Pendant la réalisation de cet inventaire écologique, les cinq étudiants ont été encadrés par leur enseignant technique Stéphane Guérif et accompagnés par Bastien Bachelier, chargé de mission du patrimoine arboré à Carquefou. De février à mai, ils ont mené des inventaires naturalistes afin d’améliorer la connaissance de la biodiversité présente dans cet espace boisé classé.
Une biodiversité très riche malgré
un environnement urbain
Leur étude porte notamment sur les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, la flore ainsi que sur certains groupes faunistiques spécifiques et protégés, comme les insectes saproxyliques et les chauves-souris. L’ensemble des données collectées a été analysé et des pistes de suivi et de gestion adaptées de ce site naturel ont été proposées.
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Les arbres « bio » au cœur du projet
Une attention particulière a été portée aux « arbres bio », remarquables pour leur intérêt écologique. Souvent âgés, porteurs de microhabitats naturels, (cavités, fissures, loge de pic, champignons), ils constituent des refuges pour de nombreuses espèces animales et représentent un indicateur précieux de la qualité écologique du milieu forestier. Et pourtant…
Il s’agit souvent d’arbres abîmés, constitués souvent de simples troncs ou de quelques branches, qui n’en restent pas moins de formidables habitats pour la biodiversité ! Mieux identifier ces arbres permet de les préserver dans le temps afin de favoriser le maintien de la biodiversité qu’ils abritent.
Un patrimoine naturel à protéger
Les inventaires réalisés ont mis en évidence une biodiversité particulièrement riche malgré un environnement urbain fortement marqué. Oiseaux nicheurs, amphibiens, reptiles, flore variée et nombreux arbres biologiques témoignent de l’intérêt écologique du site. Cette richesse s’explique notamment par la diversité de milieux et d’une gestion forestière peu interventionniste ayant favorisé le développement de peuplements matures (chêne et hêtre). Toutefois, plusieurs facteurs fragilisent cet équilibre, comme la prolifération du laurier palme, la fréquentation non encadrée du public ou encore la présence du ragondin sur certaines zones humides.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la charte de l’arbre et le futur renouvellement du plan de gestion du bois de Maubreuil. Les préconisations issues de cette étude viendront enrichir les réflexions menées par la Ville pour préserver durablement ce patrimoine naturel.
Pour plus d’information : contact@cadredevie@mairie-carquefou.fr