Face à la chaleur, on se lève tôt, pose Victor Laforêt, producteur de plantes aromatiques et médicinales à Guiclan, dans le Finistère, au sein de la ferme Les bonnes herbes de Kerlaoudet. Ce mardi 23 juin 2026, le thermomètre affiche 37 °C à 16 h. Pas question d’aller faire la cueillette sous cette chaleur. Alors, le paysan de 40 ans adapte ses horaires, autant que possible, pour répondre présent dans cette période où son activité connaît un pic.
Jongler entre la cueillette, les horaires de l’école…
Dès 5 h 30 ou 6 h, Victor Laforêt est debout, et commence la cueillette. Il note : Il y a encore un peu d’humidité le matin. Bleuet, menthe, basilic, lavande… Genoux dans la terre, en effet, chez lui, tout est en plein champ, il s’affaire environ deux ou trois heures, selon les températures. Il faut aussi amener sa fille de 5 ans à l’école.
L’après-midi, ses activités sont aussi guidées par la météo. L’agriculteur se met à l’ombre, entre 12 h et 14 h, je fais des sachets de tisanes avec mes plantes, de la comptabilité s’il y a besoin, détaille-t-il. Il peut aussi faire un peu de tracteur. Ce jour-là, il doit aussi composer avec la présence de sa fille, dont l’école a fermé dès le midi, en raison de la forte chaleur. Jusqu’à présent, ses plants ont souffert un peu, mais ça va. La quadragénaire a repris l’exploitation il y a un peu moins d’un an et peut profiter des bandes enherbées, pour limiter les dégâts de la chaleur. Ça a été bien pensé. Pour les plants les plus fragiles, il paille, pour être tranquille.
« Je sens que je suis moins efficace »
Tout au long de la journée, Victor Laforêt fait attention à bien s’hydrater. Lorsque le soleil baisse et que les températures diminuent un peu, il retourne parfois à la cueillette. Malgré tout, je vais moins vite en fin de journée, je sens que je suis moins efficace.
Durant les prochains jours, l’agriculteur devra continuer à composer avec ces conditions météo exceptionnelles, et faire preuve de bon sens paysan, conclut-il.