Il n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle 2027. Il n’a pas encore de programme détaillé à présenter. Ce sont donc des « convictions » pour l’avenir du pays que Raphaël Glucksmann est venu défendre à Rennes (Ille-et-Vilaine) vendredi soir. Avant de rejoindre Rouen (Seine-Maritime) samedi et d’y parler loisirs et départs en vacances.
À moins de dix mois du premier tour du scrutin national, « dans ce moment si particulier où la France se rencontre avec elle-même », le patron de Place publique promeut « une envie forte » : celle de bâtir « un destin commun, la fierté d’être Français, bien plus grands que ce que ne projette le Rassemblement national ».
« Hiérarchiser des priorités »
Pour y parvenir, l’eurodéputé voit « plusieurs laisses » à dénouer : énergétique, « nous dépendons trop de Trump, Poutine et Netanyahou quand nous faisons le plein d’essence » ; industrielle, « après le départ de nos usines, nous sommes devenus prisonniers de la Chine » ; technologique, « les plateformes étrangères déstructurent notre société. »
Autant de chantiers « majeurs » se dressant face au probable futur candidat. Mais si Raphaël Glucksmann dit vouloir les mener de front, il n’entend pas, pour autant, s’engager dans de fausses promesses : « Nous ne pourrons pas tout faire, tout de suite. Il nous faudra hiérarchiser des priorités et les expliquer ». Les deux plus urgentes à ses yeux : les finances et l’éducation.
Unité à gauche
« Nous n’aurons pas d’autres choix que de faire des économies et trouver d’autres sources de financement, en taxant notamment les super héritages, en faisant contribuer les plus riches ». Quant à l’école, « son état me désole : deux fois moins d’investissements qu’en Allemagne, des enseignants pas bien payés… L’unité nationale se construit d’abord par l’enseignement ».
Une unité que l’eurodéputé va surtout devoir sceller à gauche s’il veut peser dans la campagne. Les possibles candidatures de Bernard Cazeneuve, François Hollande, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier… rendent l’exercice périlleux. D’autant plus face à l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà pris une longueur d’avance.