Le 23 juin 2016, les électeurs britanniques se prononçaient pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Après de longues négociations, ce vote s’est concrétisé par le retrait effectif de Londres, le 31 janvier 2020.

Quels ont été les effets du Brexit sur l’économie ?

Si ses conséquences se sont fait sentir dans toute l’Europe, c’est surtout au Royaume-Uni que le Brexit a nui “considérablement” à l’économie, pour citer le Premier ministre Keir Starmer. Fin 2025, des économistes britanniques ont estimé que le PIB par habitant était inférieur de 6 % à 8 % à ce qu’il aurait été sans Brexit. David Smith, journaliste économique au Sunday Times, relève que le produit intérieur brut a augmenté de 12 % entre 2016 et 2026, soit autant qu’en France, alors que la croissance britannique avait été nettement supérieure à la française de 1993 à 2016 (66 % contre 47 %, en cumulé).

Dans un contexte d’incertitudes, les investissements ont chuté : en 2025, ils étaient de 12 % à 18 % plus bas que ce qu’ils auraient été sans Brexit, selon les chercheurs cités plus haut. Les exportations de biens ont nettement reculé – de près de 15 % depuis 2019 –, en raison notamment de la fin de l’accès de Londres au marché unique, note The Economist, et la sortie de l’union douanière a nui au commerce avec les pays de l’UE. Ce qui a causé une hausse des prix, notamment des biens alimentaires.

“Il y a trop de facteurs externes à prendre en compte”, tempère toutefois The Spectator, la période post-2016 ayant été marquée par la pandémie de Covid-19, l’invasion de l’Ukraine et la guerre en Iran. Le magazine conservateur (et pro-Brexit) rappelle que la croissance annuelle du PIB réel par habitant britannique avait baissé après 1973, année de l’adhésion à la Communauté économique européenne (CEE), mais aussi du premier choc pétrolier.

Quels changements pour les déplacements ?

La libre circulation a cessé en 2021. Londres a mis en place un système d’immigration à points, et les citoyens de l’UE souhaitant travailler, étudier ou s’installer outre-Manche ont depuis besoin d’un visa. Les ressortissants irlandais et les Européens installés avant 2021 bénéficient d’un régime spécial. Les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visas pour un court séjour mais il leur faut une autorisation électronique de voyage (ETA). Quant aux Britanniques, ils doivent se conformer au système d’entrée-sortie (EES) dans l’espace Schengen, avec un séjour limité à quatre-vingt-dix jours sur une période de cent quatre-vingt jours.

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