Cette saison, l’Union Bordeaux-Bègles a rayonné en coupe d’Europe, en s’offrant une deuxième couronne consécutive après s’être notamment offert le scalp du Stade toulousain, pourtant ultra-dominateur dans son cadre domestique. La Section Paloise a été l’une des attractions d’un Top 14, où les remontées du Racing 92, du Stade rochelais et de Clermont – vaine, pour le coup -, ont tenu en haleine lors d’une fin de saison où le RCT s’est effondré.

Et le MHR et le Stade Français dans tout ça ? Peu de bruit mais une formidable régularité qui a conduit les Parisiens des portes de la Pro D2 la saison dernière à la troisième marche du podium cette année ; et les Héraultais en solide dauphin de Toulouse, s’offrant au passage les joies d’un succès en Challenge Cup. « Ce championnat est tellement dense qu’on ne peut pas se reposer sur une bonne saison, prévient Joan Caudullo, faiseur de miracle en chef du MHR. Il faut toujours se remettre en question. On est en demie, on va en profiter, mais en septembre, ce sera difficile. »

« Comme nous, Montpellier a connu des saisons compliquées et s’est construit avec un état d’esprit de revanche », détaille Paul Gabrillagues, 2e ligne du Stade Français. Un tempérament qui se retrouve dans leur jeu, bâti autour d’un gros paquet d’avants, agressif, discipliné et efficace. « Le MHR pratique peut-être un jeu plus direct que le nôtre », avance Yoan Tanga, 3e ligne parisien. Le bras de fer s’annonce donc terrible sur la pelouse du Vélodrome. « S’ils sont meilleurs que nous, tant mieux pour eux, mais nous sommes prêts à nous battre », annonce Caudullo. Au bout, il y aura une place au soleil, au Stade de France…