RÉCIT – Elles vérifient les applis d’indice UV avant de s’exposer, peaufinent les marques de bronzage, sont expertes en autobronzant… 90 ans après la création de l’Ambre solaire et des congés payés, les 15-30 ans sont toujours en quête du hâle parfait.

Lorsque, ce dimanche de début mai, Julia annonce à sa fille, Madeleine, 16 ans, que finalement, ils ne déjeuneront pas en famille à la maison mais au restaurant, c’est le drame. « Il y a UV 6 entre 12h et 13h30! », lâche comme une bombe l’adolescente. «Et donc? l’interroge sa mère. Tu pourras toujours te faire bronzer à 15h…» Yeux au ciel, soupir sonore: «Non, l’indice sera retombé à 4.»

Le pire, témoigne la quadragénaire, c’est que cet après-midi-là, Madeleine a bel et bien refusé de se poser sur la chaise longue, car malgré le soleil rayonnant de ce début de printemps, «ça ne servait à rien.» En tout cas, pas à bronzer.

Un caprice d’adolescente? Émilie, 23 ans, fait déjà partie des actifs français: «Lors de nos pauses-café, avec mes collègues, nous regardons toujours l’indice UV  sur l’appli météo et s’il n’est pas assez élevé, on attend un peu pour sortir. J’ai même des amis qui ont installé les applications sunseat et jveuxdusoleil répertoriant les terrasses les mieux orientées avec…

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Le Figaro

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