Par

Hervé Pavageau

Publié le

21 juin 2026 à 8h30

Le souvenir est précis. Le mail est tombé à 14 h 26, début mai. Normal.

La nouvelle a été « la belle surprise de l’année, témoigne Jean-François Richard.

Quand le Hellfest Productions m’a annoncé que notre association était retenue, j’ai chialé comme un gamin. Tu penses à tous ces enfants. C’est comme ça que tu vibres.

Jean-François Richard, vice-président de l’association

Ces gamins auxquels pense le vice-président de Ô ma vie, ce sont les enfants du CHU de Nantes atteints de cancers, que l’association aide et accompagne en réalisant leur rêve. La structure, créée en 2006, a été sélectionnée par le festival de métal de Clisson pour être l’une des associations caritatives bénéficiaires des dons « cashless », le surplus d’argent sur les bracelets des festivaliers.

Plus de 910 rêves réalisés en 20 ans

Et en 20 ans, l’association, basée à Vertou, en a créé de beaux souvenirs.

« On vient de dépasser les 910 rêves individuels », précise le vice-président qui vit à Gorges.

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Ces rêves, qui vont d’une rencontre avec Thomas Pesquet à un vol en hélicoptère, de séances de relooking ou d’une construction de cabane sur mesure, créent des souvenirs durables et indispensables pour l’enfant et sa famille.

Pour fonctionner, Ô ma vie a besoin de 60 000-70 000 € par an.

De quoi concrétiser entre 60 et 70 rêves, dont le coût moyen plafonne autour de 900 €. 85 % de ce budget (mécénat d’entreprises, événements solidaires, dons…) est fléché vers la réalisation des rêves des enfants.

Le reste finance les frais de fonctionnement de l’association, qui n’a pas de salarié : « location du local, site Internet… communication… », tient à préciser Jean-François Richard.

Le fait d’avoir été retenu par le Hellfest 2026 est donc un sacré cadeau pour une association qui fonctionne entièrement au bénévolat (une trentaine de personnes actives). L’an dernier, le Hellfest avait remis « 80 000 € à quatre associations retenues », rappelle le vice-président.

Si les dons suivent la tendance des années précédentes, l’association pourrait récolter environ 20 000 . « Ce qui représente 20 rêves d’enfants et pratiquement un tiers » du budget annuel de l’association.

« Les gens font partie d’un puzzle chez nous »

L’objectif de l’association dépasse le simple divertissement.

L’action aide l’enfant à « sortir de son carcan de la maladie » en se focalisant sur un projet personnel positif. Ces rêves, l’association, reconnue d’intérêt général, les trouve dans une boîte posée au CHU de Nantes, où deux bénévoles tiennent une permanence chaque mercredi. Les enfants proposent trois souhaits, et l’association s’efforce de réaliser le premier.

La dimension humaine et les liens se tissent parfois sur le long terme.

Exemple avec Nicolas, un enfant dont Ô ma vie a réalisé le rêve il y a quatre ans et qui, désormais en stage à 16 ans à Nantes, vient loger chez le vice-président.

Cette continuité prouve que l’engagement ne s’arrête pas à l’accomplissement du vœu de l’enfant.

Les gens font partie d’un puzzle chez nous… Des relations se créent et perdurent.

Jean-François Richard, vice-président de l’association

À noter que l’association du Vignoble nantais vient de recevoir une deuxième belle surprise.

Ô ma vie fait partie des douze associations retenues par le Collectif nantais.

Cinq ans après sa création autour du FC Nantes, le Collectif nantais a fini son aventure en reversant les gains de ses placements financiers à douze associations locales, dont Ô ma vie, association qui a obtenu 10 000 €. 

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