Norvège: la princesse héritière Mette-Marit a subi une transplantation « réussie » des poumons

Si cette transplantation est un immense soulagement pour la famille royale, elle interroge néanmoins. Alors que certaines personnes doivent attendre des mois pour obtenir un organe, comment la princesse a-t-elle pu recevoir sa greffe si vite ? Y a-t-il eu un laisser-passer du fait de son statut royal ?

« C’est une bonne chose »

Avant même l’opération, les médecins de Mette-Marit avaient prévenu : pour accéder à un organe le critère n’est pas la notoriété mais l’urgence vitale. Ils avaient alors révélé que sans nouveaux poumons, la princesse n’avait plus qu’un an à vivre. Au moment de son inscription sur liste d’attente, huit personnes espéraient une transplantation similaire à travers la Norvège

La médiatisation du cas de la princesse a cependant eu un effet très net : en l’espace de dix jours, 6 000 nouvelles personnes ont demandé leur carte de donneurs à travers le pays. Interrogée par le média norvégien VG la Fondation pour le don d’organes reconnaît que « oui, ça a été rapide, il faut le dire. Mais c’est une bonne chose, cela signifie qu’ils ont trouvé les poumons qui lui convenaient, qu’ils sont arrivés rapidement et c’est bien. »

Mette-Marit attend une transplantation pulmonaire d’urgence pour survivre : « La royauté ne bénéficie d’aucun passe-droit »

Si les délais d’attente varient habituellement de cinq mois à un, il peut arriver qu’un donneur compatible soit trouvé bien plus tôt. L’état de Mette-Marit semblait par ailleurs particulièrement préoccupant, son mari renonçant même à la vie publique pour rester auprès d’elle. Un coup de chance donc, pour une princesse qui semblait jusqu’à présent en manquer cruellement.