À l’heure où l’intelligence artificielle gagne du terrain dans l’industrie du cinéma, l’acteur britannique estime que les artistes conservent un avantage décisif, les émotions qui restent hors de portée des algorithmes.
Alors que l’essor de l’intelligence artificielle générative alimente les débats à Hollywood, Tom Holland affiche une certaine sérénité quant à son avenir professionnel. Invité de l’émission espagnole El Hormiguero aux côtés de son épouse Zendaya, l’interprète de Spider-Man a livré sa vision de cette technologie. Selon lui, ses capacités progressent certes rapidement, sans pour autant menacer l’essence même du travail créatif.
« La créativité est à l’abri de l’IA car elle est liée à l’expérience humaine. Il est question d’émotions, il est question de compréhension mutuelle », a-t-il affirmé. Pour le comédien britannique, l’IA excelle dans le traitement des données mais se heurte à une limite fondamentale : l’absence d’émotions. « L’IA peut analyser des données, mais elle ne comprend pas les émotions humaines. Elle ne fait pas la différence entre la joie et la tristesse », a-t-il poursuivi.
Pour lui, cette incapacité à ressentir les émotions demeure un obstacle majeur au remplacement des artistes par les machines. « La manière dont les artistes peignent n’est pas une question de reproduction mais d’expression personnelle. L’IA n’a pas d’âme. »
Une industrie divisée face à l’essor de l’IA
Les déclarations de Tom Holland s’inscrivent dans un contexte où les usages de l’intelligence artificielle suscitent autant d’enthousiasme que d’inquiétudes dans le domaine artistique.
Plusieurs figures du cinéma ont récemment alerté sur les potentielles dérives de cette révolution technologique. Le réalisateur Guillermo del Toro met ainsi en garde contre une dégradation de la culture visuelle et cinématographique provoquée par une dépendance excessive aux outils automatisés.
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À l’inverse, certains professionnels défendent une approche plus pragmatique. Des personnalités comme Reese Witherspoon ou Sandra Bullock plaident pour une appropriation de ces technologies, tandis que Martin Scorsese a annoncé collaborer avec une société spécialisée afin d’exploiter l’IA pour enrichir la création cinématographique.