médiateurs entre Washington et Téhéran. Mais un autre acteur a joué un rôle crucial, même s’il a fait preuve d’une grande discrétion : le Qatar.
Le richissime émirat du Golfe, en première ligne des représailles iraniennes, a déployé d’immenses efforts pour parvenir au « deal » censé être signé vendredi 19 juin en Suisse. « Le Qatar a été le fer de lance de cette idée d’un mémorandum d’entente qui doit sécuriser des objectifs à court terme, comme la réouverture du détroit d’Ormuz, et permettre de donner plus de marge pour une désescalade », rapporte Anna Jacobs Khalaf, chercheuse non-résidente à l’institut des Etats du Golfe arabe (Arab Gulf States Institute), basé à Washington.