Aucun débordement ne devra être toléré, prévient Laurent Nuñez. Le ministre de l’Intérieur a demandé aux policiers et gendarmes d’intervenir systématiquement en cas de troubles à l’ordre public lors de la Fête de la musique dimanche 21 juin 2026.

Dans un télégramme daté du lundi 15 juin 2026 que l’AFP a pu consulter, le ministre de l’Intérieur mentionne les incidents récents survenus à l’occasion d’autres manifestations populaires. Dans ce contexte, il estime qu’il faut apporter une réponse ferme et proportionnée et de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser les troubles à l’ordre public.

« Violences urbaines »

La priorité sera donnée à l’interpellation des auteurs, ajoute-t-il. En 2025, 371 personnes (326 en 2024) avaient été interpellées, dont 89 à Paris. Treize membres des forces de l’ordre avaient été blessés (20 en 2024), 14 participants aux festivités l’avaient été grièvement et 1 477 légèrement.

Le ministre explique qu’en plus du risque terroriste inhérent à ce type de manifestation, cet événement est susceptible de générer une délinquance d’opportunité, visant les personnes ou les biens.

À LIRE AUSSI. Une centaine de personnes impliquées dans une rixe à la fête de la Musique

L’événement pourrait aussi être propice, estime-t-il, à un épisode de violences urbaines, notamment en fin de soirée. Il relève enfin un risque de débordement qui pourrait être amplifié dans le contexte de la Coupe du monde de football.

Les « piqûres sauvages »

L’édition 2025 de la Fête de la musique avait été marquée par des appels à attaquer et à piquer des femmes. En marge des festivités, plus d’une centaine de cas de piqûres sauvages ont été recensés partout en France, dont quinze à Nantes. Dans la semaine suivant l’événement estival, huit plaintes avaient été déposées en Loire-Atlantique.